24 juillet 2008
Ca continue de bouger en Chine
Et personne n'en parle. Il faut aller sur des sites spécialisés pour trouver des infos à ce sujet. Et pourtant depuis le tremblement de terre du 12 mai dernier, les répliques de cette amplitude sont régulières.
"NINGQIANG, province du Shaanxi, 24 juillet (Xinhua) -- Une réplique mesurant 5,6 degrés sur l'échelle de Richter a secoué la région entre le district de Ningqiang dans la province du Shaanxi (nord-ouest) et le district de Qingchuan dans la province du Sichuan (sud-ouest), blessant cinq personnes tôt jeudi."
(source: french.xinhuanet.com)
23 juillet 2008
Rupture conventionnelle : urgent d'attendre !
Depuis le 19 juillet dernier, date de parution des décrets, la super nouvelle procédure qui pourtant existait déjà dite de "rupture conventionnelle" prévue par la loi du 12 juin 2008 est à présent applicable.
Un conseil : pas de précipitation !
D'une part on nous présente comme une innovation une possibilité qui n'est pas nouvelle: il a toujours été possible de rompre un contrat de travail d'un commun accord sauf que les employeurs n'en étaient pas friands vu que le salarié avait ensuite toute lattitude pour demander en justice la requalification en licenciement sans cause réelle et sérieuse.
La seule différence est qu'avec la nouvelle procédure, le salarié n'a plus que 12 mois à compter de la date d'homologation de la convention pour saisir de justice au lieu de 30 ans auparavant. Après l'employeur peut dormir tranquille.
D'autre part et SURTOUT, la convention UNEDIC d'assurance chômage n'ayant toujours pas été actualisée, l'administration pourra refuser les ASSEDIC au salarié, alors qu'on avait agité cette carotte pour valoriser cette procédure aux yeux des salariés.
Donc prudence.
En l'attente d'une modification de la convention UNEDIC, il faut absolument privilégier un licenciement suivi d'une transaction. Cette méthode reste la plus sécurisante pour le salarié qui souhaite négocier son départ.
Autres caractéristiques principales de la "rupture conventionnelle":
- ça paraît peut-être évident, mais il faut l'accord des DEUX parties. Pas d'emballement donc pour les salariés en situation difficile au sein de leur entreprise qui voyaient dans cette procédure la porte de sortie royale, sans démission et avec allocation chômage à la clef: il faut bien comprendre que l'employeur n'est pas tenu d'accepter.
- un ou deux entretiens préalables sans formalisme particulier pour se mettre d'accord.
- assistance possible pour le salarié et pour l'employeur également mais seulement si le salarié se fait lui-même assister. Chaque partie doit prévenir l'autre.
- faculté de rétractation de chaque partie pendant 15 jours calendaires (c'est à dire en comptant les samedis, dimanches et jours fériés).
- homologation de la convention par l'administration qui a 15 jours ouvrables cette fois-ci (hors we et jours fériés) pour instruire le dossier.
- indemnités au moins égales à l'indemnité légale.
- pas de préavis.
09 juillet 2008
Bon à savoir
Les téléphones portables émettent des ondes qui pénêtrent le corps humain de façon inégale selon les modèles. Les constructeurs sont tenus d'indiquer le Débit d'Absorbtion Spécifique (DAS) de l'appareil dans la documentation commerciale.
DAS exprimés en Watt par Kilogramme.
Les 10 valeurs les plus basses :
| MARQUE | Modèle | DAS en W/kg | Source |
| LG | L343i | 0,12 | BOUYGUES |
| LG | S5200 | 0,12 | BOUYGUES |
| SAMSUNG | SGH X830 | 0,12 | BOUYGUES |
| LG | 5300 | 0,16 | SFR |
| SONY ERICSSON | Z600 | 0,16 | SFR |
| LG | M6100 | 0,19 | BOUYGUES |
| SAMSUNG | SGH G800 | 0,19 | BOUYGUES |
| QTEK | 9090 | 0,2 | BOUYGUES |
| SAMSUNG | SGH X700 | 0,2 | BOUYGUES |
| LG | KE520 | 0,232 | ORANGE |
Les 10 valeurs les plus élevées :
| MARQUE | Modèle | DAS en W/kg | Source |
| SONY ERICSSON | K770i | 1,69 | BOUYGUES |
| SIEMENS | C72V | 1,65 | SFR |
| ERICSSON | T68 | 1,49 | SFR |
| SONY ERICSSON | W880i | 1,45 | BOUYGUES - ORANGE - SFR |
| SAGEM | SG343i | 1,44 | BOUYGUES |
| SONY ERICSSON | T65 | 1,42 | BOUYGUES |
| ALCATEL | One Touch E221 | 1,4 | ORANGE |
| PANASONIC | GD90 | 1,37 | SFR |
| SENDO | SV663 | 1,37 | SFR |
| MOTOROLA | L6i | 1,36 | BOUYGUES |
Cette liste est compilée à partir des données publiées par les opérateurs français (Orange, SFR, Bouygues).
Pour voir le tableau complet, c'est ici.
Voir également un autre article sur ce sujet que j'avais mis sur mon blog il y a quelques temps.
Les études les plus récentes qui incluent des utilisations de téléphone portable pendant plus de 10 ans montrent une association probable avec certaines tumeurs bénignes (neurinomes du nerf acoustique) et certains cancers du cerveau, plus marquée du coté d’utilisation de l’appareil.
Dans l’attente de données définitives portant sur des périodes d’observations prolongées, les résultats existants imposent que l’on fasse part aux utilisateurs des mesures les plus importantes de précaution comme l’ont aussi suggéré plusieurs rapports nationaux et internationaux.
Ces mesures sont aussi importantes pour les personnes qui sont déjà atteintes d’un cancer afin d’éviter toute influence extérieure qui pourrait contribuer à la progression de leur maladie.
- 1. N’autorisez pas les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d’urgence. En effet, les organes en développement (du foetus ou de l’enfant) sont les plus sensibles à l’influence possible de l’exposition aux champs électromagnétiques.
- 2. Lors de vos communications, essayez autant que possible de maintenir le téléphone à distance du corps. Dès que possible, utilisez le mode « haut-parleur », ou un kit mains libres, ou une oreillette bluetooth.
- 3. Restez à distance d’une personne en communication, et évitez d’utiliser votre téléphone portable dans des lieux publics comme le métro, le train ou le busoù vous exposez passivement vos voisins proches au champ électromagnétique de votre appareil.
- 4. Evitez le plus possible de porter un téléphone mobile sur vous, même en veille. Ne pas le laisser à proximité de votre corps la nuit (sous l’oreiller ou sur la table de nuit) et particulièrement dans le cas des femmes enceintes – ou alors le mettre en mode « avion » ou « hors ligne/off line » qui a l’effet de couper les émissions électromagnétiques.
- 5. Si vous devez le porter sur vous, assurez vous que la face « clavier » soit dirigée vers votre corps et la face « antenne » (puissance maximale du champ) vers l’extérieur.
- 6. N’utilisez votre téléphone portable que pour établir le contact ou pour des conversations de quelques minutes seulement (les effets biologiques sont directement liés à la durée d’exposition). Il est préférable de rappeler ensuite d’un téléphone fixe filaire (et non d’un téléphone sans fil --DECT-- qui utilise une technologie à micro-ondes apparentée à celle des portables).
- 7. Quand vous utilisez votre téléphone portable, changez de côté régulièrement, et avant de mettre le téléphone portable contre l’oreille, attendez que votre correspondant ait décroché (baisse de la puissance du champ électromagnétique émis).
- 8. Evitez d’utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides comme en voiture ou en train (augmentation maximale et automatique de la puissance lors des tentatives de raccordement à une nouvelle antenne relais ou à une antenne distante)
- 9. Communiquez par SMS plutôt que par téléphone (limite la durée d’exposition et la proximité du corps).
- 10. Choisissez un appareil avec le DAS le plus bas possible par rapport à vos besoins (le « Débit d’Absorption Spécifique » mesure la puissance absorbée par le corps). Voir le classement des DAS des téléphones contemporains ci-dessus.
Vous pouvez lire l'article en entier ici.
07 juillet 2008
Démotivés , démotivés !
(Pour lire l’article en entier et regarder les vidéos sur Rue89: Travailleurs, travailleuses, il va falloir se démotiver)
Selon le philosophe Guillaume Paoli, la motivation est devenue le Graal des entreprises: aux salariés de ne pas se faire piéger.
Le monde occidental est-il à la veille d'une nouvelle révolution ? En refermant "Eloge de la démotivation", cette question prend une nouvelle tournure. Depuis des années, Guillaume Paoli, philosophe exilé en Allemagne, s'interroge sur le monde du travail. Celui où l'on perd son âme, à force de désillusions. Propos noirs, mais pas sans pertinence où l'auteur démontre qu'il faut "mettre les freins".
Il faut attendre la 80e page avant d'être convaincu que, décidément, cette plongée dans l'univers de la "démotivation" est un exercice périlleux mais nécessaire. Périlleux, parce que sa description est très analytique et fractionnée... pas toujours facile à suivre.
En résumé, le monde du travail d'aujourd'hui est confronté à l'impérieux besoin de canaliser la "motivation" des salariés. Faute de quoi, l'entreprise est condamnée à terminer sa course au cimetière des "marchés".
Dans une économie où cette logique des "marchés" est omniprésente, la motivation conduit en fait les travailleurs à simuler. Lettre de motivation simulée, comportement de travail simulé, implication simulée... la "motivation" est "pervertie" explique le jeune philosophe français.
La deuxième partie du livre montre que cette vision de l'univers économique est nécessaire. A quoi ? D'abord à mettre des mots sur un "malaise", un "mal-être" au travail, apparu depuis quelques années. Paoli développe une analogie éclairante avec les mécanismes de la toxicomanie: l'addiction dont souffre les cadres motivés se manifeste de plusieurs manières. Pour le meilleur et le pire: les cas de suicide au travail relèvent aussi de cette catégorie, estime l'écrivain.
Que faire? "Je n'ai pas de solution", prévient Guillaume Paoli, sinon de préconiser une "prise de recul". L'autre enjeu, à l'échelle collective, est ce "développement non maîtrisé" qui "nous mène tout droit vers le mur". Comment articuler les deux dimensions ? Là encore, pas de réponse toute faite pour le "poseur de questions".
Un des commentaires figurant sous l’article qui m’a bien fait rire :
Par kanes85
15H09 27/04/2008
Bonjours à tous
C'est chouette la motivation :
Il y a quelques années, une de mes connaissances briguait un poste de "technicien de surface"
Je met entre guillemets pour ne pas dire homme de ménage car j'adore la langue de bois qui veut qu'un chat soit un "felin domestique".
Bref, on lui demandait une lettre de motivation.
Je lui ai dit qu'il fallait qu'il écrive qu'il adorait nettoyer les chiottes, surtout ceux d'une université qui sont top deg tous les jours et qu'il n'a jamais eu d'autre envie de toute sa vie. Que tout petit déjà, il passait sont temps à ripoliner les gogues chez ses géniteurs et que c'est pour ça qu'après avoir fait un bac + 3 et être arrivé à l'âge fatidique de 50 ans, avoir été licencié pour cause de délocalisation et avoir subi 2 ans de chômage sans retrouver le travail pour lequel il avait bêtement fait des études, il s'est subitement rappelé de son amour pour le nettoyage et que c'est pour ça qu'il demandait, à genoux, de lui octroyer ce merveilleux privilège de nettoyer la merde de ceux qui faisaient aujourd'hui leurs études pour, peut être, le remplacer dans quelques années.
Il m'a dit qu'il pouvait pas écrire ça !
Pourquoi puisqu'il lui était impossible de dire que c'était alimentaire et qu'il en avait tout simplement besoin ?
Motivation vous avez dit ?...
03 juillet 2008
Ingrid Bétancourt
Bravo à la Colombie et à son président pour la libération d'Ingrid Bétancourt, et par pitié qu'on ne vienne pas nous prendre le chou avec le rôle joué par la France et son chtit, parce que là je mordrai, moi qui suis pourtant si bien élevée.
Comme toujours l’essentiel est invisible pour les yeux et c'est un patient travail d'infiltration de l'armée colombienne qui a permis la réussite de cette opération. Que le nain médiatique en prenne de la graine ! Bah oui certaines situations réclament davantage que le l’esbrouffe ou la ronde des singes qui se frappent la poitrine sous les projecteurs pour des résultats… inexistants. Un travail d'équipe, il dit Sarko 1er ? Oui lui il est surtout venu roder après avoir flairé le cadavre (d'ailleurs c'est marrant il a l'air plutôt debout le cadavre en puissance qu'on nous décrivait il y a peu).
Dans les cas vitaux que fait-on ? De la diplomatie ? Croyez-vous ? On sait bien que l’art de la diplomatie c’est de repousser les problèmes jusqu’à ce qu’ils se règlent d’eux-mêmes (c'est pas de moi mais c’est bien dit). Quand l’enjeu est primordial, quand l’essentiel est de REGLER un problème et non de DONNER L’APPARENCE au reste du monde qu’on s'en préoccupe, on n’assoit pas une bande de gugus autour d’une table pour qu’ils se fassent des ronds de jambe en voyageant et s’empiffrant aux frais du contribuable.
Non, on agit en fonction de la réalité telle qu’elle est, et en prise directe avec elle, on la regarde, on la pénètre (non non ça devient pas érotique, quoique), bref on ne cherche pas à faire un COUP au vu et au su de tous, on agit dans l'humilité et la discrétion, en prenant le temps et les risques nécessaires et avec une volonté autrement plus puissante qu'un sarko impuissant qui agite ses petits bras potelés en criant "bébé veut !" (ou qui fait le forcing avec ses avions téléguidés) .Y a pas de miracles, rien que des intentions et leur matérialisation…
Bon retour à Ingrid Bétancourt et que cette incroyable épreuve lui donne encore plus de force pour avancer dans sa vie.
QUELQUES UNS DE LIBRES AUJOURD'HUI MAIS COMBIEN ENCORE DANS LA JUNGLE QUI NE BENEFICIENT PAS DE CETTE COUVERTURE MEDIATIQUE ?
01 juillet 2008
On n'arrête pas le progrès
Dans leur étude publiée lundi, Judith Capper, chercheuse à l'Université Cornell (New York, nord-est) et principal auteur, souligne que la production de lait à grande échelle requiert de vastes superficies de cultures et d'importantes sources d'énergie pour produire les aliments nécessaires au bétail.
"Généraliser le recours au complément d'hormone de croissance dans la nourriture des vaches laitières permettrait d'améliorer la durabilité de la production tout en réduisant la contribution de cette industrie à l'acidification de l'eau, la prolifération des algues et le réchauffement climatique", souligne Judith Capper.
Oh en voilà une idée qu'elle est belle ! Il faut vite lui donner une médaille à celle là ! On dirait pas comme ça mais en fait c'est une démarche hautement écologique d'injecter des substances aux animaux et de bouffer des hormones synthétiques au ptit dej'. C'est bon pour la planète et pour l'humanité. Pas de raison qu'on n'avale pas ça, on fait bien avaler n'importe quoi aux bovins. Bon, pour les quelques sceptiques pas totalement enthousiastes, laissons parler les chiffres ! Ils ont toujours de très bons arguments :
"Cette recherche a montré que le fait de donner un complément d'hormone de croissance quotidien dans les aliments d'un million de vaches a permis de produire la même quantité de lait avec 157.000 moins d'animaux comparativement à un nombre similaire de bovins sans complément alimentaire de STH. Cette différence a permis l'économie de 491.000 tonnes de maïs et 158.000 tonnes de soja et la réduction de 2,3 millions tonnes d'aliments pour le bétail."
Ah oui dis donc, y a pas à dire, c'est franchement bandant toutes ces économies qu'on ferait ! Moi je propose quand même qu'on rajoute sur le tout une bonne rasade de Red Bull, je suis sûre que ça leur donnerai un bon coup de fouet à toutes ces pauvres bêtes et qu'elles nous feraient encore plus de bon lait frais avec moins de bouffe !
(source: Des vaches laitières "plus vertes" grâce aux hormones de croissance)
26 juin 2008
Dévoiement
Selon le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy se verra remettre, le 22 septembre prochain, le prix humanitaire par la fondation Elie Wiesel pour l’Humanité qui récompense, attention ça décoiffe, "des êtres exceptionnels qui ont consacré leur vie à combattre l’indifférence, l’intolérance et l’injustice".
Tout n'est peut-être qu'illusion mais là ça interroge quand même...
Le premier réflexe c'est de se dire que le nain pathologique a encore frappé, qu'il n'en pouvait plus d'astiquer sa médaille dorée avec un noeud rouge et que la fondation truc bidule a bien dû palper de la poche du bienfaiteur universel en échange de sa nouvelle béquille à l'ego (qui doit sûrement être indexé sur l'inflation contrairement à nos salaires).
Et puis, en réfléchissant, on se dit que le pire c'est peut-être... qu'elle y croit vraiment la fondation truc bidule à la signification de son prix machin chose... et qu'elle estime vraiment que Sarkozy oeuvre contre l’indifférence, l’intolérance et l’injustice, ou tout du moins qu'il est susceptible d'incarner un tel combat dans l'esprit d'un certain nombre de personnes.
Si dans les deux cas c'est pas la joie, dans le second c'est VRAIMENT très très inquiétant... Ca veut dire que les apparences même grossières font tout. Les idées et les valeurs exprimées ne s'appuient plus sur aucune substance et sont devenues uniquement un reflet déformé et même carrément inversé de ce que sont les choses en réalité. Ces idées et valeurs sont devenues de purs instruments de manipulation, donc au service d'un but mais dénuées de sens...
Et quand on perd le sens, on n'a plus rien.
Krishnamurti parle d'une crise exceptionnelle, absolument nouvelle, parce qu'elle ne concerne plus, comme les précédentes, l'exploitation des choses ou l'exploitation de l'homme, mais l'exploitation des idées, laquelle est bien plus dévastatrice. Nous connaissons aujourd'hui la puissance de la propagande. "L'homme n'est pas important; les idées, les systèmes, le sont. L'individu n'a aucune valeur. Nous pouvons détruire des millions d'hommes pour parvenir à nos fins, et celles-ci sont justifiées par des idées."
"Dans le monde entier nous justifions le meurtre comme moyen pour des fins morales, ce qui est sans précédent. Anciennement, le mal était reconnu comme mal et le meurtre comme meurtre mais l'assassinat d'individus ou de masses est justifié aujourd'hui parce que l'assassin, ou le groupe qu'il représente, affirment que c'est le moyen de parvenir à un résultat bénéfique pour l'humanité (...). En somme, nous affirmons que les moyens les plus faux peuvent produire des fins justes, et nous justifions ces moyens par l'idéation."
Lui n'est pas exceptionnel. Mais pas de doute, son orgueuil et sa capacité de nuisance, eux, sont hors du commun.
20 juin 2008
Modernoflexisécurité patronale
Dans une interview à «La Tribune», Jean-Cyril Spinetta, patron d’Air France, suggère de remettre en cause la hiérarchie qui fait que l’accord d’entreprise ne peut déroger à l’accord de branche qui lui-même ne peut déroger à la loi. Il propose aussi d’ouvrir la possibilité de faire évoluer y compris les contrats individuels de salariés par un accord majoritaire d’entreprise. (Tribune)
Moi je suggère de faire un autodafé avec le code du travail !
Au moins y aura un feu de joie et on pourra faire la fête ! MDR
19 juin 2008
Denis ROBERT
Denis ROBERT jette l’éponge. Je le comprends… Comment faire le poids indéfiniment face à un système qui vous broie ? Alors qu’on est un simple être humain, avec une vie à gérer et ses aléas par ailleurs et une capacité d’endurance et de résistance limitée. Ne pas présumer de ses forces et reconnaître ses limites, c’est aussi une preuve d’intelligence, parce que crever ne sert à rien. Arrive un moment où… on a fait ce qu’on pouvait, et c’est là l’essentiel, ça n’est jamais inutile, d’autres poursuivront la lutte qui est permanente, il n’y a pas le choix. Quel monde. Reste à digérer tout ça et à retrouver un peu de sérénité si possible. Bon courage à lui.
Un extrait de son dernier livre « une affaire personnelle » :
"Une des légendes (véhiculée par la presse) voudrait que les banquiers d’affaires ou les grands patrons de l’industrie investissent dans les médias ou l’édition pour aider des secteurs en crise sans arrière-pensée. Ils n’ont jamais dépensé un centime par altruisme ou parce qu’ils auraient la fibre journalistique. Ils font d’abord du business.
Posséder une télé, une radio ou un journal doit rapporter, aider à asseoir un pouvoir, permettre d’assurer la promotion d’un poulain, réguler le flux d’informations. Une démocratie s’asphyxie sans liberté d’informer. Il va falloir se creuser pour trouver des espaces et des moyens nouveaux. Il en existe sûrement. Un grand bourgeois en fin de règne ou en rupture de ban ? Un commando de journalistes sautant sur TF1 ? Une percée sur Internet ?
Le Canard enchaîné reste une exception et une réserve. Un peu comme le journal de la nuit sur France Télévisions. Il subsiste bien sûr des journalistes, nombreux, qui se bagarrent au quotidien à l’intérieur de leur rédaction, dans leur radio, leur news ou leur gratuit pour faire passer leurs sujets sur telle ou telle affaire, mais ils ressemblent de plus en plus à des Indiens. La génération qui arrive a besoin de bosser. La sélection à l’entrée des écoles de journalistes est aujourd’hui statistiquement plus difficile qu’en médecine. Plus de monde pour moins de places. Plus de pression et moins d’informations.
Bakchich, Rue89, MediaPart, les blogs, LaTéléLibre, des sites citoyens comme Agoravox : l’Internet fait bouger les lignes. Mais concernant les enquêtes au long cours, les liens entre finance et politique, nous sommes face à une Panzer division.
Le journalisme des années 1990, celui des affaires, est mort. En quinze petites années, à coups de démissions, de lâchetés, de peurs des procès, de reculades du corps judiciaire, de glissements progressifs vers l’anecdotique et le people, de paresse et de compromissions, nous avons creusé son tombeau. Reste à balancer la dernière pelletée de terre. Accomplir le geste discrètement. Sans fleurs ni couronnes.
L’époque est à la bluff-démocratie, informée par Bouygues et Dassault Aviation, supervisée par Bolloré et Endemol, noyautée par Decaux et Albert Frère, enveloppée par Pinault et Arnault, sponsorisée par la Société générale et Prada-France. Les hommes de pouvoir communiquent et occupent l’espace par leurres interposés. Mon enquête sur la multinationale apparaît anachronique dans ce paysage. Elle n’aurait pas dû être publiée sous forme de livre mais dans un journal.
Les journaux ou les télévisions n’ont plus les moyens, l’intérêt ou l’énergie pour financer et risquer ce type de travail. Quant aux éditeurs, l’aventure avec Laurent Beccaria tient davantage de l’inconscience (la bonne inconscience) que du plan raisonnable. Les procès qu’on nous fait, leur répétition, sont l’arme fatale des nouveaux censeurs. Bien que nous ayons raison sur le fond, je ne suis pas sûr aujourd’hui, connaissant les embûches et les pressions, que nous nous lancerions à nouveau avec le même entrain. Trop d’ennuis.
Quand j’expliquais à Joseph Gordilla que je ne devrais pas exister, c’était pour cette raison. Je suis un produit dérivé du système médiatique. Je n’ai pas choisi la marginalité. Autour de moi, les hommes et les règles ont glissé. Les journalistes installés ne me soutiennent pas car je les renvoie à leur suffisance, leur vacuité, leur démission devant l’ampleur de la tâche ou les pressions de la hiérarchie. Je n’ai rien à attendre d’eux et ils me le rendent bien. (...)
Mafia
Les mafieux ne touchent plus beaucoup aux armes, sauf pour en vendre aux pays en guerre. Les mafieux se sont coulés dans l’époque. Ils multiplient les passeports et les domiciliations. S’ils veulent éliminer un gêneur, ils sous-traitent. Il suffit de trouver le bon réseau et l’arme adéquate. Inutile de prévenir ou de menacer. Les vrais gêneurs n’ont pas le temps de voir venir la balle ou la bouffée de polonium.
Les vrais mafieux lisent le Financial Time ou le Wall Street Journal et descendent à l’Hôtel Royal de Luxembourg ou au Beau Rivage à Genève. Ils ne mangent pas de pâtes à Little Italy mais plutôt dans un Milanese food de Londres où on sert des spaghettis aux truffes dans des coupes à champagne. Ils se sont civilisés, policés, politisés. Ils achètent des clubs de football avec des copains traders ou des actions du CAC 40 parce que c’est plus clean. Sur Euronews, on exhibe parfois un mafieux en cavale, genre Bernardo Provenzano retrouvé dans une bergerie sicilienne. L’image achetée à la RAI doit être floue et sale, prise au petit matin si possible à Corleone - bien préciser au sud de Palerme. Le mafieux qui passera en boucle doit être spectaculaire et avoir le physique de l’emploi. Il doit être blafard, moustachu et la chevelure hirsute. Il faut lui trouver un surnom comme le boucher, énumérer la liste des dizaines de victimes égorgées et le montrer avec des menottes. L’image esquissera l’idée que les politiques et la police luttent efficacement contre le crime organisé, veillent sur nous et qu’il existe bien une frontière entre eux et nous. (...)
J’ai mis les pieds dans l’arrière-cuisine du village financier. J’ai compris le fonctionnement de ce bordel très policé. La multinationale à laquelle je me suis intéressé loue son savoir-faire et ses coffres-forts à toutes les banques de la planète. Elle offre, moyennant commissions, quantité de services. Elle prête de l’argent, investit, archive, cautionne. Avec l’électronique, il est très difficile d’en retrouver la trace. Des techniciens de la finance ont créé un outil complexe, subtil et performant, dont les règles de fonctionnement ne sont connues que des initiés. L’outil subtil des banquiers a permis la mondialisation financière. Il est un point aveugle de la finance mondiale. Une maison close où l’argent peut entrer, tranquillement, sans frapper. Et ressortir sans prévenir. Seuls quelques banquiers ont la clé. Pour entrer, il faut payer. L’abonnement est cher. On peut s’abonner directement, ou s’abonner chez un abonné, ou chez l’abonné d’un abonné d’un abonné. Ça marche en cascade. Chacun sa commission. Chacun ses fusibles.
Les chambres de compensations internationales sont les clés de voûte du capitalisme clandestin. De manière générale, une clé de voûte est un élément unique qui permet de maintenir la cohésion des multiples éléments l’entourant. Le capitalisme clandestin a pris le pas sur l’autre, qu’on pourrait appeler le capitalisme officiel. Ou la vitrine légale. Le but ultime du capitalisme, l’officiel comme le clandestin, reste la fabrication de profit destiné à une minorité de privilégiés. Il nous enchaîne et nous plie à son service. Refuser sa logique devient de plus en plus difficile. Surtout quand on est journaliste ou écrivain. Dès que vous résistez, le système vous marginalise puis, si vous résistez vraiment, cherche à vous briser."
15 juin 2008
L'incident
Comme souvent quand on se croit très malin et qu'on fait fi de tout et de tous au profit d'une ambition bien narcissique, c'est un grain de sable qui vient gripper la mécanique de nos désirs, sauf que là le grain de sable a la taille d'un pays. C’est balot ça, la ratification parlementaire n’était pas prévue dans la constitution irlandaise, on a été obligé de demander leur avis à tous ces marauds ! Et ben la réponse des marauds elle est claire : NON c’est NON, on n’en veut pas de ton torchon ! Quelle surprise !
Sarkozy, avec une tête de gamin déconfit à qui on vient de confisquer son joujou, nous dit qu’il veut maintenant éviter que l'"incident irlandais ne se transforme en crise".
Nicolas ! Be aware un peu ! 53,4 % des voix contre chez les seuls qu'on n'a pas pu museler ! C’est même plus que ce que tu as recueilli pour ton élection !
Alors au lieu d’essayer d'être aussi grandiose que ton copain Bush, commence déjà par enrayer la crise en France provoquée par l’incident Sarkozy.
(Bon maintenant y a plus qu’à attendre de voir comment ils vont essayer de contourner l’incident…)
















