Transition

hop hop hop

15 mai 2008

Le beauf complet

Rapporté par le Canard, et chiné sur le blog de Charlotte (Panier de crabe) , le bilan de Sarkozy à l'anniversaire de son élection:

« Je suis heureux parce que je suis président, j’ai de l’argent et une belle femme. »

Le pouvoir, le pognon, les gonzesses. Dans cet ordre. Et l’on va encore supporter ça quatre ans ?

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Dire oui, dire non

La lâcheté, c'est n'être pas d'accord, dans le fond, sans oser le dire. C'est laisser faire alors que l'on sent bien qu'il faudrait intervenir. La lâcheté est confortable, suivre et se taire est tujours plus facile que résister. Mais ça laisse un goût amer, en général. On peut être lâche face à l'autre ou face à soi-même, quand on s'est promis quelque chose et que l'on trouve toujours de bons prétextes pour oublier ou repousser !

Face à la lâcheté des petits "oui", ou du silence approbateur, tâchons donc de trouver en nous la force des grands NON. Non cela ne peut plus durer, non, franchement, j'ai bien réfléchi, je ne peux pas être d'accord. Ces refus là ont une grande force parce qu'ils sont patients et réfléchis. Ils engagent et débouchent sur l'action, même s'ils signifient aussi prendre un risque. Le refus de Gandhi a permis à des millions d'Indiens de dire non à la domination anglaise ! Mais je pense que toujours il n'y a pas de grands non avant de tous petits, et que l'on commence toujours pas là (non on ne peut pas remettre trois dossiers avant la fin de la semaine, non la baguette que je viens d'acheter est décidément pas assez cuite alors je la ramène ...!)

Pourquoi faut-il une loi qui punit le fait de battre les enfants ou d'abandonner les chiens au bord de la route ?! Parce que nous manquons de générosité et d'amour. Pour nous protéger de nous-mêmes. Car quand on aime, on sent bien ce qu'il convient de dire ou de taire, de faire ou non ! Quand on aime, on agit avec justesse, et c'est même à ça qu'on reconnait l'amour ! Mais dire non c'est parfois aussi désobéir en consience à une loi que l'on juge injuste.

Refuser demande du courage, surtout s'il faut pour cela s'opposer au plus grand nombre. A chacun de trouver en lui sa vérité. Et de la protéger. Etre prêt à tout pour être intégré, c'est souvent renoncer à ce que l'on est en profondeur. Mais franchement, celui qui se soucie d'abord de modeler son comportement sur les autres n'attire personne (ou quelques beaux manipulateurs!).

A chaque tournant, c'est oui ou c'est non. Ce qui est compliqué parce que c'est souvent les deux en même temps et pour de très bonnes raisons, mais il faut décider pourtant... on a le droit de se tromper et de faire marche arrière, en gérant au mieux les conséquences de nos erreurs, car on ne refait jamais le chemin, il faut faire avec ses choix ! l'essentiel au final: ne jamais accepter d'être forcé dans ce qui en nous se refuse. Il faut parfois bien des NON pour protéger de vrais OUI.

Mademoiselleouimaisnon

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C'est mignon ça

"Le hasard, c'est le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer"
Théophile Gautier

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14 mai 2008

L'homme de la situation !

Ce matin en allumant la radio dans ma voiture, je suis tombée sur Copé. N'étant pas directement exposée à la vision de sa mine réjouie de poupon benêt (intenable), j'ai réussi à l'écouter 5 minutes répondre vaillamment aux questions d'un journaliste  sur la rejet de la loi sur les OGM.  "En fait c'est tout bête, j'ai pas vu venir le coup", nous explique t-il ... Avant de poursuivre lorsqu'on lui demande où était la majorité: "Y avait du monde à l'assemblée, mais on était tous en commission... on prépare la réforme constitutionnelle !"

Donc si je comprends bien, il a été distrait le monsieur... emberlificoté dans leurs 36 chantiers de réformes, lui et ses ptits copains auraient-ils juste oublié qu'au parlement on sait jamais trop qui il y aura ni qui sera réveillé à l'heure du vote ?

Mais je suis mauvaise langue, shame on me, "y avait du monde" il nous dit Copé ! Alors quoi ? Si je continue d'essayer de bien comprendre, ils étaient là donc, mais en fait ils faisaient autre chose. Est-ce qu'il essaie de nous dire, le Copé, qu'il étaient là mais occupés à des problèmes autrement plus épiques que celui de faire passer cette merveilleuse loi concernant directement notre alimentation, notre santé et l'avenir de notre environnement ?

Faudrait ptêtre qu'ils accordent leurs pipeaux parce qu'à l'Elysée par contre, ils nous annoncent, avec le flegme de rigueur dans toute situation de crise: "Il est clair qu'il y a eu une erreur. C'est plus un problème de mobilisation qu'un problème de majorité. Il aurait fallu mobiliser plus les députés".

Alors, attention je me concentre: c'est pas un problème de majorité, mais c'est un problème de mobilisation de la majorité... hum... rajoutons quelques données: la majorité était bien là, elle n'est donc pas le problème, mais il aurait fallu mobiliser les députés pour qu'ils viennent, alors qu'ils étaient en commission...

Olala, ça se complique, et moi qui suis blonde, et en plus j'ai faim... allez il est temps de laisser Copé conclure, car notre homme ne fait pas seulement de beaux discours pleins de nuances, il a aussi l'esprit de synthèse :

"c'est désolant mais j'assume !"

affiche_campagne_cope

Mais jusqu'où ira t-il ? lol

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13 mai 2008

Pourquoi Sarko ne sera jamais Cyrano

Une petite réflexion intéressante sur les apparences, et au-delà...

(source: Petite philosophie grave et légère, Bertrand Vergely)

" Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer leur image à ceux qui s'y mirent", disait Jean Cocteau.

Subtile réflexion ! Les apparences ne sont pas ce que l'on croit. On les critique. On dit qu'elles ne sont rien. Si tel était le cas, on ne prendrait pas la peine de les condamner. On dit souvent de quelque chose qu'elle n'est rien, quand elle est quelque chose de gênant. On cherche ainsi à se prémunir.

Le propre de la séduction consiste à renvoyer à quelqu'un l'image qu'il attend. L'autre qui voit ce qu'il attend de voir ou qui entend ce qu'il attend d'entendre, croit se voir et s'entendre. Il oublie qu'on le trompe. Le danger du paraître réside là. En faisant apparaître à quelqu'un ce qu'il désire voir apparaître, il est possible de le manipuler à sa guise. Le paraître est donc dangereux, parce que le déguisement l'est. Ce danger vient de sa double face.

L'humanité grandit en se cultivant. Elle se cultive en refoulant la nature. Ainsi quand on est en conflit avec quelqu'un, on tâche d'y mettre les formes. On déguise ses intentions belliqueuses en "faisant part de sa surprise". On déclare "ne pas être insensible", pour dire que l'on aime. En se dédoublant pour déguiser ses intentions, on évite la brutalité des rapports. On crée aussi un risque. Une humanité artificielle peut naître. Imaginons que quelqu'un veuille toujours bien passer en société. Il ne se contentera pas de déguiser ses sentiments. Il les annihilera. Le résultat sera concluant. On l'invitera, et même, on le réinvitera.

"Paraître" veut dire donner le change, être ce que l'on n'est pas. Paraître veut dire également apparaître au grand jour, se manifester, devenir réel. On n'est plus dans l'apparence. On est dans l'apparition. L'intérieur vivant au point de devenir extérieur. Tout passe, lors de tels moments. Ce qui pourrait donner l'impression de transgresser les limites de la société, ne choque pas. En faisant surgir l'humanité dans la société et non contre elle, elle rend service à cette dernière. Elle la délivre, en lui donnant une clef.

Un désir, une colère sont brutaux, quand ils expriment la tyrannie d'un individu. On les respecte, quand, soumis à la vie, c'est celle-ci qui parle en eux. Cela sonne juste.

Il existe une société d'homme vivants. La société des hommes sociaux l'etouffe souvent, jusqu'à ce qu'un libérateur, comme Cyrano de Bergerac dans la pièce d'Edmond Rostand, survienne en enseignant qu'il existe des colères nécessaires, parce que vivantes.

"Moi, dit-il, c'est moralement que j'ai mes élégances.
Je ne m'attife pas ainsi qu'une freluquet.
Mais je suis plus soigné si je suis moins coquet."

On pardonne tout à Cyrano. On le remercie d'exister. Il n'est pas comme il faut. Il est vrai. Il n'a pas d'éducation. Il a du panache !

Cyrano_1_

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12 mai 2008

Ca vous tente ?

On lisait dernièrement que l'Agence Spatiale Européenne lançait pour la première fois depuis 16 ans un recrutement... d'astronautes. Et ceci vraissemblablement dans l'optique du projet d'exploration humaine sur Mars, projet qui existe dans les cartons de toutes les agences spatiales. Et on nous le dit tout de go, les conditions de recrutement sont rigoureuses, alors... il ne faut pas trop rêver les mecs ! Rêver ? Oui c'est certes très romantique de s'envoler vers les étoiles, et super excitant de s'apprêter à incarner Han Solo dans Star Wars, mais... voilà quand même quelques pistes de réflexion pour permettre à chacun de se demander si ce genre de truc le fait vraiment rêver. Moi j'ai envie de dire: c'est comme pour les guerres, il faut bien motiver les troupes........
En tout cas, q
ue les chômeurs se rassurent, si on le leur propose, ils ne seront pas obligés d'accepter, c'est à plus de 2 heures (aller-retour) de chez eux !

TerMars

(Source: Science & Vie, mai 2008 -
Mission vers Mars, 3 ans d'angoisse dans l'espace par Mathieu Grousson, p 113)

3 ans coupés de tout et confinés dans une boîte de conserve pour un voyage de millions de km peut-être sans retour: voilà les conditions auxquelles devront être préparées psychologiquement les membres de la future expédition vers Mars. De quoi soulever des inquiétudes quant aux possibles "pétages de plomb" !

Un groupe d'astronautes sera t-il jamais prêt pour un tel voyage ? Marc Heppener, de l'Agence Spacial Européenne (ESA) le rappelle: "La question de la psychologie des astronautes est aujourd'hui la moins connue".

On trouve cependant quelques exemple de dérapage dans les annales de la conquête spatiale. Telle cette mission soviétique Soyouz d'une quinzaine de jours en orbite, avortée à cause d'une mésentente entre les deux astronautes embarqués. Ou cet essai de confinement au sol de 240 jours mené dans les environs de Moscou en 1999, durant lequel un Russe éméché s'en prit violemment à une Canadienne (...).

"Dans une situation de stress, explique Elisabeth Rosnet, au Laboratoire de psychologie appliquée Stress et société, à Reims, les individus ont des réactions qu'ils n'auraient jamais dans la vie de tous les jours".

En clair, le problème du comportement humain, c'est son imprévisibilité.

Premier problème: l'isolement. C'est à dire plus de famille, plus d'amis et, surtout, très peu de dérivatifs à la sphère professionnelle, avec une marge d'initiative très faible en raison d'un pilotage permanent du sol. On se retrouve donc dans la situation d'astronautes bardés de diplômes réduits à accomplir des tâches... de robots. De plus, "l'isolement d'un individu par rapport à son univers habituel limite les possibilités d'estime de soi", explique Elisabeth Rosnet.

Que faire également dans le cas d'un drame personnel comme le décès d'un proche ou des problèmes de couple ? Faudra t-il cacher l'information ? N'en livrer qu'une version édulcorée ?

Deuxième problème: le confinement. Obligation de vivre en permanence sous le regard des autres, ce qui n'est pas sans rappeler l'univers carcéral. Pour Jean-Pierre Haigneré, astronaute français, "il faut malgré tout arriver à s'organiser de telle manière que chacun ait son propre espace. Les gens le traversent, mais vous y installez vos affaires et il est entendu qu'ils n'y touchent pas. Cet espace sert à méditer, réfléchir, et pratiquer vos activités extraprofessionnelles". Mouais...

Troisième problème: L'activité. "Cela peut être terrible, indique Elisabeth Rosnet, car moins on a de choses à faire, plus on a de temps pour penser. Et des choses peuvent ressurgir qui agissent négativement sur le mental." Car dans les missions d'aussi longue durée, les astronautes sont souvent sous-occupés et disposent de beaucoup de temps libre pour... méditer ? contempler l'espace ? tourner en rond ? N'oublions pas que le voyage dure plusieurs années....

Quatrième problème: le multiculturalisme, souvent inhérent aux missions extrêmes. Il n'est pas sans causer au quotidien de petites incompréhensions, pouvant venir grossir le stress collectif. Un exemple, tiré de l'hivernage à Concordia, la station antarctique franco-italienne, durant la dernière coupe du monde de football: alors que les Français ont pour habitude de regarder les matchs en les commentant abondamment, les italiens préfèrent le silence... Cela n'a l'air de rien, mais dans des conditions extrêmes...

Autre question: faut-il prévoir une équipe mixte ? Elisabeth Rosnet, décidément pleine de bon sens, indique qu'un "couple né dans l'espace, ce peut être très bien si les deux étaient célibataires avant le décollage, et si cela ne crée pas de rivalité au sein de l'équipage. Mais que faire en cas de séparation pendant la mission ? Dans la vie de tous les jours, on peut toujours cesser de se voir; Là, c'est plus difficile !"

La question de l'autonomie sera quant à elle abordée courant 2009, lorsque six cobayes volontaires seront enfermés dans un similivaisseau martien dans le banlieu de Moscou, pendant 520 jours, dans le cadre de l'expérience Mars 500, à l'initiative de l'agence spatiale russe Roscosmos et de l'ESA. Quatre russes et deux européens devraient prendre place au sein d'un espace clos de 200 m2 dépourvu de fenêtres. Pour tester les réactions, les communications entre la "capsule" et l'extérieur prendront le même temps qu'entre la Terre et Mars: 20 minutes.

Et s'il y a un problème, combien de temps pour le rapatriement ? "Il faut compter six mois pour retrouver la bonne orbite autour de la planète rouge et s'extraire de son attraction, puis neuf mois pour revenir", explique Antonio Guell, médecin au Centre national d'études spatiales, avant de conclure: "Cela pose problème."

On se demande également si un type ne pourrait pas devenir fou en voyant la Terre depuis Mars, telle une étoile quelconque dans le ciel. "Depuis Mars, la Terre est petite au point que si on ne sait pas où elle est, on ne peut pas la trouver ! Or on n'a aucune idée de ce que cela signifie pour quelqu'un d'être à ce point coupé de chez lui..."

Jean-Pierre Haigneré nous explique enfin l'essentiel qu'on commençait cependant à subodorer en lisant ces lignes: "un voyage martien nécessitera des individus qui auront le sens du sacrifice. Avant de partir, ils devront être passionnés et motivés au point d'accepter que le prix à payer sera peut-être de ne pas revenir. Pour ce genre d'aventure, il faut une relation particulière à la vie, impliquant qu'il est plus important de réaliser un objectif que de la protéger à tout prix. J'admets que ce n'est pas une approche très contemporaine..."

Alors, des héros volontaires pour la grande aventure ?

Posté par TendrePoison à 11:17 - Insolite - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mai 2008

Un comique qui s'ignore

Affaire de la suppression des RTT chez Peugeot sous la menace d'une délocalisation.

Le secrétaire d’État à l’emploi, Laurent Wauquiez, estime que sur le principe, « le fait de dire que l’on préfère garder les emplois que les RTT me semble plutôt quelque chose de bon sens » ! Et d’ajouter sans rire : « Mais attention à ce que cela ne devienne pas un chantage. »

(Source: libération.fr)

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07 mai 2008

Les "Prédateurs" existent... il faut s'en protéger !

Extraits de la préface du livre " Ponérologie politique " d’Andrew Lobaczewski, dont les 50 premières pages sont disponibles sur le blog Panier de crabes. Des passages qui aident à mettre des mots sur des sensations.

Souvent on essaie d'appliquer une grille de lecture de nos propres comportements et de nos propres émotions à quelque chose qui est fait d'une nature différente. Ce décalage se sent, une sorte de malaise, mais objectivement dans un premier temps, impossible d'avoir une certitude, et impossible de définir vraiment le truc qui cloche. Ca se sent. Ca ne s'intellectualise pas. Il ne faut pas chercher à intellectualiser et c'est souvent l'erreur commise. Essayer de comprendre quelque chose qui crée une dissonance en soi, alors que cette dissonance à elle-seule devrait nous alerter et nous faire décamper sans demander notre reste ! Ce que ferait n'importe quel animal. Mais nous n'avons plus d'instinct, nous ne savons plus reconnaître IMMEDIATEMENT une situation de danger ! Au lieu de ça, on tergiverse, on attend, et fait des compromis avec l'essentiel ! DANGER !!

" Les psychopathies, telles qu’à l’origine conçues par Cleckley (1941), ne sont pas limitées à des actes illégaux, mais elles englobent des caractéristiques de personnalité telles que la manipulation, l’insincérité, l’égocentrisme et l’absence de sentiment de culpabilité – caractéristiques clairement présentes chez les criminels, mais aussi chez des conjoints, des parents, des patrons, des avocats, des politiciens, et des directeurs de sociétés pour n’en énumérer que quelques uns (Bursten, 1973; Stewart, 1991).
Notre propre étude de la présence de psychopathies au sein d’une population universitaire a montré que sans doute 5% au moins de cet échantillon pouvaient être considérés comme psychopathes, et que la grande majorité de ces psychopathes est masculine (plus d’un homme sur dix par rapport à environ une femme sur cent). Vues de cette façon, les psychopathies peuvent être considérées comme .... impliquant une tendance à la domination et à la froideur. Wiggins (1995) dans son résumé des nombreuses découvertes faites jusque là... indique que ces individus sont prompts à la colère et à l’irritation, et ont tendance à exploiter leur entourage. Ils sont arrogants, manipulateurs, cyniques, exhibitionnistes, amateurs de sensations fortes, machiavéliques, revanchards, et en recherche de leur propre profit. En ce qui concerne leurs modèles d’échanges sociaux (Foa & Foa, 1974), ils s’attribuent à eux-mêmes amour et importance, se voient comme très estimables et importants, mais n’accordent ni amour ni importance aux autres, qu’ils voient d’ailleurs comme sans valeur ni importance."
(Salekin, Trobst, Krioukova: (2001) "Construct Validity of Psychopathy in a Community Sample: A Nomological Net Approach" in Journal of Personality Disorders)

"L'hypothèse fondamentale de Cleckley est que le psychopathe souffre d'un déficit affectif profond et incurable. S'il ressent vraiment quelque chose, ce sont des émotions très superficielles. Il est capable de faire tout ce qu'il veut selon son caprice du moment parce que des conséquences qui rempliraient de honte, de dégoût de soi, d'embarras, un homme ordinaire, n'affecte simplement pas du tout le psychopathe. Ce qui pour d'autres serait horreur ou désastre n'est pour lui qu'un inconvenient passager."

" Pour Hervé Cleckley, les psychopathes sont des humains à tous égards, sauf qu'il leur manque une âme. Cette absence de "qualité d'âme" fait d'eux des machines très efficaces. Ils peuvent écrire des ouvrages savants, utiliser le discours de l'émotion, mais avec le temps, on constate que leurs paroles ne correspondent pas à leurs actes. Ce sont des gens qui peuvent clamer à tout va qu'ils sont anéantis par le chagrin et qui vont se rendre à une soirée mondaine "pour oublier". Le problème, c'est qu'ils oublient vraiment..."

" Adrew Lobaczewski aborde le problème des psychopathes et de leur contribution extrêmement significative aux maux macrosociaux de notre société, ainsi que leur aptitude à se conduire comme des éminences grises à l’arrière-plan de notre société. Il est très important de garder à l’esprit que cette influence provient d’un segment relativement réduit de l’humanité. 90 % des humains ne sont pas des psychopathes.
Mais ces 90 % de gens normaux savent que quelque chose va de travers ! Mais ils ne parviennent pas à l’identifier, à mettre le doigt dessus ; et à cause de cela ils pensent qu’ils ne peuvent rien y faire ou que c’est la volonté de Dieu de punir le genre humain.
Ce qui se passe en fait, c’est que quand 90 % d’humains tombent dans l’état d’esprit décrit par Lobaczewski, les psychopathes, semblables à de violents éléments pathogènes dans le corps, frappent aux points faibles et toute la société est plongée dans des conditions qui toujours et inévitablement conduisent à l’horreur et à la tragédie sur très grande échelle. Le film, The Matrix, a fait vibrer une corde très profonde dans la société parce qu’il mettait le doigt sur le piège mécanique dans lequel sont tombés tant de gens, et dont ils sont incapables de sortir parce qu’ils croient qu’autour d’eux, tout ceux qui ressemblent à des humains sont vraiment comme eux émotionnellement, spirituellement, etc.
Pour donner un exemple de la manière dont les psychopathes peuvent directement affecter la société dans son ensemble, voyez: ‘l’argument légal’ tel qu’expliqué par Robert Canup dans son livre The Socially Adept Psychopath6. L’argument légal semble être à la base de notre société. Nous croyons que l’argument légal est un système avancé de justice. C’est en fait un truc très malin qui a été imposé en douce aux gens normaux par des psychopathes pour avoir le dessus. Voyez plutôt: l’argument légal n’est pas autre chose que de voir qui sera le plus malin à profiter de la structure en place pour convaincre un groupe de gens de quelque chose. Parce que ce système d’argument légal a été mis en place lentement comme un élément de notre culture, quand il envahit notre vie personnelle nous ne le reconnaissons plus immédiatement en général. Mais voici comment cela fonctionne: les humains ont été accoutumés à supposer que les autres humains font le bien et sont bons et justes et honnêtes (ou du moins s’y essaient). C’est ainsi que, très souvent, nous ne prenons pas le temps de nous appliquer à déterminer si une personne apparue dans notre vie est vraiment une "bonne personne". Lorsqu’un conflit survient, nous supposons automatiquement que dans tout conflit une des parties a raison au moins en partie, que l’autre partie a elle aussi raison en partie, et qu’il est possible de reconnaître quelle partie a le plus raison ou le plus tort. Du fait de notre soumission à des facteurs d’"arguments légaux’, quand une dispute s’élève nous pensons automatiquement que la vérité se trouve quelque part entre les deux extrêmes. Dans ce cas, il est utile d’appliquer un peu de logique mathématique au problème de l’argument légal.
Supposons que lors d’une querelle une des parties est innocente, honnête, et dit la vérité. Il est évident que le mensonge ne profite pas à l’innocent; quel mensonge peut-il proférer? S’il est vraiment innocent, le seul mensonge qu’il peut commettre c’est de faire une fausse confession: "c’est moi qui l’ai fait". Mais le mensonge profite bien au menteur. Il peut déclarer: "ce n’est pas moi qui l’ai fait" et accuser quelqu’un d’autre du forfait, pendant que l’innocent continue à affirmer: "ce n’est pas moi qui l’ai fait", ce qui est la vérité.
Quand elle est déformée par des menteurs habiles, la vérité peut toujours mettre un innocent dans une mauvaise position, particulièrement quand l’innocent est honnête et reconnaît ses erreurs. L’hypothèse que la vérité se trouve entre les témoignages des deux parties fait toujours glisser l’avantage vers la partie qui ment, et non vers celle qui dit la vérité. Dans la plupart des circonstances, ce glissement, ajouté au fait que la vérité sera aussi déformée de manière à porter préjudice à la personne innocente, donne toujours l’avantage aux menteurs: des psychopathes. Même le simple fait de témoigner sous serment est une farce inutile. Si quelqu’un est un menteur, prêter serment ne signifie rien pour une telle personne. Cependant, prêter serment est important pour un témoin sérieux et loyal. Mais une fois encore, l’avantage est du côté des menteurs. "

"Oh bien sûr! Ils peuvent imiter des sentiments, mais les seuls vrais sentiments qu'ils semblent éprouver (ce qui les pousse vraiment et les fait agir différemment selon les effets à produire) c'est une sorte de "faim prédatoriale" pour ce qu'ils convoitent. C'est à dire qu'ils "ressentent" le besoin/désir comme étant de l'amour, et lorsque leur besoin/désir n'est pas comblé, ils décrivent cela comme n'étant "pas aimés". En outre, cette perspective besoin/désir suppose que seul la "faim" du psychopathe est réelle, et que tout ce qui se trouve en dehors de ce psychopathe n'est pas réel, sauf dans la mesure où cet "en-dehors" peut être assimilé au  psychopathe comme une sorte de nourriture. "Est-ce que cela peut être utilisé ou apporter quelque chose ?" Voilà la seule préoccupation du psychopathe. Tout le reste est soumis à cette pulsion.
Pour résumer, le psychopathe est un prédateur."

Posté par TendrePoison à 22:34 - Sagesses - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Antidote Démocratique

Voici un échange de mails et lettres ouvertes savoureux que l'auteur a publié sur son propre blog et qu’il m'a autorisée à reproduire ici.

Je remercie pas Martin, mais en tout cas moi j'ai bien ri ! :)

Je vous laisse apprécier, et vous conseille également d'aller visiter son blog : Antidote Démocratique Antisarkozy.

Petite parenthèse pour vous signaler au passage l'en-tête du blog de Fillon (oui oui il a un blog) qui vaut également son pesant de cacahouètes :



" LA FRANCE PEUT SUPPORTER LA VERITE"
(Oui mais alors lui on le supporte plus...)


MAIL INITIAL :

De : Jacky DEVAUX [mailto:jacky.devaux067@orange.fr]
Envoyé : jeudi 10 avril 2008 20:42
À : fhollande@assemblee-nationale.fr
Cc : fhostalier@assemblee-nationale.fr; francoise.hostalier@wanadoo.fr; francoisehostalier@ump59.org; ...

Objet : Une scène sado-maso, sur le Blog du Premier Ministre de la France, il faut le voir pour le croire...

A l'aimable attention, des Députés dont les noms commencent par H, de la majorité Présidentielle, de l'indispensable opposition.

Cher Madame, cher Monsieur,

J’ignore les motivations, qui vous ont poussé à « embrasser » une carrière politique, je ne doute pas qu’elles sont respectables…

En ce qui me concerne, mon engagement actif, contre la politique de Nicolas Sarkozy, que je juge « nuisible » pour les français ordinaires, est motivé par une expérience professionnelle scandaleuse, subie dans une entreprise appartenant à son meilleur ami Martin Bouygues, qui de mon point de vue est comme lui, un « tribun » qui ne tient pas ses promesses…

Je vous prie donc, pour votre information d’élu (e), de prendre connaissance des dernières brèves du Blog: « Antidote Démocratique Antisarkozy » dont lien ci-dessous, qui entend sensibiliser les citoyens ordinaires, entre autres, aux contraintes économiques désastreuses, auxquelles ils doivent s'attendre, avec Monsieur Sarkozy et son gouvernement...

http://rpubliquejetaime.typepad.fr/antidote_dmocratique_anti/ 

Pour terminer, je vous invite à visiter régulièrement ce Blog, qui va être très actif dans la contestation démocratique d'ici à 2012, qui va œuvrer, pour que les vérités « trappées » par les médias dominants (Bouygues, Lagardère, Dassault, etc.), soient véhiculées sur le net, parviennent jusque dans les cerveaux des français ...

Il est à noter, que ce Blog ( Antidote Démocratique Antisarkozy) bien que récent, est déjà visité par plusieurs centaines d’internautes par jour, qu’il est relayé par de nombreux sites « amis » comme ci-dessous, que d’ici à 2012, il sera vu et connu, par au minimum des centaines de milliers d'électeurs…

http://cozop.com/antidote_democratique_antisarkozy

http://www.wikio.fr/more/politique/partis_politiques/ump/isabelle_balkanystart=15&count=15&sort=0

Courtoisement

Jacky Devaux

Gsm : .. .. .. .. ..

jacky.devaux067@orange.fr 

PS : - les destinataires de ce mail, sont des personnalités publiques, si mes écrits ne les intéressent pas, que les destinataires « importunés » les détruisent, ou configurent leur boites de réception, de manière à ne plus les recevoir (en respectant les lois bien entendu !).

- il est à noter, que la présente sera publiée sur mon Blog...


REPONSE :

From: Françoise Hostalier
To: 'Jacky DEVAUX'
Sent: Thursday, April 10, 2008 10:19 PM
Subject: RE: Une scène sado-maso, sur le Blog du Premier Ministre de la France, il faut le voir pour le croire...

Je vous serais très obligée de bien vouloir ne plus m’envoyer ce genre de mails, notamment sur ma boîte personnelle. Merci donc de m’enlever de votre mail-liste.

Cordialement.

Françoise Hostalier


10 avril 2008: 1er LETTRE OUVERTE

Lettre ouverte à l’attention de Madame Françoise Hostalier, Député UMP du Nord (15ème) :

Madame le Député, J’ai bien pris note, que vous ne voulez plus recevoir mon « information citoyenne » (voir ci-dessous), ce que vous m’avez aimablement notifié par mail hier (voir ci-dessous)…

Il va de soi que je me plierai à votre demande, vous ne recevrez donc plus aucune correspondance de ma part, ni sur votre boite personnelle, ni sur votre adresse à l’Assemblée Nationale (je précise toutefois, que si vous communiquez au public des adresses mails, c’est probablement pour que les citoyens, dont moi-même, les utilisent…).

Je note que vous êtes membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, qu’en outre, vous êtes Inspecteur Général de l’éducation nationale de profession…

Il me semble, que vous êtes très bien placé culturellement parlant, pour comme moi, vous scandaliser, que sur le Blog de Monsieur François Fillon, Premier Ministre de notre belle France, un commentaire, outrancier pour votre respectable adversaire politique François Hollande, appuyé par une photo, représentant des « pratiques déviantes », aient été publiés, en réaction à la motion de censure de l’opposition, s’affichent à la vue de tout le monde, depuis le 09/04/08

Certes les Blogs sont un espace de liberté (cela n’empêche pas Monsieur Yves Jego de poursuivre un Blogeur en justice, dans le but de museler la contestation démocratique, de faire taire la légitime opposition républicaine au capitalisme que « vous » représentez…), toutefois, un Premier Ministre, son Blog, se doivent d’être exemplaire, qu’il s’en serve pour faire la propagande de son mouvement, c’est de bonne guerre, mais des photos à la limite de la « pornographie », n’ont rien à y faire, je pense que vous en conviendrez…

En conséquence, je vous demande solennellement, de faire remonter cette information auprès de vos instances de l’UMP, afin qu’au plus vite, le commentaire désobligeant pour Monsieur François Hollande, et cette photo déplacée, « ignoble » dans le contexte, soit retirés du Blog du Premier Ministre de la France.

Dans cette attente, Je vous prie, d’agréer Madame le Député, l’expression de ma considération distinguée.

Jacky Devaux 

PS : par honnêteté je vous informe que je communique copie de la présente aux médias.

11 avril 2008 : 2e LETTRE OUVERTE

Lettre ouverte de remerciements, à Madame Françoise Hostalier, Député UMP du Nord (15ème), grâce à qui peut être, le Blog de François Fillon, a retrouvé l’honneur qui lui sied :

----- Original Message -----

From: Jacky DEVAUX
To: fhostalier@assemblee-nationale.fr ; francoise.hostalier@wanadoo.fr ; francoisehostalier@ump59.org
Cc: fhollande@assemblee-nationale.fr
Sent: Friday, April 11, 2008 5:49 PM

Subject: Deuxième réponse aimable au Député Françoise Hostalier.

Madame le Député,

Je ne sais si c'est vous qu'il faut remercier, ou un des nombreux médias, que j'avais interpellé par mails (j'ai contacté plus de 100 gens de presse ! ), à cause du commentaire, et de la photo « scandaleuse » qui l’accompagnait, sur le Blog du Premier Ministre, Monsieur François Fillon, qui s’est empressé d’avertir qui de droit, toujours est il, qu’il ont été retirés

A mon grand étonnement, en lieux et place, du commentaire qui a été supprimé, c’est un de mes propres billets (démocratiquement anti-Sarkozy) qui a été publié, comprendra qui peut …

http://www.blog-fillon.com/article-18575662-6.html#anchorComment 

Dans l’expectative, je vous remercie tout de même de vos bons offices…

Pour terminer, ne pas oublier de penser, de dire : Merci Martin, Merci Martin...

Courtoisement.

Jacky Devaux 

Gsm : .. .. .. .. ..

jacky.devaux067@orange.fr 

http://rpubliquejetaime.typepad.fr/antidote_dmocratique_anti/ 

PS : - Pour la bonne règle, je mets Monsieur François Hollande en copie de cette correspondance, puisqu'il est concerné…

- Il va de soi, que j’avais pris la peine de « capturer » le commentaire initial, ainsi que la photo, afin que l’on ne puisse pas m’accuser d’affabuler…

- Sauf si vous me répondez, vous n'aurez plus à me lire...

- Il est possible que la présente soit publiée sur mon Blog.


1er mai 2008 : 3e LETTRE OUVERTE

Lettre ouverte à l’attention de Madame Françoise Hostalier, Député UMP du Nord (15ème), pour « sauver l’honneur » de Ségolène Royal, leader PS :

- Madame le Député, je me vois dans l’obligation, de vous mettre à contribution une deuxième fois, il en va à nouveau de l’image de marque du Blogeur Fillon, qui est aussi ne l’oublions pas Premier Ministre

A la suite de ma première requête, qui concernait un commentaire désobligeant à l’égard de François Hollande, vous avez été d’une efficacité remarquable (1), je veux croire, qu’il en sera de même, pour faire retirer un commentaire qui dénigre Ségolène Royal (2)…

En effet, il est parfaitement inadmissible, que sur le Blog du chef du gouvernement, on lise un commentaire, qui accuse Madame Royal d’avoir payé ses collaboratrices « en liquide », de les avoir fait travailler « au noir »…

Outre que cette « affaire » sent le piège politique à plein nez (ses accusatrices ont rejoint l’UMP, le camp adversaire, l’une d’elle a écrit un livre à charge contre Ségolène Royal son ancien employeur…), dans aucun document du jugement, dans aucune déclaration des intéressés, il n’est fait mention de tels coupables délits…

Les déclarations grotesques de Jean Pierre Raffarin, qui dans le Parisien, et sur Rmc Info, a « assimilé » Ségolène Royal, à une « délinquante sociale », a demandé sa démission, prouvent qu’il pourrait redevenir Premier Ministre, de Sarkozy, il ne manque pas d’air, comme son chef de file, il ne recule devant aucune « énormité »…

Il faut sans doute lui rafraîchir la mémoire, ainsi qu’à d’autres, comme à Patrick Devedjian (Ségolène Royal agit comme le pire des patrons !) avec quelques faits dont les médias ne parlent jamais, et pour cause, entre autres, que le meilleur ami de Nicolas Sarkozy est Martin Bouygues, que Bouygues c’est cela, confirmé par cela, ou encore cela, et beaucoup d’autres choses, qu’une des nombreuses victimes de la fameuse « éducation Bouygues » que je suis, va révéler (3)...

En conclusion, Madame le Député Hostalier, je vous prie de vous employer à nouveau, afin que ce commentaire « diffamatoire » à l’égard de Madame Ségolène Royal, soit retiré dans les plus brefs délais, du Blog : « La France peut supporter la vérité », à cet instant (1ER mai à 10H58), ce commentaire n°10, y est toujours visible, et ce depuis le 13/04/08 à 19 : 41 : 12…

(1) Le commentaire et la photo « douteuse » (de cul !) qui l’accompagnait, ont été retirés

(2) Bien envoyé.

Il a un truc que je ne m'explique pas, c'est le silence des médias sur le procès en appel perdu par S. Royal.

Comme si tout cela avait été étouffé dans l'oeuf.

C'est bizarre, car c'est tout de même une condamnation définitive alors qu'elle a payé en argent liquide au noir voire sous payé lorsqu'elle n'oubliait tout simplement pas de le faire deux assistantes.

A part M devedjian st son fameux "Mme Royal, c'est travailler plus pour gagner rien" , personne n'en a parlé.

C'est un peu fou, non ?

commentaire n° : 10 posté par : Gilles le: 13/04/2008 19:41:12

(3) Un livre est en attente de trouver l’éditeur qui convient pour faire un succès….


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06 mai 2008

La phrase qui tue 2

«La présomption de culpabilité est due à des éléments matériels» a indiqué Jean-Claude Marin, Procureur de Paris, en parlant de Bruno Cholet, suspect n° 1 dans l'affaire du meurtre de Susanna Zetterberg.

(Source: Libération.fr)

La suppression de la "présomption d'innoncence"... au programme des réformes ??

Posté par TendrePoison à 19:19 - La phrase qui tue - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mai 2008

La phrase qui tue

«On a emmené les Français sur le terrain idéologique que nous souhaitions» se félicite le premier ministre qui dresse le bilan après un an de présidence de Nicolas Sarkozy.

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Quelques mots pour bien démarrer la journée

"Si je suis resté à travers tout révolté, lucide, éveillé, allergique au fric gagné au mépris de tout, c'est parce que j'ai toujours pensé à échapper au monotone laborieux de tous les jours. Que je ne suis jamais entré dans un bureau sans me demander comment m'en échapper. Que j'ai toujours refusé des boulots rentables, mais accaparants, au profit de travaux minables, mais peu obsédants. Parce que j'ai refusé toute forme de responsabilité dans le travail. Parce que j'ai toujours considéré mes patrons, même les plus humains - les paternalistes, les pires - comme des exploiteurs professionnels et des gardiens de taule à contrer. Et aussi et surtout, parce que le superflu m'a toujours paru le sel de la vie et que seuls les charmes de l'inutile peuvent vous aider à supporter les horreurs de l'indispensable quotidien."


Jacques Sternberg (Vivre en survivant, p.13, Éd. Tchou)

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04 mai 2008

Pour se protéger, connaître les règles du jeu

 

Suite à la lecture ce matin sur le blog Sarkobasta d’un article racontant les mésaventures d’une blogueuse ayant rapporté sur son site les condamantions dont à fait l’objet un élu et ayant été priée par ce dernier de retirer sa publication sous menace de poursuites en diffamation (blog de Cixi-Hélène), voici un petit résumé des principales armes susceptibles d’être utilisées contre les blogueurs et quelques pistes pour leur permettre de se protéger. 

connaitrelesregles


SUR LE DROIT A L'IMAGE ET LA PROTECTION DE LA VIE PRIVEE

Principe : la reproduction et la diffusion de l’image ou de la vidéo d’une personne doivent respecter les principes issus du droit à l’image et du droit de la vie privée.

Le droit à l’image : permet à toute personne des s’opposer à la reproduction et à la diffusion de son image sur quelque support que ce soit, sans son autorisation expresse (donc écrite) et suffisamment précise (modalités et finalité de l’autorisation). La diffusion de l’image ou de la vidéo d’une personne sur un site web doit normalement respecter ces principes.

Dans le cas d’images prises dans les lieux publics, seule l’autorisation des personnes qui sont isolées et reconnaissables est nécessaire.

Cependant, lorsque la capture de l’image d’une personne a été accomplie au vu et au su de l’intéressée sans qu’elle s’y soit opposée et alors qu’elle était en mesure de le faire, le consentement de celle-ci est présumé.

Sanctions : 1 an d’emprisonnement et 45.000 € d’amende (article 226-1 du code pénal)

La protection de la vie privée : mêmes sanctions lorsqu’il est porté atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui en fixant, enregistrant ou transmettant l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé, sans son consentement.Est également puni d’un an emprisonnement et de 15 000€ d’amende (article 226-8 du code pénal) le fait de publier, par quelque voie que ce soit, le montage réalisé avec l’image d’une personne sans son consentement, s’il n’apparaît pas à l’évidence qu’il s’agit d’un montage ou s’il n’en est pas expressément fait mention.

Ces garanties sont complétées par les données de la loi " informatique et libertés" :

L’image d’une personne est une donnée à caractère personnel dès lors qu’elle se rapporte à une personne identifiée ou identifiable. Le traitement informatique de cette donnée (numérisation, diffusion à partit d’un site web, etc.) doit donc s’effectuer dans le respect de la loi "informatique et libertés" dont voici les grands principes (souce : site CNIL) :

- ne concerne pas l’exercice d’activités purement personnelles ou domestiques. Ex : la photographie d’un parent ou d’un ami par un appareil photographique numérique ou par un téléphone portable et la diffusion de cette image par courrier électronique, par MMS à un nombre limité de correspondants ou par l’intermédiaire d’un site web dont l’accès est restreint, ne rentrent pas dans le champ de compétence de la CNIL.

- ne concerne pas la photographie et la publication de photographies de personnes identifiables aux seules fins de journalisme ou d’expression artistique (sauf modifications dans la seule mesure où ces exceptions s’avèrent nécessaires pour concilier le droit à la vie privée avec les règles régissant la liberté d’expression).

- application dans tous les autres cas (diffusion de l’image d’une personne par l’intermédiaire d’un site web ouvert au public par exemple) et conduit le responsable du traitement à informer les personnes dont les images sont utilisées de son identité, de la finalité du traitement (diffusion de son image sur un intranet, sur internet, etc.), des personnes destinataires des images et de l’existence d’un droit d’accès et de rectification.

- à toute personne physique a le droit de s’opposer, pour des motifs légitimes, à ce que des données à caractère personnel la concernant fassent l’objet d’un traitement. Ainsi, une personne qui contesterait, par exemple, la diffusion de son image par un site web pourrait s’adresser soit au juge en s’appuyant sur les principes du droit à l’image (obligation de recueil du consentement), soit à la CNIL, après avoir, en application du droit d’opposition, demandé sans succès l’arrêt de cette diffusion au responsable du site.

SUR LA DIFFAMATION

La diffamation se définit par " toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé ".

Voici les 5 éléments qui la constituent :

- Une allégation ou une imputation

Cette atteinte à l’honneur peut par exemple être constituée par le fait d’ imputer à une personne des manquements à la probité, des infractions pénales, des comportements moralement inadmissibles.
La notion d’allégation signifie reprendre, répéter ou reproduire des propos ou des écrits attribués à des tiers et contenant des imputations diffamatoires, même sans citer les sources avec précision ou sans attribuer les propos à une personne déterminée (Cass. Crim., 5 janvier 1950) : " il se dit dans les milieux bien informés que… " ; "tout le monde sait que… ".
La notion d’imputation revient à affirmer personnellement un fait en prenant la responsabilité du propos.

- Un fait déterminé

L’imputation ou l’allégation doit porter sur un fait précis (ce qui permet de distinguer la diffamation de l’injure qui se définit comme " toute expression outrageante, terme de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait ").
Le fait d'indiquer ce fait en employant la forme interrogative, négative, conditionnelle ou dubitative ou bien encore une antiphrase n'affranchit pas du délit de diffamation.

- Une atteinte à l’honneur ou à la considération

Cette atteinte à l'honneur peut par exemple être constituée par le fait d'imputer à une personne des manquements à la probité, des infractions pénales, des comportements moralement inadmissibles.

Dans le cas de figure où l’on rapporte une décision de justice, attention à ne pas dénaturer ou exagérer le contenu de cette décision. Voici par exemple le cas d’un élu municipal, qui a été condamné avec sursis et à une amende pour recel d’abus de biens et dont les agissements avaient été rapportés en ces termes sur des tracs: "vol de la communauté à plusieurs reprises".
La Cour de cassation a considéré que cette accusation de " vol de la communauté à plusieurs reprises " procèdait d’une dénaturation de la portée et du contenu du jugement, lequel contenait comme motif de la condamnation de l’élu concerné " le fait d’avoir, courant 1996, bénéficié gratuitement pour lui et les membres de sa famille des prestations d’un garagiste et de fournitures de carburants réglées par le dirigeant d’une société de nettoyage en échange notamment d’informations sur des marchés publics de la commune ". Il a donc été considéré qu’il s’agissait de propos diffamatoires qui portaient atteinte à l’honneur et à la considération de l’élu en lui imputant délibérément des faits inexacts sous couvert d’informer la population locale d’une condamnation pénale infligée à un de ses élus.
(Source : Cass. Crim., 30 mars 2005, n°03-84621)

- Une personne ou un corps diffamé(e)

La diffamation sanctionne des imputations visant précisément des personnes physiques ou morales (en les nommant donc expressément).
La diffamation est aussi punissable si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont l’identité est rendue possible par les termes des discours ou écrits. Cette identification se fait alors à l’aide d’éléments tirés du support matériel de la diffamation. Ainsi, une personne désignée par " on " a pu être identifiée par le contexte comme étant l’adversaire politique du diffamateur (Cass. Crim., 6 octobre1992).

- Une publicité

La publicité donnée aux imputations ou allégations diffamatoires constitue un élément du délit. Elle peut se faire par paroles, écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images, et d’une façon plus générale tout support de l’écrit, de la parole et de l’image et tout moyen de communication électronique. Ce critère suppose des paroles prononcées ou des écrits vendus, distribués ou exposés dans les lieux ou réunions publics. Ainsi, il y a publicité lorsque les propos diffamatoires sont tenus à haute voix dans un lieu public par nature comme, par exemple, une rue, une place, une promenade, une terrasse de café ou de restaurant.
La Cour de cassation estime cependant qu’il n’y a pas de publicité si les propos diffamatoires restent ignorées des personnes étrangères à un groupe restreint d’auditeurs ou de lecteurs. Ex : seuls membres d’un parti politique (Cass. Crim., 27 mais 1999). S’il y a quand même une diffamation avérée, elle sera qualifiée de privée, ce qui est une contravention et non plus un délit. Autre ex : distribution de tracts faite " à un groupe de personnes liées par une communauté d’intérêts " (Cass. Crim., 13 mai 1986, Bull. n°112) comme les membres d’un parti politique (Cass. Crim., 27 mai 1999, précité).
Il peut également y avoir diffamation même si les faits rapportés sont vrais. Il ne peut en effet y avoir preuve de la vérité que si les faits ne concernent pas la vie privée et qu'ils ne sont pas amnistiés ou faisant l'objet d'une prescription.

De même en cas de réhabilitation :

Article 133-13 du code pénal
(Modifié par Loi n°2007-297 du 5 mars 2007 - art. 43 () JORF 7 mars 2007 en vigueur le 7 mars 2008)
" La réhabilitation est acquise de plein droit à la personne physique condamnée qui n'a, dans les délais ci-après déterminés, subi aucune condamnation nouvelle à une peine criminelle ou correctionnelle :
1° Pour la condamnation à l'amende ou à la peine de jours-amende après un délai de trois ans à compter du jour du paiement de l'amende ou du montant global des jours-amende, de l'expiration de la contrainte judiciaire ou du délai de l'incarcération prévue par l'article 131-25 ou de la prescription accomplie ;
2° Pour la condamnation unique soit à un emprisonnement n'excédant pas un an, soit à une peine autre que la réclusion criminelle, la détention criminelle, l'emprisonnement, l'amende ou le jour-amende, après un délai de cinq ans à compter soit de l'exécution de la peine, soit de la prescription accomplie ;
3° Pour la condamnation unique à un emprisonnement n'excédant pas dix ans ou pour les condamnations multiples à l'emprisonnement dont l'ensemble ne dépasse pas cinq ans, après un délai de dix ans à compter soit de l'expiration de la peine subie, soit de la prescription accomplie.
Les délais prévus au présent article sont doublés lorsque la personne a été condamnée pour des faits commis en état de récidive légale.
Lorsqu'il s'agit de condamnations assorties en tout ou partie du sursis, du sursis avec mise à l'épreuve ou du sursis avec obligation d'accomplir un travail d'intérêt général, les délais de réhabilitation courent, pour chacune de ces condamnations et y compris en cas de condamnations multiples, à compter de la date à laquelle la condamnation est non avenue. "
Les conséquences de l’amnistie s’applique en cas de réhabilitation :
Article 133-11 du code pénal
" Il est interdit à toute personne qui, dans l'exercice de ses fonctions, a connaissance de condamnations pénales, de sanctions disciplinaires ou professionnelles ou d'interdictions, déchéances et incapacités effacées par l'amnistie, d'en rappeler l'existence sous quelque forme que ce soit ou d'en laisser subsister la mention dans un document quelconque. Toutefois, les minutes des jugements, arrêts et décisions échappent à cette interdiction. En outre, l'amnistie ne met pas obstacle à l'exécution de la publication ordonnée à titre de réparation. "

Les conséquences de l’amnistie s’applique en cas de réhabilitation :

Article 133-11 du code pénal
" Il est interdit à toute personne qui, dans l'exercice de ses fonctions, a connaissance de condamnations pénales, de sanctions disciplinaires ou professionnelles ou d'interdictions, déchéances et incapacités effacées par l'amnistie, d'en rappeler l'existence sous quelque forme que ce soit ou d'en laisser subsister la mention dans un document quelconque. Toutefois, les minutes des jugements, arrêts et décisions échappent à cette interdiction. En outre, l'amnistie ne met pas obstacle à l'exécution de la publication ordonnée à titre de réparation. "

Cependant l'auteur des faits diffamatoires peut toujours être relaxé en vertu du principe dit "d'exception de vérité" qu’il doit invoquer dans les 10 jours de la signification de la citation. Il doit alors rapporter la preuve de la véracité du fait rapporté ainsi que dela légitimité de leurs propos jugés diffamatoires. De même, les pièces versées aux débats pour apporter cette preuve doivent avoir une origine licite, transparence et il doit être établi qu’ils étaient en possession de l’auteur de la diffamation au moment où l’infraction a été commise (pas le droit de se raccrocher aux branches a posteriori).

A voir également :

- sur des précisions sur la possibilité de reproduire des décisions de justice sur un site internet et les modalités à respecter
- sur les démarches à effectuer pour obtenir la copie d’une décision de justice 

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01 mai 2008

1er mai: faîtes des nouveaux esclaves

Reçu par le ministre Xavier Bertrand, le MEDEF se réjouit d'apprendre "que la dispense de recherche d'emploi va être supprimée" pour les séniors. L'organisation patronale salue également "la libéralisation du cumul emploi-retraite".

Pendant ce temps, le texte qui d'après Xavier Bertrand "façonne un nouvel équilibre entre la flexibilité et la sécurité", a été adopté, en première lecture, par 295 voix pour et 23 contre ! Une mention spéciale au PS, qui comme a son habitude fût totalement inexistant. Il est des abstentions parfois pires que des actions, ou du moins qui ne valent vraiment pas mieux. Détruire ou laisser détruire, c'est bonnet blanc et blanc bonnet. Ils pouvaient faire quelque chose mais ont choisi de ne rien faire. Je crois même que j'aurais eu plus de respect pour eux s'ils avaient carrément voté pour.

Massacre du code du travail dans le silence général
(source: http://www.democratie-socialisme.org)

En 2005, une commission de cinq " rédacteurs " avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l'avait empêché. Au forcing, l'UMP a glissé dans la loi " sur le développement de l'actionnariat salarié ", publiée le 30 décembre 2006, un " cavalier parlementaire ", l'article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu'ils allaient le passer avant la présidentielle.

Tous les syndicats ont protesté : " Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée ! " Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l'ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l'opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.

On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s'applique, l'ancien ou le nouveau ?

Sur le fond, ils n'ont rien simplifié, ils ont complexifié : " Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets ", a reconnu Christian Redé, l'un des cinq rédacteurs du " comité d'experts ". Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1.890. Il y avait 1.891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l'avenir... sans repasser par le Parlement. Ils font s'écrouler toutes les jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code. Tout est modifié. Dans les questions d'hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec " les obligations des travailleurs " faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés - ce qui est un recul décisif d'un siècle !

Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d'autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l'éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l'égard du marchandage du prêt de main-d'oeuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc. Les moyens de contrôle de l'inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d'information de l'employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud'hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie " salaires ". L'apprentissage a été chassé de la partie " contrat de travail " pour être renvoyé à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie " négociation collective " alors que c'est un droit constitutionnel non négociable. L'inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l'Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie " administration du travail ".

Tous les professionnels - syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats - signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d'Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l'Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n'est pas un classique débat parlementaire, il s'agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant).

Le code du travail, c'est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C'est la base de l'Etat de droit dans l'entreprise. C'est le seul droit qui protège - trop fragilement - et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active.

C'est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l'impact des luttes sociales et politiques. Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l'histoire des mouvements sociaux de notre pays. C'est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit. Ce qui est effrayant, c'est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas d'explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c'est " trop compliqué " pour " intéresser les gens " alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu'ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.

codetravailMEDEF

Selon Gérard Filoche, Inspecteur du travail et militant socialiste, il faudra des années pour mesurer la gravité de cette réforme qui démantèle 150 ans de droit obtenu par les luttes et les souffrances des salariés.

A voir: Casse du droit du travail : détail article par article

J'ai pas encore tout lu, mais voici un petit aperçu de l'esprit du texte:

- certaines catégories de salariés sont exclues du code du travail et renvoyées à des codes spéciaux ! (salariés agricoles = code agricole, mineurs = codes miniers, salariés de EDF et GDF = code l'énergie, et ainsi de suite)

- Suppression des peines de récidive

- un certains nombres de décisions qui relevaient d'une autorité judiciaire sont transférées à une autorité administrative

- Tous les termes impératifs ont été supprimés: "doit se faire" devient "se fait", "obligatoirement transmis" devient "transmis" (les "obligatoirement" et "doit" sont tous évincés), il est "tenu de consulter" devient "il consulte"...

- plus de contrôle sur les dispositions réglementaires ! Les réclamations des délégués du personnel ou leurs possibilité de saisie de l'inspecteur du travail qui portaient sur "les lois et règlements" ou "les prescriptions légales et réglementaires" ne concernent plus maintenant que "les dispositions légales"; de même le contrôle de l'inspecteur du travail qui portait sur "les dispositions du code du travail et des lois et règlements non codifiés" ne porte plus que sur " les dispositions du code du travail et les autres dispositions légales"

- suppression de nombreuses obligations d'information: les dispositions qui imposaient un bilan détaillé à l'employeur ne sont pas reprises (disparition du détail du bilan sur le travail à temps partiel dans l'entreprise qui était obligatoire un fois par an et concernait notamment le nombre, le sexe, les horaires etc des salariés concernés); disparition du rapport annuel sur l'emploi dans l'entreprise pour les entreprises de moins de 300 salariés alors qu'il était obligatoire pour toutes les entreprises + disparition du détail qui devait figurer dans ce rapport; idem pour le rapport annuel sur la situation économique, sociale et financière

- floraison des décrets : le secrétaire du comité d'entreprise autrefois "pris parmis les membres titulaires" est maintenant nommés par décret. De même l'existence d'une inspection du travail et ses pouvoirs dans certains secteurs (agriculture, transports, marine, établissements de l'Etat...) va maintenant dépendre du gouvernement par décret !

A lire également:
Le piège est en train de se refermer (Blog Panier de crabes)
Pression sur le chômeurs en Europe (Blog Libre-cours)
Avant le 1er mai, Sarkozy salue "la France qui travaille" (Blog Plume au vent)

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30 avril 2008

Quand vous craquez dîtes-vous que...

"Ce n'est pas un signe de bonne santé que d'être bien adapté à une société profondément malade." ( Krishnamurti )

Lu en en-tête du site de Bénédicte, Libre-cours.

engrenage

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29 avril 2008

Le nouveau « régime spécial » des députés....

5 ans d'indemnités chômage !

Alors que le chômeur ordinaire bénéficie d’une indemnisation maximum de 23 mois pour une allocation moyenne de 800 € et qu’ensuite, dans le meilleur des cas, il percevra le RMI ou l’ASS (environ 400 € par mois), les députés, eux, seront désormais couverts sur la base de 5.400 € bruts de manière dégressive pendant cinq ans au lieu de 6 mois.

En octobre 2003, sous l’inspiration d’un gouvernement de droite qui songeait d’office à se prémunir de la précarité alors qu’il a fait en sorte de l’imposer à son bon peuple durant tout son règne, une discrète mesure a été prise par arrêté du Bureau de l’Assemblée nationale, prévoyant que les députés qui ne seront pas réélus aux législatives du 17 juin 2007 pourront bénéficier pendant cinq ans - soit le temps d’une législature complète… - d’une indemnité dégressive, financée par une cotisation spécifique de 0,5% créée à cet effet et prélevée sur leurs émoluments (lire en commentaire). Auparavant, les députés destitués étaient assurés de percevoir pendant six mois l’équivalent de leur indemnité de base - soit 5.400,32 € brut - s’ils ne retrouvaient pas toute de suite une activité. Et s’ils avaient d’autres mandats ou d’autres revenus, l’Assemblée leur versait une indemnité différencielle.

Six mois, effectivement, c’était bien trop peu : le Bureau de l’Assemblée nationale a donc décidé d’en décupler la durée. Les six premiers mois restent inchangés. Les six mois suivants, ces nobles désœuvrés percevront 70% de l’indemnité de base, puis 60%, puis 50% jusqu’au quatrième semestre. Ensuite, durant les trois années restantes, l’allocation diminuera de 5% tous les semestres pour atteindre jusqu’à 20% de l’indemnité de base, soit 1.080 € bruts. Bien évidemment, les autres mandats et/ou revenus continueront d’être déduits sur la période.

(source: bétapolitique)

A voir, la réaction officielle du questeur de l'assemblée, publiée par Jacques qui conteste la véracité de cette mesure.

A voir également ce post de "l'ignoble infreequentable" qui fait pourtant état de publications dans la presse de ces mesures ainsi que de la chape de plomb qui était tombée sur le sujet à l'époque.

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28 avril 2008

Embolie