Transition

"Il faut avoir un chaos en soi-même pour accoucher d'une étoile qui danse" (Nietzsche)

03 juillet 2009

Femmes libérées ?

Je lisais dernièrement un article sous lequel un internaute posait la question suivante:

"Pourquoi des femmes qui se disent "libérées" acceptent n'importe quoi d'hommes médiocres ou méprisables, jusqu'à ne plus savoir se faire respecter?"

C'est vrai, c'est assez commun, les  femmes ont tendance à s'embourber dans des histoires amoureuses chaotiques avec des mufles de première qui se révèlent à plus ou moins longue échéance (masochisme féminin ? Abondance de mufles ?). Bon, tomber sur le mauvais numéro ça arrive à tout le monde, et plutôt deux fois qu'une (ça arrive aussi aux hommes je sais), et on en sort plus fortes, plus lucides, plus armées... jusqu'à ce qu'on retombe connement amoureuse ce qui nous rend amoureusement connes, mais bon. Mais bon ! Voilà ! Quand c'est d'un chic type qui vous adore, why not ! Mais pourquoi s'accrocher à un gros blaireau pervers ??  Pourquoi devenir junkies de types qu'on ferait bien mieux d'effacer de sa mémoire et de son portable ? Pourquoi ??

Je m'interroge....

Peut-être y a t-il quelque chose d'ancestral, d'atavique même, dans la conscience des femmes qui les amène à se faire passer au second plan et à encaisser (dans leur histoire personnelle ou collective, leur éducation, leur culture, peut-être aussi dans leur fonctionnement instinctif....).

Peut-être y a t-il chez elles, dans leur imaginaire et dans leurs fantasmes, une idée de l'amour absolu et inconditionnel à laquelle elles n'arrivent pas à renoncer (le fameux argument qui balaye toute objection : "Mais je l'aimeuuuu") ...

Ou une peur de l'abandon, de la destruction du lien. Car reconnaître que l'autre nous a blessé, nous blesse, implique d'admettre que quelque chose est cassé et irréparable.

Je dirai aussi qu'une femme (je généralise bien sûr), lorsqu'un homme commence à mal se comporter avec elle, ne réalise pas toujours que ce dernier tente d'asseoir son emprise dans la relation d'une certaine façon, car elle n'aborde pas d'emblée naturellement il me semble (y a sans doute des exceptions) les relations en terme de pouvoir, alors que c'est plus souvent le cas chez la gente masculine. Entre mecs, on se positionne, on verticalise, entre nanas on se met à l'aise, on horizontalise (hum, je relis pas ce que je viens d'écrire). Bref, la femme ne comprend donc pas ce qui se passe  et a plutôt tendance à croire qu'elle a fait quelque chose qui justifie la réaction de l'autre (en clair, elle se culpabilise, cherche à comprendre, à arranger les choses, au lieu de juste dire "casse toi pauv'con !"). Et certains hommes savent très bien utiliser cette faille féminime.

Peut-être aussi y a t-il chez elles une trop grande empathie d'où une compréhension de l'autre, de ses blessures et donc de ses réactions (ou l'illusion d'une compréhension) qui leur fait justifier et "pardonner" et accepter à leur détriment, comme si elles pensaient que leur amour pouvait réparer ou guérir l'autre, le changer... Le fantasme de toute-puissance féminin !

Il y a aussi des choses plus pragmatiques qui peuvent entrer en jeu, comme la dépendance financière, l'absence d'endroit où se réfugier, la peur de se retrouver seule, la peur du regard des autres, du regard que l'homme porte sur elle.

Et tout bonnement il y a la connerie.

Enfin, il peut y avoir la peur, de la force physique et de la violence de l'autre, de sa folie, de son impulsivité et de son absence de limites que l'on pressent...

Voilà peut-être certaines petites choses dont les femmes devraient apprendre à se débarrasser avant de se prétendre... "libérées" .

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01 juillet 2009

Hourra ! J'arrive ENFIN à publier des videos !!!

Pour fêter ça, hop un peu de musique !:)

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Trucage des statistiques sur les arrêts de travail : démonstration par l'exemple

A lire absolument ! Et à faire circuler le plus possible !

Christian Lehmann retranscrit sur son blog le témoignage de Julien Bezolles, un de ses amis médecin généraliste qui démontre superbement la manière dont sont concotées les statistiques truquées de la CNAM.

Prenez le temps de le lire, vraiment, c'est édifiant.

"La Novlangue de la SECURITATE SOCIALE

Ceux qui ont lu "1984" de George Orwell savent comment l'utilisation du vocabulaire, et la manipulation du sens des mots permettent de diffuser l'oppression, de distiller le suc totalitaire afin de maintenir la terreur nécessaire à l'asservissement. Cela s'appelle dans le livre d'Orwell la Novlangue. Ainsi par le miracle de la Novlangue propagande se dit vérité, esclavage se dit liberté, chômage se dit travail, guerre se dit paix etc. "Arbeit macht frei", lisaient à l'entrée d'Auschwitz ceux qui n'allaient jamais en sortir. Novlangue.

Eh bien les aminches, j'ai pu découvrir que notre sécurité sociale s'essaye non sans quelque efficacité à la pratique de la Novlangue avec le relais complice de leurs agents de terrains, j'ai nommé les medcons (traduction novlangue de contrôleurs médicaux), où dans cet univers "désaccord" veut dire "accord".

Voilà l'histoire.

Par une belle journée de consultations banales s'il en est, je reçois en mon humble cabinet ce patient, que je ne connaissais précédemment ni des lèvres ni des dents, qui vient me faire part de sa souffrance, qualifiée de douleur.

Chauffeur de car de son état sur les routes départementales défoncées d'un département rural laissé à l'abandon par son Conseil Général préoccupé essentiellement de maintenir ses prébendes politico-syndicales, notre homme souffre de sciatique. Le diagnostic n'est pas compliqué, dans la mesure où l'intéressé lui-même avance le diagnostic, qu'il prétend avoir déjà ressenti dans sa chair à une date antérieure, à l'inverse de sa présente douleur ressentie comme postérieure, elle. L'examen clinique, appliqué comme vous l'imaginez, me permet d'écrire en une calligraphie médicale dans son dossier du même nom : Lasègue gauche : 30°, Lasègue droit : 40°. L'homme déguste donc.

Le traitement s'impose. Une vie est à sauver. Bardé des nécessaires antalgiques, ma longue expérience de la prise en charge globale me faisant intégrer, par un réflexe quasi pavlovien la dimension environnementale dans la décision médicale, m'amène proposer un arrêt de travail au douloureux impétrant. Une satisfaction béate se dessine alors sur son visage, puisqu'il m'expliquait souffrir depuis plusieurs jours le martyr sur le fauteuil défoncé du car déglingué que lui confie son employeur, qui roule en Porsche Cayenne lui.

C'est donc pénétré à mon tour de la non moins béate satisfaction d'avoir répondu de manière adaptée à la demande du patient, qu'après avoir trempé ma plume d'oie dans l'encrier, je remplis en tirant la langue le formulaire idoine et en trois exemplaires sensé lui accorder le strict repos nécessaire pour lui permettre de reprendre, rétabli, le volant de la mission véhiculaire dont il est investi auprès de citoyens voyageurs qui ressentent pour des raisons qui ne regardent qu'eux le besoin d'être déplacés.

Neuf jours d'arrêt, c'est pas du vol mon bon monsieur et si ça va pas mieux à la fin n'hésitez pas à me revoir. Si tout va bien vous reprendrez le 27 avril. La date a son importance, vous l'allez constater.

Je ne le revis point ce brave assujetti social. Mais j'eus de ces nouvelles par le truchement de ce courrier déposé avec empressement par le préposé des postes dans le casier ferré qui me tient lieu de boîte à lettres.

"Service Médical de la Meurthe-et-Garonne - confidentiel médical" s'affiche en entête de la présente enveloppe sur laquelle s'inscrit également en une calligraphie douteuse mais non moins administrative mon nom titré et l'adresse de mon cabinet. Pas de doute, c'est pour ma pomme.

Je ne sais pas pour vous, mais même après vingt ans de pratique médicale irréprochable fondée sur les données de la science et dans les normes d'une rigueur éthique que d'aucuns qualifient de rigide, l'intrusion dans votre boîte aux lettres d'une missive sécuritaire sociale non attendue et dont vous ne pouvez pas avoir immédiatement à sa présentation une idée précise du contenu, déclenche immédiatement ce petit battement cardiaque, que mes études médicales pourtant peu attentives sur cette question physiologique permettent de rapporter à une libération de catécholamines.

Bref. Y a stress.

"Kesskimmveulencorecékons ?" est la formule habituellement orale qui exprime le mieux ce stress chez moi, et qui s'ensuit assez rapidement de l'ouverture de la dite enveloppe et de l'extraction de la feuille qui s'y trouve enserrée, afin de procéder à la lecture du dit parchemin.

Je vous laisse en découvrir le contenu, dont j'ai bien évidemment fait disparaître tout signe permettant d'en identifier les acteurs.

Vous lisez bien : "Désaccord cencernant la prescription d'arrêt de travail pour votre patient(e)". Ma consoeure et néanmoins médecin conseil de la caisse primitive d'assurance maladie de Châtillon-sur-Prézeure, riante préfecture de Meurthe-et-Garonne, m'exprime donc son désaccord administratif et confraternel.

Ainsi donc j'aurais failli. Pour la première fois.

Se bousculent alors au milieu de mes neurones sidérés les échos des procès inquisitoriaux que rapportent des syndicats médicaux aussi corporatistes que mauvais français, voire anti-gouvernementaux si ça se trouve, qui prétendent défendre indument les intérêts de crapules qui se trouvent légitimement traînés devant les commissions sécuritaires sociales et arbitraires pour répondre de leurs ignominies. Serais je ravalé au rang de ces infamies de la médecine ?

Je lève les yeux et aperçois alors une des poutres qui étayent le plafond de mon cabinet et j'y imagine l'espace d'un fugace instant une corde terminée par un noeud coulant en train de s'y balancer mollement, tandis que je place à sa verticale le marche-pied de ma table d'examens que je repousserai ensuite brutalement après l'avoir gravi et passé autour de mon cou le noeud de la corde suscitée.

Mais non ! il y a peut être encore un espoir. On ne balaie pas ainsi 20 années d'intégrité médicale. Il faut se battre. Et je me lance, ma main gauche tentant vainement d'apaiser le tremblement de ma main droite qui tient la lettre d'infamie, dans la lecture de la missive.

"Suite à l'examen de votre patient(e) Monsieur XXX le 23/04/2009 dans le cadre d'une prescription d'arrêt de travail, je vous informe que j'ai émis un avis défavorable d'ordre médical à compter du 27/04/2009 pour la raison suivante :

Apte à reprendre une activité professionnelle

La Caisse d'Assurance Maladie notifiera cette décision à votre patient(e), qui pourra en cas de désaccord, contester cet avis selon les voies de recours réglementaires qui lui seront indiquées.

Je reste à votre disposition et vous prie de croire, Cher Confrère, à l'assurance de mes meilleures salutations.


Docteur YYY

Praticien Conseil
"

Encore sous le choc, titubant, je me traîne jusqu'au fichier médical (mort aux dossiers électroniques !) pour y extraire la fiche du patient, et reprendre l'observation suspecte qui me vaut le désaccord de ma pourtant bienveillante tutelle. J'y découvre que le patient semblait souffrir etc., je vous refais pas le baratin du début, et que l'arrêt de travail incriminé s'arrête au 26 avril 2009 et que le patient devrait reprendre son labeur le 27 avril, date précise de rentrée en vigueur du confraternel désaccord sécuritaire.

Aaah, aaah !!, m'exclamé-je in petto, il y a donc matière à rentrer en dialogue confraternel pour comprendre les motifs de ce désaccord et, de nouveau, le petit battement de coeur qui signe la libération de catécholamines etc.

Y a stress. Encore. Mais surtout y a maintenant motif à faire chier les cons, et là le battement de coeur se complète généralement d'un léger afflux sanguin par les artères honteuses jusqu'à mon corps caverneux, tel celui de Cro-Magnon.

Je m'apprête donc à décrocher mon téléphone pour composer le numéro du contact SM indiquée en haut de la lettre. Contact SM. Eh oui ! Ils l'auraient fait exprès ils auraient pas fait mieux. Il doit s'agir d'un contact très particulier, une ligne hot, surtaxée. Ca promet d'être torride.

Auparavant, l'altruisme débridé dont vous savez maintenant que je suis affublé, m'aura instinctivement fait penser à ce pauvre assujetti social qui, tel Sam Lowry, le héros du film Brazil de Terry Gilliam, se voit chargé de la missive informant de la déviance sociale d'Archibald Tuttle chauffagiste. Lui et son médecin complice d'un jour plongés dans la même opprobre de la boue concupiscente d'une tentative de pwofitassion de l'argent public, pour gagner plus tout en travaillant moins. Crime de lèse-sarkozysme, s'il en est.

Non, cela ne peut pas être. Il faut réagir

C'est donc moralement vécu de la panoplie de Zorro médical que je compose le numéro de téléphone du Contact SM suscité, tout en prenant soin de respecter les heures de disponibilité des agents : 10 h 30 - 11 h00 et 15 h 30 - 16 h 00 du mardi au vendredi sauf le mercredi toute la journée et le vendredi après -midi.
A l'issue des 15 sonneries règlementaires, la voix qui me répond semble assez peu correspondre à ce que j'imagine être une voix de contact SM au numéro surtaxé. Il s'agirait donc davantage de sévice médical que de sado-masochisme. Quoique.

- Le Dr Machin est en entretien confraternel justement avec un de vos confrères, me répond la voix. Je ne peux donc la déranger. Elle peut vous rappeler ?"

- Bien sûr, répondis-je, je suis à mon cabinet au moins jusqu'à 19 heures
, ajouté-je fielleusement.

Mais en même temps, intérieurement, je n'en menais pas large, car surgissait alors à mon esprit les images de l'entretien confraternel dont au sujet duquel l'agente de la SS faisait allusion. Le confrère en train d'être entretenu (s'agissait-il d'un entretien ordinaire avec simples brodequins et pesons testiculaires, ou d'un entretien extraordinaire, avec fer rouge et pal ? Je ne le saurai pas) l'était-il suite à une missive comme celle dont j'avais été le destinataire ? Avait-il, lui aussi, tout comme moi, été l'objet d'un désaccord sécuritaire et confraternel ? Je frémissais.

Je vous épargne la façon dont se sont déroulées mes consultations de l'après-midi en attendant le rappel de la consoeur. J'expédiai de la façon la plus vive ceux qui se présentaient comme des malades, mais qui n'étaient en fait que des simulateurs, profiteurs, abuseurs irresponsables. Le gouvernement et l'UMP ont bien raison. C'est juste une question de regard. Vus avec les yeux des puissants tous les faibles deviennent coupables, naturellement.

Puis vient le coup de fil du medcon. 17 h 15. Plus de deux heures après mon appel ! L'entretien confraternel devait donc être du genre extraordinaire. Je faillis demander où je pouvais récupérer les restes du confrère entretenu. Mais blague à part.

- Bonjour, merci de me rappeler. Je vous ai contacté à propos du courrier de désaccord avec ma prescription d'arrêt de travail que j'ai reçu de votre part concernant Monsieur XXX. que j'avais vu à ma consultation pour une sciatique...

- Il ne s'agit pas d'un désaccord mais d'un avis défavorable.

-
Il me semble que l'objet de votre lettre s'intitule : "désaccord". Je disais donc que le sujet de votre lettre m'a mis mal à l'aise, puisqu'en près de 20 ans d'exercice c'est la première fois que la sécu m'exprime son désaccord sur une de mes décisions médicales. Et que l'on entend tout de suite derrière ce mot de désaccord ou d'avis défavorable d'ordre médical le fait que l'on pourrait être soupçonné de la rédaction d'un arrêt de travail de complaisance.
Sans compter ce que ressent le patient qui reçoit ce courrier.
Je vous précise que ce patient avait un Lasègue bilatéral à 30 et à 40 ° lorsque je l'ai vu, il était absolument en incapacité de travailler d'autant plus qu'il est chauffeur de car.


-
Ah oui, il était donc bien malade, s'étonne le medcon.
Je comprends bien ce que ce courrier peut avoir d'inquiétant dans sa formulation mais ce n'est pas cela du tout. j'ai reçu ce patient le 23 avril dernier, soit 6 jours après que vous l'ayez vu, il allait beaucoup mieux, il le reconnaissait lui-même et il se disait prêt à reprendre son travail le 27 avril comme prévu. j'ai donc émis un avis défavorable à ce que son arrêt de travail ne s'arrête pas le 26.


-
Donc si je comprends bien, le patient était prêt pour reprendre le travail comme prévu. De mon coté, j'apprends que l'arrêt de travail lui a été bénéfique. Vous, de votre coté, vous constatez qu'il pourra reprendre son travail effectivement le 27, comme prévu. Bref, nous sommes tous d'accord, vous, le patient et moi, et cela s'exprime par un courrier négatif de désaccord de votre part laissant entendre que le patient et son médecin auraient abusé.
Est ce qu'il n'y a pas un problème là ?


- Oui, oui, je comprends bien, mais nous sommes tenus de faire ce courrier.

- Et qu'est ce qui vous empêche de le formuler positivement plutôt que de façon culpabilisante, dans la mesure où tous les acteurs sont d'accord pour faire le même constat, comme vous l'écrivez vous-même : "apte à reprendre une activité professionnelle" à la fin de son arrêt de travail ?

- Mais ce sont des lettres types qui sont formatées de cette façon dans notre logiciel et que nous ne pouvons pas modifier. Seules les parties que vous voyez en gras sont modifiables de notre propre initiative.

Je laisse passer le silence consterné qui convient puis j'ose :

- Puis je vous poser la question qui me vient à l'esprit et que je résume sous la forme d'une caricature : cela signifie-t-il que vous auriez des quotas d'avis défavorable et de désaccord à rendre à vos supérieurs ? Comme la police qui doit réaliser un minimum de gardes à vue et de contraventions pour montrer qu'elle lutte contre la délinquance ?

- On ne peut pas dire ça comme ça...

- C'est bien pour cela que je parle de caricature.

- Mais nous avons des consignes pour contrôler les arrêts maladie de courte durée.

- Je l'avais compris.

- Et ces lettres types nous sont fournies directement dans le cadre de ces campagnes.

- Très bien. Et pour répondre à l'inquiétude du patient, qui n'aura lui sûrement pas la possibilité de vous poser ces questions et d'accéder à ces informations, que dois-je lui répondre si, par exemple, sa sciatique récidive, et qu'il doit bénéficier d'un nouvel arrêt pour la même raison. Aura-t-il le droit d'être de nouveau en arrêt pour ce motif ?

- Oui, bien sûr, évidemment.

- Merci pour lui. Vous comprenez que son inquiétude puisse être légitime en recevant de tels courriers et qu'il puisse être amené à s'interroger sur son droit à être de nouveau malade sur ce problème particulier.

- Oui, je comprends. Ca peut-être inquiétant, évidemment.

- Et vous en tant que médecin, vous n'avez pas la possibilité de faire remonter aux responsables rédacteurs de ce type de courrier le risque qu'il y a pour les relations entre prescripteurs, assurés sociaux et sécu d'être dans une communication négative et suspicieuse, alors que tout le monde est en fait d'accord ?

- Non, je ne peux rien faire. Nos logiciels sont programmés ainsi.

- Eh bien moi si vous le permettez je vais faire remonter cette information avec mes faibles moyens.

Vous allez encore me dire que j'exagère, chers lecteurs du carnet de Julien Bezolles, et que c'est peu de choses, mais franchement ça me fait froid dans le dos que les technocrates de la sécu élaborent délibérément, sans possibilité qui plus est d'y sursoir de la part de l'agent exécuteur qu'est le medcon, cette forme de communication permettant de maintenir l'oppression.

J'imagine, pour ma part aisément, la propagande dont saura se saisir la sécu, sa direction et son Miniver (le ministère de la Vérité de George Orwell ) pour expliquer, chiffres à l'appui, que lors de sa campagne de contrôle des arrêts de travail de courte durée, les échelons locaux auront émis 80 % de désaccords et d'avis défavorables. Ce qui démontrera à quels points les assurés et les médecins généralistes creusent le trou de la sécu de façon irresponsable, et permettre à l'industrie pharmaceutique de continuer à le faire vraiment, elle. Et de prévoir la mise en place de nouvelles sanctions ou mesures de responsabilisation : une franchise sur les arrêts de travail, pourquoi pas ?

Ainsi je témoigne par le petit bout de la lorgnette du terrain de la mise en place des outils totalitaires par les bureaucrates d'une structure qui a été créée autrefois pour le service de la population. Et comme d'habitude, les relais complices et complaisants sont là pour dire : "Ah ben, moi, j'obéis aux ordres, hein, je fais ce qu'on me dit."

J'arrête là, parce qu'il y a tout d'un coup trop de colère qui me prend et il faut que j'aille souffler un peu.

A bientôt."

Sources:
Comment l'Assurance-Maladie vous ment... et le gouvernement avec...

http://julienbezolles.blogspot.com/

LIRE LA SUITE : J'avais les larmes aux yeux (Novlangue de la sécu - suite)

arretmaladie

Pétition: manifeste des 49 délinquants statistiques

Chaque année, des dizaines de milliers de médecins rédigent des arrêts de travail.
Ils le font dans des conditions difficiles en raison de la manipulation des chiffres d'arrêts injustifiés opérée par les caisses d'assurance maladie, et de l'utilisation politique qui en est faite.
On fait le silence sur ces dizaines de milliers de médecins, ou si l'on en parle, c'est pour les accuser.
Je déclare que je suis l'un d'eux.
Je déclare avoir arrêté des patients dont l'état de santé rendait le maintien au travail impossible ou dangereux pour leur santé. Je déclare que ma pratique m'expose à être attaqué pour délit statistique si je fais partie des médecins qui prescrivent plus d'arrêts de travail que la moyenne.
Nous, médecins signataires, ne voulons plus que le médecin chargé du contrôle décide seul de la pertinence ou non d'un arrêt de travail sur des critères arbitraires.

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29 juin 2009

Un monde en crise

Extraits du site Philosophie et Spiritualité, un site indépendant d'une richesse incroyable en libre accès (pour combien de temps encore ?), que je recommande vivement.

"Une crise est une phase d’aggravation dans le cours d’un processus normal de changement, un pic dans lequel les phénomènes deviennent extrêmes et où la potentialité dangereuse devient patente, impossible à nier."

"Un être humain meurt de faim toutes les 4 secondes, ce qui fait 25.000 chaque jour; plus d’un milliard d’êtres humains vivent dans la famine… tandis que dans le monde occidental, d'autres jettent à la poubelle 50% de la nourriture qu'ils achètent au supermarché. Pour exemple, au Royaume-Uni, 1/3 de la nourriture achetée n'est pas consommée. Rien qu’aux États-unis, les pertes dans le système de distribution sont estimées à environ 100 milliards de dollars par an. A titre de comparaison, les besoins du Programme Alimentaire Mondial, qui vient au secours des populations souffrant de la faim, se sont élevés à 3,5 milliards de dollars. Chaque jour la Terre accueille 200.000 être humains. D’ici 2050 la population mondiale devrait atteindre 9,2 milliards d’habitants. Les chiffres avancés impliquent que d’ici là, il faudra augmenter la production mondiale de 50%. Le bon sens voudrait que l’on décide de partager la nourriture et que l’on gère l’eau de façon intelligente. Le monde a un besoin urgent d’une nouvelle agriculture. Nous ne prenons pas la mesure de la gravité du problème et nos intérêts vont ailleurs. Depuis 2000 les États les plus riches n’ont trouvé que 82 milliards pour mettre fin aux épidémies et à la faim, et pendant ce temps des milliers de milliards de dollars ont été brûlés par la crise financière. Avec seulement 5% de ce qui a été versé aux banques depuis, on aurait pu améliorer les conditions de vie des pays en souffrance et enrayer la faim sur toute la planète. On baigne dans l’absurdité complète. Nous sommes aujourd’hui confrontés à une crise alimentaire sans précédent sur la Terre et nous continuons à faire comme si de rien n’était, alors que la tension collective monte de partout."

"Nous sommes dans un situation historique dans laquelle, l’implication directe de la crise est la disparition de l’humanité en tant que telle."

"Jamais nous n’avons connu une époque comme celle-ci dans laquelle autant de processus de destruction étaient engagés simultanément."

"L’humanité est une et il est parfaitement vain dans la crise actuelle de raisonner de manière fragmentaire comme nous l’avons fait trop longtemps, car c’est justement cette fragmentation qui nous aveugle."

crise_alimentaire_mondiale

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25 juin 2009

Sans concession

Excellent.

Par Raoul
Chronique des haines ordinaires, Zap Magazine

Je hais les amuseurs de banquet.

Vous savez, tous ces êtres frustres persuadés d’avoir un talent incommensurable parce qu’ils sont capables de faire rire une tablée en ahanant le dernier sketch scatologique de Jean-Marie Bigard (Je dis Jean-Marie Bigard. Mais j’aurais aussi pu dire Anne Roumanoff ou Djamel Debouzze, mais l’une n’est pas drôle quand l’autre n’a pas de texte).

Comme vous le subodorez, je ne perdrais pas mon temps à poignarder la stupide fête de la Saint Valentin. D’abord je l’ai déjà fait et, moi, contrairement à tous les journalistes incapable de se renouveler et qui réécrivent, année après année, les mêmes mièvres articles de saison, je ne pratique pas le lamentable système dit du marronnier.

Ensuite, ma conception de l’amour devenant de plus en plus amer au fil du temps, des déceptions répétées, du manque de romanesque, des attentes jamais comblées, des explications foireuses, je ne fatiguerai pas ma plume – déjà sèche – avec un tel sujet que j’appelle d’ailleurs, très solennellement, à boycotter. Ou alors, si, mais seulement avec ce petit exercice de style.

La Saint-Valentin, définition : événement commercial fêtant un sentiment qui n’existe pas ; très apprécié par les veaux de tout poil, la Saint-Valentin est en réalité la fête des marchands qui peuvent, le 14 février, sournoisement doper leurs ventes sur le dos large et crédule desdits veaux.

Mais revenons au sujet qui nous intéresse. Enfin qui m’intéresse – j’écris d’abord pour moi si vous le permettez. C’est au cours de l’un de ces interminables repas inhérents aux fêtes de fin d’année que cette idée de chronique a jailli, puis s’est lentement dessinée dans mon esprit tourmenté. D’habitude, pour faire passer le temps, outre les coups de pied sous la table que j’envoie gaiement en direction des enfants qui pensaient y trouver refuge, je mange et je bois beaucoup en remuant la tête de bas en haut pour faire mine de participer aux discussions environnantes passionnantes, sur le nouveau papier peint de la cuisine, les bonus DVD du film "Bienvenue chez les ch’tis", ou sur, je cite de mémoire "les prises de positions courageuses de notre Président". Je réfléchis aussi au triste cheminement m’ayant conduit à participer à cette mascarade de réunion conviviale. Ou je m’interroge sur l’intimité des couples voisins. Ou, aux heures les plus sombres, je compte les doigts des convives (c’est un jeu très amusant, vous pouvez facilement faire des soirées à plus de 200 doigts. Parfois même, les soirs de veine, vous tombez sur des chiffres impairs). Bref, en résumé, je m’emmerde.

On m’accuse souvent d’être asocial, mais je fais comment, alors ? Je dis tout haut ce que je pense tout bas ? J’affirme que ce papier peint criard est le comble du mauvais goût, un mélange de ringardise et de m’as-tu vu, et donc qu’il ira très bien avec la cuisine et son couple de propriétaires ? Je fustige tous les pseudos amateurs du 7e art, avant de tenter de leur expliquer que " Bienvenue chez les ch’tis " est l’enfant honteux du cinéma français, et qu’en termes de réalisation, de jeu d’acteurs et de scénario, cette œuvre apocryphe sur les gens du nord ne vaut même pas un mauvais épisode de Navarro ? Et quid des positions dites courageuses de " leur " président ? Ils entendent par courage sa faculté à mentir, comme ses prédécesseurs, avec un aplomb extraordinaire, qui n’est pas, d’ailleurs, sans me rappeler quelques-uns de mes camarades prêts à dire n’importe quoi pour entraîner dans leur lit de naïves mais graciles jeunes femmes ? Dans les deux cas, les promesses n’auront engagé que ceux qui les écoutent. Et n’auront blessé que ceux qui y auront vraiment cru. Nous pataugeons dans un monde de mensonges où les autres nous renvoient en permanence une fausse image d’eux-mêmes. Le marketing et la vente forcée se sont étendus jusque dans les relations humaines de base. D’où mon affection tenace pour les perdants sans masque, les ratés lucides, les échoués aux yeux grand ouverts. Mais je m’égare.

Au cours de l’un de ces banquets, donc, un homme m’a donné l’inspiration. La clé. Il était là, hirsute, grossier, vitupérant des histoires graveleuses, monopolisant l’attention de tous, et provoquant l’hilarité d’une écrasante majorité. Oui, écrasante ! Car quoi de plus ostracisant que des rires que vous ne comprenez pas ou que vous jugez ridicules ? J’ai donc traversé ce moment de solitude en scrutant l’amuseur. Je le regardais agiter sans grâce ses longues mains, rire lui-même de ses effets pour entraîner ses voisins, et alors qu’il s’apprêtait à raconter l’histoire éculée des deux prostituées coincées dans un ascenseur (vous savez, avec l’une qui demande à l’autre pourquoi ça sent une drôle d’odeur et l’autre qui lui répond "excuse-moi, j’ai roté"…), je me suis dit que je le haïssais. Je haïssais cette forme de tyrannie. Je ne voulais plus me forcer à rire pour être courtois. Pour un tant soit peu adhérer à ce groupe. Je me suis levé, j’ai enfilé ma veste de cuir, j’ai marmonné que j’allais prendre l’air, et j’ai quitté la pièce. En refermant la porte d’entrée derrière moi, j’entendais encore leurs rires. Ils m’ont poursuivi jusqu’à chez moi. Jusque dans mon propre lit. Comme s’ils commentaient ma vie, mes choix, mes échecs.

Posté par TendrePoison à 23:01 - Coups de gueule !!! - Commentaires [3] - Permalien [#]

23 juin 2009

Scoop !

Au détour d'une rue :

Photo0140

Bonne chance à Jean-Luc Delarue pour sa reconversion
dans un secteur d'avenir ! (lol)

Posté par TendrePoison à 17:34 - Dans le désordre... - Commentaires [7] - Permalien [#]

20 juin 2009

Rupture conventionnelle : dans l'intérêt de qui ?

Maintenant, quand un employeur veut se débarrasser de l'un de ses salariés, il peut se la jouer "bon prince": il lui propose une rupture conventionnelle. En clair: il lui demande de se tirer avec le minimum et de pas  trop l'emmerder. En général, il est prêt, toujours bon prince, à indemniser au potentiel futur ex salarié  le préavis que ce dernier aurait fait en cas de licenciement, assaisonne le tout d'un zeste de "c'est bien mieux pour tout le monde que ça se passe dans de bonnes conditions (surtout pour votre carrière)" et... roule ma poule !

Mieux pour tout le monde ? Non, mieux pour LUI.

Le salarié, s'il n'a rien à se reprocher (et dans le cas contraire, ça se vérifie et ça se prouve dans le cadre d'un licenciement), et à moins de pouvoir négocier une indemnisation vraiment conséquente, le salarié donc, n'a rien à y gagner :

- Bien que les indemnités de départ éventuellement négociées avec l'employeur représentent des dommages-intérêts, l'ASSEDIC considère que le salarié doit vivre dessus pendant 2 mois environ (délai de carence). Au final, s'il a touché 3 mois de salaire en guise d'indemnité, il peut faire rapidement le calcul de ce qu'il lui reste....

- La seule indemnité obligatoire est l'indemnité légale (pas grand chose quand on n'a que quelques années d'ancienneté)

- Il n'est pas sûr de toucher les ASSEDICS. Rappelons que ceux qui se sont précipités dès juillet pour quitter leur emploi par le biais des ruptures conventionnelless sont restés plusieurs mois sans aucune indemnisation, soit jusqu'à la signature de la nouvelle convention UNEDIC qui n'est entrée en vigueur, si je me rappelle bien, qu'en avril dernier. Entre juillet 2008 et avril 2009, il y a 10 mois, 10 mois sans aucune indemnisation pour ces personnes.

Et maintenant que la nouvelle convention UNEDIC est entrée en vigueur ? C'est pas gagné pour autant, encore faut-il que la convention soit validée par l'admistration. On apprend ici que sur 81291 ruptures conventionnelles enregistrées par la DDTEFP (Direction Départementale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle) depuis juillet 2008, 16 537 (20%) dossiers ont été refusés, dont 2 763 (16%) en avril 2009.

Si c'est vous qui souhaitez partir et que votre décision n'est pas liée à un dysfonctionnement dans votre environnement professionnel, vous êtes libre: il suffit de démissionner.

C'est quand L'EMPLOYEUR souhaite un départ pour une raison ou une autre (de plus en plus économique), que ce dernier proposera une rupture conventionnelle au rabais à son salarié. Il (l'employeur) est alors gagnant financièrement, évite le formalisme (protecteur du salarié) d'une procédure de licenciement, assure ses arrières en se garantissant à l'avance contre l'éventualité d'un prud'homme. C'est tellement tentant qu'il n'hésitera pas dans de nombreux cas à faire pression sur le salarié pour que ce dernier accepte ce mode du rupture sans négocier, ou il essaiera de le pousser à la faute par des procédés souvent insidueux et terriblement perturbants, d'autant plus qu'on n'y est pas préparé. Beaucoup de salariés choisissent alors la fuite en acceptant la rupture conventionnelle proposée (ou démissionnent carrément quand l'employeur, se sentant tout à coup en situation de force, n'est même plus disposé à signer cette convention). Ces salariés, de par leur situation personnelle, financière ou familiale, peuvent se le permettre, et même si on les comprend, ce choix laisse un goût amer et contribue à entretenir les comportements abusifs.

Pour les autres, qui se battent par choix ou par nécessité parce qu'ils se retrouvent dos au mur dans une situation sans issue (pas d'autres perspectives réelles...),  ne doivent pas présumer de leurs forces. Les procédés pervers utilisés pour déstabiliser les salariés indésirables sont extrêmement destructeurs. C'est un bras de fer qui s'engage, et la personne a besoin de toutes ses ressources pour y faire face. Elle ne doit pas attendre d'être déjà en état de faiblesse psychologique (et physique) pour réagir et si elle se sent menacée dans son équilibre, a tout intérêt à SE METTRE EN ARRÊT MALADIE et à rechercher les conseils de professionnels. En se ménageant avant si possible le maximum de preuves de ce qui se passe au sein de l'entreprise.

L'intérêt du salarié est d'être licencié en bonne et due forme. Il devra répondre à la lettre de licenciement en dénonçant par écrit de manière précise et circonstanciée les pratiques et pressions dont il a fait l'objet et en expliquant qu'il entend contester le motif réel et sérieux de la procédure. Le but est de pouvoir ensuite transiger en ayant des cartes en main si l'employeur souhaite éviter le prud'homme (et il le souhaite dans la plupart des cas).

Allez, une tite note d'humour made in China pour finir ;)

Celui qui, tout au long de la journée,
Est actif comme une abeille,
Est fort comme un taureau,
Bosse comme un cheval,
Et qui le soir venu est crevé comme un chien,
Devrait consulter un vétérinaire, il est fort probable que ce soit un âne.

(pensée du philosophe chinois CHANG YING YUE)

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18 juin 2009

Emotion financière

"Je suis très troublé par les coûts de l'échec dans le domaine de la santé maternelle et infantile. L'impact global des morts de femmes en couches et de nouveaux-nés est estimé à 15 milliards de dollars par an en productivité perdue." (Ban Ki-moon)

Source: Grippe: La pandémie pourrait détruire les services de santé des pays pauvres

Un jour, lors d'une réunion professionnelle, un type, expert-comptable, avait les yeux qui brillaient en parlant d'"émotion comptable" et d'"émotion financière" pour décrire ce qu'il y avait d'excitant dans son job. Sur le moment, j'avais pas bien saisi le concept. Mais voilà vraisemblablement un bel exemple du phénomène : Ban Ki-moon est-il interpellé et touché par le nombre de morts de femmes en couche et de nouveaux-nés, par la souffrance générée par une telle situation, par l'ampleur des problèmes de santé que cela met en lumière ? Non. Ce qui "trouble" le secrétaire général de l'ONU, c'est le "coût de l'échec" et "l'impact global sur la productivité perdue", le chiffre de "15 milliards" ! Nous sommes dans une autre dimension où l'émotion face à une situation humaine, pour être ressentie, doit être préalablement traduite en données chiffrées, où les femmes sont des pouliches pondeuses, et les bébés morts des pertes d'exploitation. En effet, y a de quoi être légèrement troublé. Mais n'en voulons pas trop à Ban ki-moon, sous le coup de l'émotion on ne sait plus ce qu'on dit...

Posté par TendrePoison à 10:05 - La phrase qui tue - Commentaires [3] - Permalien [#]

16 juin 2009

Langue des oiseaux...

Je me manque à moi-même...
Je me mens qu'à moi-même...

La magie ? L'âme agit...

Envie ? En vie ...

Soigner n'est pas guérir...
Soi-nier n'est pas gai-rire...

Marrant non ?

Posté par TendrePoison à 15:28 - Dans le désordre... - Commentaires [2] - Permalien [#]

15 juin 2009

Foutage de gueule: en phase 6 ? lol

Alors que l'OMS décidait il y a quelques jours, face à la progression de la grippe A H1N1, de passer au niveau d'alerte maximum, la France, elle, décidait de rester au niveau 5. On nous disait alors, pour justifier la chose, que sur les 73 cas officiellement recensés dans notre pays, seuls 8 étaient survenus chez des personnes n'ayant pas séjourné dans des zones très touchées et concernaient des malades ayant été en contact direct et étroit avec des "cas importés".

Principe de précaution revisité à la sauce capitaliste. Car toute la subtilité réside dans le fait de déterminer ce qui mérite, aux yeux de nos pseudo-dirigeants, les égards d'une mise en péril précautionneuse. A n'en pas douter, quand des intérêts financiers sont mis en balance avec des vies humaines, ça penche toujours du même côté, et les fameuses précautions visent toujours le même but. Car passer en alerte 6, ça coûte. Reconnaître l'urgence et la dangerosité de la situation éxigerait de prendre un certain nombre de mesures susceptibles de perturber notre économie vacillante. Alors ? Alors rien.

Ah si, on nous prépare gentiment à une vaccination obligatoire dans la précipitation dont les conséquences médicales, accidents de vaccinations et effets secondaires à prévoir constitueront les dommages collatéraux (A voir sur AgoraVox: HIN1 : pourra-t-on refuser une vaccination obligatoire ?). Ca passe ou ça casse. Un peu comme un Airbus avec des pièces made in China.

Il n'y a pas lieu de s'inquiéter, restons en phase 5, le temps de trouver aux labos un moyen de refourguer quand même aux petits vieux leur super vaccin pour la grippe saisonnière (qui fait malgré tout 30000 morts par an). Car comme ce dernier n'est pas obligatoire, la question du jour est la suivante:  La production d’un vaccin contre le virus H1N1 mettra-t-elle en danger celle du vaccin saisonnier ? 2 vaccins, les ptits vieux ne vont rien capter. Alors faut-il créer un vaccin monovalent contre le H1N1 ou l'intégrer dans le vaccin annuel de la grippe saisonnière ?

Et en attendant ? Près de Toulouse, 7 collégiens de la même classe ont été hospitalisés et diagnostiqués porteurs de la vilaine grigrippe, et cette fois-ci il n’y a eu aucun contact avec des voyageurs revenant de zone touchés par la maladie. Alors ? Phase 6 ? Y passera ? Y passera pas ? Bah non. Point d'emportements humanistes déplacés qui pourraient conduire à un réhaussement prématuré du niveau d’alerte. Restons précautionneux : il n’y a pour l’instant, qu’une " suspicion de cas groupés ". Les labos font "ouf" mais nous on a du mal à piger. En partant du principe qu’un groupe est, selon le dico, un ensemble distinct de choses ou d’êtres de même nature, réunis dans un même endroit, je crois qu’on peut considérer sans trop approfondir la question, que 7 élèves (ensemble distinct d’êtres) faisant parti d’une même classe (donc réunis dans un même endroit), constitue un groupe, non ?

Alors on se fout de nous, un peu, beaucoup, passionément, à la folie ?

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25 mars 2009

Coucou

Je ne me suis pas dématérialisée ! Ce blog est juste sur pause pendant quelques temps. Je suis en train de déménager et j'en profite pour prendre un peu l'air :) Bisous. TP

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05 mars 2009

Est-ce que ce monde est sérieux ?

"... dit une chanson de Cabrel.

Bof ! Et bien non. S’il l’était vraiment, la vie y serait plus heureuse et plus libre et la planète serait assurément moins malade et plus verdoyante. Regardons notre société en face, en cessant d’être dupe du tape à l’œil et de la frime. Elle est vraiment lamentable. Elle l’est d’autant plus que tous les éléments d’information sont là pour le montrer, que nous le savons et que nous n’avons pas le sérieux d’agir en conséquence. Nous pratiquons un jeu de dupe. Faire semblant de comprendre d’un côté, et faire le contraire de ce qui est requis de l’autre.

Il est important d’observer autour de nous à quel point notre société mobilise toutes les ressources de l’intellect pour persuader l’homme de masse, le « travailleur de la consommation », comme dit Günter Anders, de la valeur suprême des objets de la frivolité. C’est un travail de sape constant que de miner l’essentiel avec du superficiel. Il engage tout d’abord de la part du sujet un type de perception hypnotique, qui substitue le réflexe à la réflexion. Il suppose le sabotage de tout ce qui comporterait ne serait-ce que l’ébauche d’une prise de conscience, l’évitement constant du sérieux par la dérision, le détournement systématique de la critique à des fins qui ramènent encore et encore vers le profit. L’art de laisser croire à chacun qu’il dispose de son libre arbitre, tout en l’empêchant systématiquement de l’exercer. Il suffit d’écouter les stations FM en direction des jeunes pour le remarquer. « On se mare au sujet des meufs». 90% des programmes de télévision participent de cet esprit et les 10% restant sont mis évidemment en concurrence avec une incitation constante à choisir la facilité et donc à prendre le parti du  divertissement. Bref, les moyens de la technique sont investis pour apprendre à tout un chacun à se désinvestir de tout, à rester dans le léger et le superficiel. La potiche délurée et sans cervelle, et le potache mâcheur de chewing-gum à l’horizon mental confiné dans les limites d’une console de jeux sont très à l’aise dans ce monde ! Il est fait pour eux. Le système de la consommation maintient une mentalité d’ado accro de la consommation. C’est cette légèreté qu’il propose en modèle. Il fait constamment l’apologie de l’inconscience, sous la forme d’une vie fun et glamour ; celle où on ne pense jamais, mais où on s’amuse beaucoup. Et les jouets ne manquent pas ! C’est ce que l’industrie du loisir propose sans arrêt !

Il est difficile d’assumer sur le fil du rasoir la lucidité nue, sans céder à la tentation du cynisme qui, lui, termine finalement à chaque fois sa course dans les futilités convenues. Le Sérieux est la lucidité même, sans grandiloquence, ni petites manières. Le paradoxe, c’est justement que c’est au cœur de la gravité que l’humour atteint au sublime. Regardez bien ceux qui ont un véritable talent comique. Un comique qui sait entrer de manière poignante dans le pathétique de la vie, fait exploser le rire au cœur du sérieux absolu. C’est alors seulement qu’il délivre une leçon de vie.  La présence de Krishnamurti en conférence frappe par la puissance du sérieux qu’il dégage. Mais ses auditeurs étaient aussi très frappé par ses éclats de rire très communicatifs. Mais ce rire là avait une qualité particulière, parce que, mystérieusement, il était porté par un sérieux total.

Et quand le sérieux est total, l’amour n’est jamais absent. Le cynisme est assassin, mais la lucidité est aimante. « Ce que nous faisons de plus sérieux sur cette terre c'est d'aimer, le reste ne compte guère », dit  Julien Green. L’amour vivant est précisément ce qui délivre la diligence de l’attention, le soin à l’égard de ce que l’on fait et la déférence à l’égard de ceux pour qui on le fait. Quand l’amour est vivant, la légèreté retrouve sa juste place, car elle est joyeuse et libre."

(Extrait du site Philosophie & Spiritualité)

Posté par TendrePoison à 20:54 - Dans le désordre... - Commentaires [5] - Permalien [#]

04 mars 2009

Près du lac...

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26 février 2009

Mes ancêtres !

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Posté par TendrePoison à 10:49 - Dans le désordre... - Commentaires [3] - Permalien [#]

19 février 2009

TOTAL à côté de ses pompes

Imaginons que vous avez l'habitude de vous arrêter dans une petite station service qui se trouve sur votre route, quand vous rentrez du boulot. C'est également le seul endroit ouvert le dimanche que vous connaissez, où il est possible d'acheter deux, trois bricoles à manger en dépannage pour survivre jusqu'au lundi. Vous y retournez donc de temps en temps et à force, vous finissez par sympathiser avec le caissier. Vous discutez et plaisantez avec lui au moment de régler vos achats. Tout cela est bien mignon.

Et puis voilà qu'un soir, alors que vous venez d'achever d'emballer votre bouteille de rosé d'Anjou et votre baguette décongelée, et que vous saluez votre aimable caissier en lui souhaitant une bonne soirée, celui-ci vous répond: "A bientôt. TOTAL vous remercie."

Moment de stupeur. Sidération. Vous dévisagez le caissier d'un air ahuri. Pardon ? Ai-je bien entendu ? TOTAL... me remercie ?

Et bien oui. TOTAL vous remercie. Une conversation normale, agréable, légère, complice et tout à coup, TOTAL, dont on se fout comme de son premier soutif (les hommes encore plus que les femmes), vous remercie d'être venu vous alléger chez lui de quelques euros sonnants et trébuchants. Même quand les prix de l'essence flambent et que vous allez faire le plein (ou le vide, selon le point de vue) à reculons, TOTAL, Grand Prince, vous remercie de préférer vous faire ****** par lui plutôt que par un autre.

Vous êtes sous le choc. D'abord, vous venez de réaliser que vous êtes chez TOTAL, parce que jusqu'à présent, vous n'y aviez même pas fait gaffe, toutes les stations service se ressemblent et à n'en pas douter, se valent. Celle-là était sur votre route, les prix n'étaient pas plus chers qu'ailleurs, on pouvait aussi y acheter de quoi manger. Vous n'aviez aucune raison de faire un détour pour prendre votre carburant. Maintenant si, vous en avez une: ne plus entendre cette phrase. Car non seulement, si TOTAL vous remercie, vous ne remerciez pas TOTAL d'asseoir sa prospérité ronflante sur votre dépendance et sur la pollution de l'atmosphère et vous ne remerciez pas non plus TOTAL d'atteindre les sommets, ou plutôt les tréfonds, de la connerie en matière de management.

Car le client qui vient chez TOTAL, par hasard, voire par inadvertance, a envie de tout sauf de voir son gentil caissier se métamorphoser en automate robotisé et décervelé au moment de vous saluer. Croire le contraire témoigne au mieux d'un degré d'incompétence en matière de communication qui dépasse l'entendement, au pire d'une absence totale d'empathie et de sensibilité aux rapports humains.

Vous demandez alors à votre gentil caissier de bien vouloir envoyer TOTAL se faire voir chez les grecs ou ailleurs où le pétrole coule à flot, et de redevenir un être humain. Mais ça va être dur, il est chef d'équipe, manager comme on dit, et doit donner l'exemple aux autres employés de la station.

Bel exemple de la décadence où nous mène le management moderne, dont on cherche aujourd'hui à appliquer les principes au niveau du fonctionnement du pays tout entier.

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Posté par TendrePoison à 13:24 - La phrase qui tue - Commentaires [2] - Permalien [#]

16 février 2009

Pourquoi les dividendes n'ont pas baissé en 2008 ?

Les entreprises du CAC 40 ont versé 54 milliards à leurs actionnaires en 2008. Presque autant que l'année précédente, malgré la crise. Les explications de Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques chez Natixis.

Les entreprises du CAC 40 ont versé pratiquement autant de dividendes à leurs actionnaires que l'année dernière, malgré la crise. Pourquoi ?

C'est une réaction défensive à la crise, une réponse à la crainte de perdre ses actionnaires. Aujourd'hui, plus que jamais, l'action est perçue comme un actif risqué. Les entreprises souhaitent donc rassurer leurs propriétaires par l'attribution de dividendes élevés. Puisque le cours des actions ne cesse de baisser depuis la crise de l'été dernier, il faut offrir à ceux qui possèdent encore des parts des rendements intéressants. Pour justifier la prise de risque, on offre donc des dividendes au rendement élevé, de l'ordre de 4,5%. Soit un peu plus que les obligations d'Etat. Finalement, cela répond aux besoins de fonds propres des entreprises et à leur nécessité de se financer.

Le financement, est-ce le problème des entreprises françaises ?

Oui. Le taux d'autofinancement des entreprises est très faible en France, de l'ordre de 50%. Ce qui est anormalement bas comparé aux autres pays européens. Aux Etats-Unis en Allemagne ou en Grande Bretagne, le taux d'autofinancement avoisine les 100%, au mépris de la rémunération des salariés. Les entreprise françaises sont donc particulièrement dépendantes du crédit. C'est un vrai problème à l'heure où celui-ci se raréfie. Pour augmenter l'autofinancement, une seule solution, la baisse des dividendes. Or c'est impossible pour les raisons précédemment invoquées. C'est le serpent qui se mord la queue...

Vous ne devez donc pas être favorable à la règle des 3 tiers (selon laquelle les bénéfices sont répartis à parts égales entre les actionnaires, les salariés et l'investissement) invoquée par Nicolas Sarkozy ?

Cette règle est une absurdité. Un tiers des profits  affectés au financement, c'est plus bas que les 50% actuels. A l'inverse, 33% des bénéfices affectés aux salariés, c'est démesuré. Le propre de l'entreprise et du modèle capitaliste, c'est de faire peser le risque sur les actionnaires et non sur les salariés. Choisir d'être salarié, c'est admettre l'idée d'avoir une rémunération fixe, quitte à ce qu'elle soit plus faible, pour ne pas dépendre des profits de l'entreprise. Sinon c'est prendre le risque, comme aux Etats-Unis d'avoir des salaires fixes très faibles et des parts variables qui peuvent être élevées mais qui en période de crise, diminuent fortement. Si on veut améliorer la situation des employés, il vaudrait mieux augmenter les salaires plutôt que changer la répartition des profits entre salariés et actionnaires.

(Source: l'Express.fr)

Posté par TendrePoison à 09:08 - Actu - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 février 2009

500 euros et 500 secondes, par TendrePoison

Chaîne transmise par Rébus dont voici les règles :

1. Avoir un blog (oui parce que sinon... )
2. Écrire un article relatant ce que vous feriez s'il vous restait 500 euros et 500 secondes à vivre. Vous avez carte blanche, que ce soit en 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination.
3. Relancer la chaîne en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question.
4. Faire référence à cet article et à ces mini-règles afin que l'on puisse tracer tous les participants.
5. Intituler votre article "500 euros et 500 secondes par Votre Nom"

Pour gagner, vous devez être le blogueur qui aura généré le plus grand nombre de commentaires suite à son article. Les compteurs seront arrêtés le 16 février à minuit.
« Bouh, trop nul ! Mon blog a trop peu de visites pour que je puisse gagner ! »
Meuh, non, les blogueurs de Lyon69.net décerneront également un Prix du Jury à l'article le plus original. Le blogueur qui nous aura le plus amusé/surpris/touché par sa réponse se verra remettre une bouteille de champagne.

Bon alors...

On dit que pour bien vivre il faut du temps et de l'argent. 500 secondes ou une vie entière, 500 euros ou 500 millions... au fond, la question est la même: qu'est-ce qu'on fait de ce qu'on a pendant le temps qui nous est imparti ? Qu'est-ce qui compte réellement pour soi ?  Bon en l'occurrence, on n'a pas franchement le temps de philosopher, il faut synthétiser ce qu'on est et le sens de sa vie en un geste, donc agir à l'instinct (j'ai failli écrire "à l'instant"!).

Gainsbourg aurait certainement fait un feu de joie (quoiqu'il lui aurait manqué les caméras)... Ptêtre que tout seul, il se serait plutôt roulé un joint avec le billet ?

Moi j'ai une super idée: j'écris sur le billet de 500 "au moment de crever, on est tous égaux ! Pensez aux générations futures!" et je le mets aux enchères sur e-bay, avec les conditions générales de vente en ligne en guise de testament stipulant que tous les bénéfices de cette transaction seront employés à  sauvegarder l'environnement et à soulager la souffrance dans le monde sous toutes ses formes. Et puis j'envoie le lien par mail à tous les journaux pour faire mousser l'affaire. On sait jamais, y aura bien un millionnaire philanthrope qui s'emmerde et que ça fera rire. (S'il est chef d'entreprise, il aura sûrement envie de maximiser les profits: se faire de la pub en faisant un geste utile ! :)

Bon, en vrai, je crois que j'ignorerai superbement le billet et que je me servirai juste des 500 secondes pour écrire un petit mot aux gens que j'aime et j'enverrai aussi un mail pour qu'on vienne chercher ma chatte. S'il me reste du temps, je fume une clope.

Je transmets à Fleche, Sixtine, Nikkos, Ciboulette et Alicia (à son retour)

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10 février 2009

Humaniser l'économie

A voir vraiment... des idées intéressantes et une approche constructive sur ce site.

La fronde économique

Extrait et sommaire :

Pour "changer le monde", il faut changer l'économie, force puissante et structurante des sociétés modernes, dont les dysfonctionnements sont à l'origine des principaux problèmes actuels (périls écologiqe, inégalités, délitement social...).

L'économie n'est pas une "boîte noire" hostile dont le contenu, la forme et l'usage seraient des données exogènes, échappant au citoyen, à l'éthique, au politique.

Son fonctionnement actuel n'est ni "naturel" ni d'ordre divin : il a été construit par des idées, des hommes et des lois; il pourra être transformé par des idées, des hommes et des lois.

  • Développer les entreprises sociales et solidaires 
  • Développer la responsabilité sociale d'entreprise 
  • Sortir du productivisme 
  • Reprendre la main sur le capitalisme financier 
  • Partager équitablement les richesses 
  • Pour l'équité dans le commerce 
  • Pour un syndicalisme massif, offensif et mondial 
  • Travailler mieux 
  • Développer la citoyenneté économique 
  • Mesurer autrement la richesse 
  • Créer de nouvelles alliances
  • Je rajouterais que le système économique actuel est le reflet l'Homme, de ses mentalités, de ses intentions, de ses valeurs et de ses priorités. Si l'économie est aujourd'hui "deshumanisée", c'est parce que ceux qui tiennent les rênes du pouvoir  ne font aucun cas de la vie humaine. La "globalisation", la "mondialisation" sont en train de détruire l'individu dans ce qu'il a de plus précieux, son unicité et son humanité. Un mouvement qui a été très loin dans un sens met un certain temps avant de s'inverser. Il faut beaucoup de prises de conscience individuelles pour générer une conscience collective, et déclencher un basculement, une transformation réelle. Mais ça bouillonne en ce moment sur la planète...

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    09 février 2009

    Einstein a dit...

    " La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent "


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    05 février 2009

    Les bourses ont leurs raisons...

    Voici ce que révèle une étude réalisée en novembre 2008 par le cabinet PRINCE & ASSOCIATES auprès de 191 multimillionnaires dans le monde avouant avoir une relation extra-conjugale depuis plus d'un an:

    80 % d'entre eux prévoient de réduire les dépenses, cadeaux, bijoux, dîners dans les grands restaurants, balades en jet privé et autres caprices jusque là consentis à leurs amants ou maîtresses, en évoquant la nécessité de "réduire les dépenses inutiles".

    Parmi les sondés, qui subviennent à 70 % ou plus aux besoins financiers de leur petit(e) ami(e), 12 % envisagent, plus radicalement, de mettre fin à la relation adultère "pour des raisons financières".

    On constate également que plus la relation est ancienne, plus elle est en danger: au delà de trois ans, 7,3 % des personnes interrogées pensent rompre, tandis qu'elles ne sont que 4,7 % à l'envisager si la relation est plus récente (entre un et trois ans). L'attrait de la nouveauté sans doute...

    Russ Alan Prince, le président de PRINCE & ASSOCIATES, et psychologue à ses heures, tente de nous éclairer sur le phénomène: "Les riches sont touchés par la crise. Certes ils sont loin d'être au bord de la faillite, mais ils voient la bourse faire le yo-yo. L'avenir est tellement incertain; ils sont nerveux, plus prudents."

    Cela dit, même si les deux espèces sont menacées par la précarité, il semble que le statut de gigolo soit plus enviable que celui de poule de luxe, surtout aux abords de la Saint Valentin:

    Parmi les sondés, 15,4 % des femmes seulement pensent réduire les dépenses pour leurs amants, contre 81,6 % des hommes.

    Plus de la moitié des femmes envisagent même de dépenser plus !

    Enfin, seules 1,6 % d'entre elles projettent de rompre pour alléger leur budget, contre 10,4 % des hommes cruels.

    M. Prince avoue cette fois-ci être dépassé et ne pas comprendre la logique féminime.

    Quelques élements d'explication, peut-être, de la part de la sociologue Jolanta Bak, qui a réalisé divers travaux sur le profil des riches: "La relation adultère est souvent considérée pour les hommes très riches comme un attribut de leur fortune, de leur statut, tandis qu'elle est envisagée par ces femmes comme un lieu d'émotion et souvent un antidote à leurs angoisses."

    Donc, si on comprend bien, en période de crise, les vénusiennes s'investissent d'avantage dans leur refuge affectif, ce qui les aide à se sentir plus fortes pour affronter les difficultés, alors que les martiens optimisent l'organisation de leur budget et font le tri dans leurs dépenses...

    Allez... C'est pas personnel, c'est les affaires ! lol

    coeuror

    Posté par TendrePoison à 11:10 - Insolite - Commentaires [3] - Permalien [#]
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