Transition

hop hop hop

05 juillet 2008

Tout reste à faire

hex64

Opposé du précédent hexagramme qui décrit un aboutissement (Tout est en ordre), le dernier hexagramme du Yi King, le 64,  évoque une désagrégation qui a atteint son paroxysme et annonce le passage d'un état à un autre. Les traits yin et yang se succèdent, mais cette fois, aucun n'est à sa place: les traits yin se trouvent aux places impaires et les traits yang aux places paires. La situation est ouverte à tous les possibles et le Yi King se conclut sur cette perspective pleine de promesses.

L'attitude à adopter: il ne tient qu'à vous de bien négocier la dernière phase du parcours et de ne pas céder à l'inquiétude et à la précipitation qui caractérisent souvent les périodes de transition. Restez prudent comme "un renard qui marche sur la glace" et avance la patte pour tester la solidité avant chaque nouveau pas. La dernière ligne droite est toujours la plus délicate. Si vous surmontez votre fatigue et restez patient, vous atteindrez votre but.

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18 juin 2008

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

" Parce que c’est plus facile. Comme il est plus facile de fuir le bonheur que d’être heureux. Tout labyrinthe a son issue, tout problème a sa solution : qui se complique l’existence se rassure en la mettant à la portée de son intelligence, alors qu’un geste simple, si simple qu’il est indécomposable, a ceci d’inquiétant qu’il ne se pense pas (…). La complication rassérène l'esprit que la simplicité destabilise comme le petite garçon désarçonne son père par les questions qu'il lui pose(...).

En grandissant, nous fabriquons de l'explicable et nous attachons à lui. Mais c'est un faux calcul où l'essentiel est sacrifié: quand tout s'explique, on ne comprend plus rien. Aucune émotion ne tient dans un diagramme, aucun sociologue n'expliquera jamais les raisons d'un suicide, le sourire de la Joconde échappera toujours aux scientistes qui voudraient, microscope à l'appui, en percer le mystère (...).

A l’image d’Achille qui rattrape la tortue tandis que des mathématiciens s’échinent depuis la nuit des temps à démontrer que c’est impossible, la simplicité trouve en marchant, existe avant d’être, agit avant de décider. Comme la vision précède l’œil, comme le baiser précède la demande en mariage, comme l’évidence des apparences précède le mensonge de la vérité, qu’elle vienne avant, qu’elle vienne après, la simplicité est toujours première."

(Raphaël ENTHOVEN)

spiralearcenciel

Ca aurait pu faire un bon sujet de bac de philo ça !;)

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13 juin 2008

Le dictionnaire du Diable

ptitdiable

Accomplissement: La fin de l'effort et le début de l'ennui.

Ardeur: Etat particulier de l'amour sans l'expérience.

Compromis: Sorte d'ajustement d'intérêts divergents qui consiste à donner à chaque adversaire la satisfaction de penser qu'il a eu ce qu'il ne devait pas obtenir, et qu'il n'est privé de rien, sinon de ce qui lui était véritablement dû.

Eloquence
:
Art de convaincre les imbéciles par la parole de ce que le cheval blanc d'Henri IV est effectivement blanc. Cela inclut le talent de prouver que le cheval blanc est également de n'importe quelle autre couleur.

Expérience: Lucidité qui nous permet de reconnaître comme une fâcheuse vieille connaissance la folie que nous venons de commettre.

Faire plaisir: Poser les fondations d'une structure de contrainte.

Félicitations: Politesse de la jalousie.

Fidélité: Vertu particulière de ceux qui ne sont pas loin d'être trompés.

Histoire: Compte rendu hautement douteux d'événements historiques hautement futiles, causés par des chefs d'une haute scélératesse et des soldats particulièrement stupides.

Paix: Dans les affaires internationales, période de duperie entre deux périodes de combats.

Raisonner: Peser des probabilités sur la balance du désir.

(Extraits du Dictionnaire du Diable (1911) - Ambrose Bierce)

A voir aussi : Le dictionnaire de l'amour et du pouvoir

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13 mai 2008

Pourquoi Sarko ne sera jamais Cyrano

Une petite réflexion intéressante sur les apparences, et au-delà...

(source: Petite philosophie grave et légère, Bertrand Vergely)

" Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer leur image à ceux qui s'y mirent", disait Jean Cocteau.

Subtile réflexion ! Les apparences ne sont pas ce que l'on croit. On les critique. On dit qu'elles ne sont rien. Si tel était le cas, on ne prendrait pas la peine de les condamner. On dit souvent de quelque chose qu'elle n'est rien, quand elle est quelque chose de gênant. On cherche ainsi à se prémunir.

Le propre de la séduction consiste à renvoyer à quelqu'un l'image qu'il attend. L'autre qui voit ce qu'il attend de voir ou qui entend ce qu'il attend d'entendre, croit se voir et s'entendre. Il oublie qu'on le trompe. Le danger du paraître réside là. En faisant apparaître à quelqu'un ce qu'il désire voir apparaître, il est possible de le manipuler à sa guise. Le paraître est donc dangereux, parce que le déguisement l'est. Ce danger vient de sa double face.

L'humanité grandit en se cultivant. Elle se cultive en refoulant la nature. Ainsi quand on est en conflit avec quelqu'un, on tâche d'y mettre les formes. On déguise ses intentions belliqueuses en "faisant part de sa surprise". On déclare "ne pas être insensible", pour dire que l'on aime. En se dédoublant pour déguiser ses intentions, on évite la brutalité des rapports. On crée aussi un risque. Une humanité artificielle peut naître. Imaginons que quelqu'un veuille toujours bien passer en société. Il ne se contentera pas de déguiser ses sentiments. Il les annihilera. Le résultat sera concluant. On l'invitera, et même, on le réinvitera.

"Paraître" veut dire donner le change, être ce que l'on n'est pas. Paraître veut dire également apparaître au grand jour, se manifester, devenir réel. On n'est plus dans l'apparence. On est dans l'apparition. L'intérieur vivant au point de devenir extérieur. Tout passe, lors de tels moments. Ce qui pourrait donner l'impression de transgresser les limites de la société, ne choque pas. En faisant surgir l'humanité dans la société et non contre elle, elle rend service à cette dernière. Elle la délivre, en lui donnant une clef.

Un désir, une colère sont brutaux, quand ils expriment la tyrannie d'un individu. On les respecte, quand, soumis à la vie, c'est celle-ci qui parle en eux. Cela sonne juste.

Il existe une société d'homme vivants. La société des hommes sociaux l'etouffe souvent, jusqu'à ce qu'un libérateur, comme Cyrano de Bergerac dans la pièce d'Edmond Rostand, survienne en enseignant qu'il existe des colères nécessaires, parce que vivantes.

"Moi, dit-il, c'est moralement que j'ai mes élégances.
Je ne m'attife pas ainsi qu'une freluquet.
Mais je suis plus soigné si je suis moins coquet."

On pardonne tout à Cyrano. On le remercie d'exister. Il n'est pas comme il faut. Il est vrai. Il n'a pas d'éducation. Il a du panache !

Cyrano_1_

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07 mai 2008

Les "Prédateurs" existent... il faut s'en protéger !

Extraits de la préface du livre " Ponérologie politique " d’Andrew Lobaczewski, dont les 50 premières pages sont disponibles sur le blog Panier de crabes. Des passages qui aident à mettre des mots sur des sensations.

Souvent on essaie d'appliquer une grille de lecture de nos propres comportements et de nos propres émotions à quelque chose qui est fait d'une nature différente. Ce décalage se sent, une sorte de malaise, mais objectivement dans un premier temps, impossible d'avoir une certitude, et impossible de définir vraiment le truc qui cloche. Ca se sent. Ca ne s'intellectualise pas. Il ne faut pas chercher à intellectualiser et c'est souvent l'erreur commise. Essayer de comprendre quelque chose qui crée une dissonance en soi, alors que cette dissonance à elle-seule devrait nous alerter et nous faire décamper sans demander notre reste ! Ce que ferait n'importe quel animal. Mais nous n'avons plus d'instinct, nous ne savons plus reconnaître IMMEDIATEMENT une situation de danger ! Au lieu de ça, on tergiverse, on attend, et fait des compromis avec l'essentiel ! DANGER !!

" Les psychopathies, telles qu’à l’origine conçues par Cleckley (1941), ne sont pas limitées à des actes illégaux, mais elles englobent des caractéristiques de personnalité telles que la manipulation, l’insincérité, l’égocentrisme et l’absence de sentiment de culpabilité – caractéristiques clairement présentes chez les criminels, mais aussi chez des conjoints, des parents, des patrons, des avocats, des politiciens, et des directeurs de sociétés pour n’en énumérer que quelques uns (Bursten, 1973; Stewart, 1991).
Notre propre étude de la présence de psychopathies au sein d’une population universitaire a montré que sans doute 5% au moins de cet échantillon pouvaient être considérés comme psychopathes, et que la grande majorité de ces psychopathes est masculine (plus d’un homme sur dix par rapport à environ une femme sur cent). Vues de cette façon, les psychopathies peuvent être considérées comme .... impliquant une tendance à la domination et à la froideur. Wiggins (1995) dans son résumé des nombreuses découvertes faites jusque là... indique que ces individus sont prompts à la colère et à l’irritation, et ont tendance à exploiter leur entourage. Ils sont arrogants, manipulateurs, cyniques, exhibitionnistes, amateurs de sensations fortes, machiavéliques, revanchards, et en recherche de leur propre profit. En ce qui concerne leurs modèles d’échanges sociaux (Foa & Foa, 1974), ils s’attribuent à eux-mêmes amour et importance, se voient comme très estimables et importants, mais n’accordent ni amour ni importance aux autres, qu’ils voient d’ailleurs comme sans valeur ni importance."
(Salekin, Trobst, Krioukova: (2001) "Construct Validity of Psychopathy in a Community Sample: A Nomological Net Approach" in Journal of Personality Disorders)

"L'hypothèse fondamentale de Cleckley est que le psychopathe souffre d'un déficit affectif profond et incurable. S'il ressent vraiment quelque chose, ce sont des émotions très superficielles. Il est capable de faire tout ce qu'il veut selon son caprice du moment parce que des conséquences qui rempliraient de honte, de dégoût de soi, d'embarras, un homme ordinaire, n'affecte simplement pas du tout le psychopathe. Ce qui pour d'autres serait horreur ou désastre n'est pour lui qu'un inconvenient passager."

" Pour Hervé Cleckley, les psychopathes sont des humains à tous égards, sauf qu'il leur manque une âme. Cette absence de "qualité d'âme" fait d'eux des machines très efficaces. Ils peuvent écrire des ouvrages savants, utiliser le discours de l'émotion, mais avec le temps, on constate que leurs paroles ne correspondent pas à leurs actes. Ce sont des gens qui peuvent clamer à tout va qu'ils sont anéantis par le chagrin et qui vont se rendre à une soirée mondaine "pour oublier". Le problème, c'est qu'ils oublient vraiment..."

" Adrew Lobaczewski aborde le problème des psychopathes et de leur contribution extrêmement significative aux maux macrosociaux de notre société, ainsi que leur aptitude à se conduire comme des éminences grises à l’arrière-plan de notre société. Il est très important de garder à l’esprit que cette influence provient d’un segment relativement réduit de l’humanité. 90 % des humains ne sont pas des psychopathes.
Mais ces 90 % de gens normaux savent que quelque chose va de travers ! Mais ils ne parviennent pas à l’identifier, à mettre le doigt dessus ; et à cause de cela ils pensent qu’ils ne peuvent rien y faire ou que c’est la volonté de Dieu de punir le genre humain.
Ce qui se passe en fait, c’est que quand 90 % d’humains tombent dans l’état d’esprit décrit par Lobaczewski, les psychopathes, semblables à de violents éléments pathogènes dans le corps, frappent aux points faibles et toute la société est plongée dans des conditions qui toujours et inévitablement conduisent à l’horreur et à la tragédie sur très grande échelle. Le film, The Matrix, a fait vibrer une corde très profonde dans la société parce qu’il mettait le doigt sur le piège mécanique dans lequel sont tombés tant de gens, et dont ils sont incapables de sortir parce qu’ils croient qu’autour d’eux, tout ceux qui ressemblent à des humains sont vraiment comme eux émotionnellement, spirituellement, etc.
Pour donner un exemple de la manière dont les psychopathes peuvent directement affecter la société dans son ensemble, voyez: ‘l’argument légal’ tel qu’expliqué par Robert Canup dans son livre The Socially Adept Psychopath6. L’argument légal semble être à la base de notre société. Nous croyons que l’argument légal est un système avancé de justice. C’est en fait un truc très malin qui a été imposé en douce aux gens normaux par des psychopathes pour avoir le dessus. Voyez plutôt: l’argument légal n’est pas autre chose que de voir qui sera le plus malin à profiter de la structure en place pour convaincre un groupe de gens de quelque chose. Parce que ce système d’argument légal a été mis en place lentement comme un élément de notre culture, quand il envahit notre vie personnelle nous ne le reconnaissons plus immédiatement en général. Mais voici comment cela fonctionne: les humains ont été accoutumés à supposer que les autres humains font le bien et sont bons et justes et honnêtes (ou du moins s’y essaient). C’est ainsi que, très souvent, nous ne prenons pas le temps de nous appliquer à déterminer si une personne apparue dans notre vie est vraiment une "bonne personne". Lorsqu’un conflit survient, nous supposons automatiquement que dans tout conflit une des parties a raison au moins en partie, que l’autre partie a elle aussi raison en partie, et qu’il est possible de reconnaître quelle partie a le plus raison ou le plus tort. Du fait de notre soumission à des facteurs d’"arguments légaux’, quand une dispute s’élève nous pensons automatiquement que la vérité se trouve quelque part entre les deux extrêmes. Dans ce cas, il est utile d’appliquer un peu de logique mathématique au problème de l’argument légal.
Supposons que lors d’une querelle une des parties est innocente, honnête, et dit la vérité. Il est évident que le mensonge ne profite pas à l’innocent; quel mensonge peut-il proférer? S’il est vraiment innocent, le seul mensonge qu’il peut commettre c’est de faire une fausse confession: "c’est moi qui l’ai fait". Mais le mensonge profite bien au menteur. Il peut déclarer: "ce n’est pas moi qui l’ai fait" et accuser quelqu’un d’autre du forfait, pendant que l’innocent continue à affirmer: "ce n’est pas moi qui l’ai fait", ce qui est la vérité.
Quand elle est déformée par des menteurs habiles, la vérité peut toujours mettre un innocent dans une mauvaise position, particulièrement quand l’innocent est honnête et reconnaît ses erreurs. L’hypothèse que la vérité se trouve entre les témoignages des deux parties fait toujours glisser l’avantage vers la partie qui ment, et non vers celle qui dit la vérité. Dans la plupart des circonstances, ce glissement, ajouté au fait que la vérité sera aussi déformée de manière à porter préjudice à la personne innocente, donne toujours l’avantage aux menteurs: des psychopathes. Même le simple fait de témoigner sous serment est une farce inutile. Si quelqu’un est un menteur, prêter serment ne signifie rien pour une telle personne. Cependant, prêter serment est important pour un témoin sérieux et loyal. Mais une fois encore, l’avantage est du côté des menteurs. "

"Oh bien sûr! Ils peuvent imiter des sentiments, mais les seuls vrais sentiments qu'ils semblent éprouver (ce qui les pousse vraiment et les fait agir différemment selon les effets à produire) c'est une sorte de "faim prédatoriale" pour ce qu'ils convoitent. C'est à dire qu'ils "ressentent" le besoin/désir comme étant de l'amour, et lorsque leur besoin/désir n'est pas comblé, ils décrivent cela comme n'étant "pas aimés". En outre, cette perspective besoin/désir suppose que seul la "faim" du psychopathe est réelle, et que tout ce qui se trouve en dehors de ce psychopathe n'est pas réel, sauf dans la mesure où cet "en-dehors" peut être assimilé au  psychopathe comme une sorte de nourriture. "Est-ce que cela peut être utilisé ou apporter quelque chose ?" Voilà la seule préoccupation du psychopathe. Tout le reste est soumis à cette pulsion.
Pour résumer, le psychopathe est un prédateur."

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30 avril 2008

Quand vous craquez dîtes-vous que...

"Ce n'est pas un signe de bonne santé que d'être bien adapté à une société profondément malade." ( Krishnamurti )

Lu en en-tête du site de Bénédicte, Libre-cours.

engrenage

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12 avril 2008

Résonnances

" Ainsi toutes les choses sont liées. A cause de cette nature interdépendante et afin d'obtenir notre propre bonheur, nous devons être attentifs aux causes immédiates. Tout comme nous sommes concernés par l'expérience des conséquences de nos actes, nous devons être attentifs aux causes immédiates comme aux causes à long terme ou éloignées. "
(Un voyage vers le bonheur, Dalaï Lama)

Karma signifie littéralement en sanskrit : " acte ". Loi de causalité universelle. La conséquence karmique d'un acte, que celui-ci soit de nature physique ou psychique, ne dépend pas tant de l’accomplissement de l’acte lui-même que de l’intention qui l’a produit.

ouroboroslune

" Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons: toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même. "
(Seattle, chef indien Suquamish)

La loi karmique s’explique par l’interconnexion et la dépendance de toutes choses… et un geste apparemment sans importance peut avoir un effet désastreux en ce temps... ou en d’autres... que l’on songe par exemple aux conséquences désastreuses du déversement de certains déchets sur la planète ou du comportement irresponsable de certaines nations dans l’exploitation des ressources naturelles...

Sur ce site  : " Pour les personnes qui restent indifférentes ou sceptiques face à la situation du Tibet le coté écologique devrait peut être les faire changer. En effet les erreurs commises au Tibet et en chine en général à ce propos ont ou auront des répercutions sur le reste de la planète. Plus ou moins indirectement et à plus ou moins long terme. Parmi les nombreux problèmes, on peut citer 2 exemples: la déforestation qui entraîne de nombreuses inondations en chine. Sans arbres les vents des hauts plateaux Tibétains ne sont plus retenus et peuvent donc circuler librement sur toute la planète. Ce qui a pour conséquences l'augmentation de la température de l'Atlantique nord en hiver, les typhons dans le Pacifique, ou encore les terribles orages qui affectent le Pérou, l'Equateur et même la Californie. Le deuxième exemple est le nucléaire. Les plus grandes réserves d'uranium du monde se trouvent au Tibet. Le sol est exploité dans des conditions dramatiques. Certains stocks de déchets nucléaires ont disparu dans la nature...Sans parler des terribles conséquences sur la population locale....N'oublions pas quand même qu'une grande partie des fleuves asiatiques prennent leur source au Tibet et que comme tout fleuve ils se déversent dans la mer avec tous les déchets que l'on peut imaginer. "

" Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l'oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature. "
(Standing Bear, chef Lakota ,Sioux)

R_seauCMI__L_OEILDEDIEU_

" Vous avez remarqué que toute chose faite par un indien est dans un cercle. Nos tipis étaient ronds comme des nids d'oiseaux et toujours disposés en cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'Univers agit selon des cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans l'ancien temps, lorsque nous étions un peuple fort et heureux, tout notre pouvoir venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas brisé.
Tout ce que fait le pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu'ils ont la même religion que nous. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont rond.
Même les saisons forment un grand cercle dans leur changements et reviennent toujours là où elles étaient. La vie de l'homme est dans un cercle de l'enfance jusqu'à l'enfance, et ainsi en est-il pour chaque chose où l'énergie se meut."
(Hehaka Sapa, ou Black Elk, indien Oglala, branche des Dakotas, Sioux)

mandalamandala4mandala2

On trouve les origines des mandalas dans le Jaïnisme, le Tantrisme, dans l'Hindouisme, le Bouddhisme, jusqu'au Lamaïsme. Le mot "mandala" est issu de la culture orientale. Il vient du Sanscrit, le langage sacré des Brahmanes de l'Inde. "mandala" veut dire "Cercle" ou plus exactement "Cercle sacré" ou " Cercle magique". En tibétain, c'est Kylkhor, Kyl voulant dire "Centre" et Khor, "Cercle".

mandala6

" Nous avons toujours eu beaucoup; nos enfants n'ont jamais pleuré de faim, notre peuple n'a jamais manqué de rien... Les rapides de Rock River nous fournissaient un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, ce citrouilles, de courges... "
(Black Hawk, chef indien)

" La sensation d'être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l'absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons. "
(Dalaï Lama)

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07 avril 2008

La petite voix !

Un texte super (je trouve) et très juste de Catherine Bensaid  ! Ca parle de cette sensation immédiate, physique, qu’on a souvent face à quelque chose, une personne, une situation ou même un lieu. On ne sait pas toujours quoi en faire sur le moment mais il faut la garder dans un petit coin de sa tête ! ! Avec le recul et à la lumière des évènements qui ont suivi, elle nous revient… et on comprend ce qu’elle voulait nous dire (parfois c’est un peu tard ! ! !).

" Je savais bien que cet homme n’était pas fait pour moi, que cette femme allait me faire souffrir, que ce nouveau travail serait source d’ennuis, que cet personne n’était pas fiable et cet autre corrompu, qu’il me fallait prendre davantage de temps pour me décider, que je devais m’éloigner au plus vite de ce lieu qui m’était néfaste, que je n’avais rien à attendre de cette nouvelle situation, qu’il me fallait partir et faire le deuil de ce qui était un rêve et non la réalité…

A l’inverse, je savais qu’il me fallait dire oui et me lancer dans cette aventure, que cet homme était pour moi, que cette femme était la femme de ma vie, qu’il me fallait agir vite car c’était maintenant ou jamais, que j’avais besoin d’aide et que c’était à cette porte qu’il fallait frapper… "

Je savais… l’intuition n’est-elle pas ce savoir immédiat et irrationnel, cet éclair de lucidité qui nous laisse à penser de certaines situations et relations qu’elles nous sont ou non bénéfiques ? On entend au-delà de ce qui nous est donné à entendre, on voit ce qui ne nous est pas donné à voir… C’est pourquoi il est si fréquent (trop fréquent) que l’on ne se fie pas à son intuition : on ne s’écoute pas ! On perçoit " quelque chose qui ne va pas ", un mensonge, une sensation de flou, ce que l’on ressent est en contradiction avec ce que l’autre nous incite à croire… Dans le domaine amoureux, par exemple, nous percevons parfois des déclarations d’amour derrière la violence de certains rejets, ou au contraire nous ne ressentons pas de l’amour alors que l’autre ne cesse de dire qu’il aime et que tous ces actes voudraient le laisser croire. Parfois on aime au premier regard et cette intuition sera renforcée par la réciprocité et la richesse de la rencontre. Parfois on sait, malgré la forte attirance que l’on ressent, qu’il y a danger…

Dans cette pensée fulgurante qui nous traverse l’esprit, nous trouvons alors ce qu’il nous convient de croire. Mais à l’inverse, il arrive que nous soyons en désaccord avec notre propre pensée : notre intuition nous communique une information que nous ne sommes par prêts à accueillir… Cela génère en général une sensation physique d’angoisse, on somatise le conflit intérieur. Le sentiment de malaise est souvent le signe d’un décalage entre nos actes et ce que nous pressentons devoir faire. Nous ne sommes pas convaincus d’agir de la façon dont nous devrions le faire. Et cela peut nous rendre très malheureux.

Certains maux de tête sont provoqués par le déni d’une réalité qui nous déplaît, d’une décision que nous refusons de prendre. Il y a ce que l’on désire et ce que la réalité donne à voir, à vivre. Notre tête se ferme à toute pensée : nous ne voulons pas faire face à une réflexion dont nous connaissons l’issue… qui n’est pas celle que nous souhaitons. Et on peut mettre alors toute son énergie à nous persuader du contraire de ce que l’on pense ! Par exemple, je ne veux pas penser à ma relation avec telle personne qui à l’évidence ne me convient pas. Envisager une séparation me donne la nausée, j’ai besoin de continuer à fuir une vérité que je ne suis pas prêt à affronter ou de m’en arranger par des compromis qui me conviennent sur l’instant mais peuvent à long terme me rendre malade. Je préfère fermer la porte à mon intuition plutôt que de la suivre et d’en subir les conséquences : une rupture trop douloureuse. On trouve des justifications pour ne pas agir selon notre intuition. (…)

Faire confiance à cette petite voix pleine de sagesse, et finalement se faire confiance, dans le sens où l’on se sent capable d’avoir en soi la bonne réponse à nos questions. Ensuite il faut se donner les moyens d’agir en fonction de cette intuition et d’avoir la conviction profonde qu’en la suivant, nous agissons pour le mieux. Cette confiance est bien souvent le fruit de notre expérience. Nous avons tous en nous cette intelligence immédiate de la situation. La preuve en est, nous pouvons constater combien nous sommes capables de l’avoir pour d’autres. Nous ne sommes alors pas encombrés des émotions qui inhibent notre pensée, des peurs qui invalident notre jugement. Avec le temps et un regard attentif (racine étymologique de l’intuition) on apprend à voir de mieux en mieux au-delà des apparences trompeuses, à entendre au-delà des mots, et surtout à respecter ce que l’on ressent !

lune

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31 mars 2008

L'alternative H/H

Extrait du "Petit traité de toutes vérités sur l'existence" de Fred Vargas, un petit livre vraiment drôle, qui ne se prend pas au sérieux, à lire entre les lignes...

"Le Homard, de par sa nature et de par son armure à toute épreuve, n'a pas évolué d'un iota depuis le Carbonifère, au bas mot depuis 250 millions d'années, et je suis coulante. Et quand je dis 250, je ne vous brade pas un chiffre en l'air. J'insiste pour que vous vous figuriez bien la chose: tel vous connaissez le homard, tel il était, tel il sera toujours.

Alors que l'Hominidé, apparu dans un état d'imperfection pitoyable il y a seulement 4 millions d'années, l'hominidé démuni de tout avantage, doté de cinq sens plus lamentables les uns que les autres en comparaison de ceux du premier insectivore venu, mauvais coureur, mauvais pisteur, mauvais nageur, mauvais grimpeur, à la peau molle et fragile, dénué de défense, de griffes, de cornes, de sabots, enfin bref, l'hominidé, la plus minable des créatures terrestres, inapte à sa défense et proie toute désignée pour le plus pleutre des prédateurs, effectua en un temps record une évolution foudroyante qui le mena là où on sait, à ce stade animal accompli, j'ai nommé l'Homme. Car l'hominidé, terrifié par les mille dangers l'assaillant, dut s'adapter en vitesse pour survivre et il ne le fit pas avec le dos de la cuillère croyez-moi. Il se redressa sur sa route solitaire semée d'embûches, il libéra ses mains laborieuses, allégea sa nuque pensive, laissa grandir et éclater toute la puissance de son cerveau et regarda le monde face à face, avec sa grosse tête dominant l'univers, bourrée d'idées et d'atermoiements. On ne sait si c'est ce qu'il a fait de mieux mais les faits sont là, imparables: surprotection égale homard égale immobilisme égale stagnation; prise de risque égale hominidé égale mouvement égale évolution.

C'est là le concept novateur dit "du homard", et l'on voit qu'on scrute ici du doigt, en amour comme en philosophie, un point crucial de notre thème. L'alternative reste ouverte, ce n'est pas à moi de vous dicter votre conduite tant mon respect de la liberté d'autrui est proprement inconcevable.

Si vous choisissez la protection, l'abri, la fermeture, le claquemurage hautement sécurisant d'une épaisse carapace de principes, sachez que la route ne vous offrira guère de surprises, de changements, de variations et bien de la lassitude, mais en contrepartie nul risque et nulle anxiété car telle est la vie qu'elle donne d'un côté ce qu'elle prend de l'autre.

Si à l'inverse vous optez pour le mouvement, la modification, l'adaptation, la souplesse, voire les possibles chamboulements et les révolutions, alors repoussez loin de vous toute idée de refuge et sachez que la menace du chaos est là, toujours imprévisible, car telle est la vie qu'elle prend d'un côté ce qu'elle donne de l'autre (...)

Ainsi, car du regard je ne lâche pas mon armature, libre à vous de choisir votre voie, Homard ou Hominidé, en toute connaissance de cause. S'agissant d'amour, c'est bien souvent qu'un tel choix entre Protection et Risque se pose à l'être humain. En le laissant pantelant d'hésitation.

Le recueil vous éclaire et vous guide: le mariage stable, avec engagement d'amour à vie, avec un être stable, dans un lieu stable, dont l'immuabilité se voit garantie par une profession stable, autorisant une progéniture psychologiquement stable est évidemment une tentation terrible. Sachez cependant dans quoi vous vous avancez alors: la stabilité. J'ai lâché le mot, il est brutal.(...) Hors le mouvement, point de risque, point de surprise, point d'inquiétude, donc point de désir, et donc à moyen terme plus d'amour. (...) La stabilité fait imploser l'amour en douce poussière, lentement mais inexorablement, il est essentiel d'en être averti, et le transmue en une morne indifférence ou en une tendre amitié, ce qui n'est certes pas à négliger par les temps qui courent.

L'autre branche de l'alternative, je vous la confie sans tarder: union libre avec un être instable, sans engagement d'amour à vie bien au contraire, dans des lieux variables éventuellement séparés, chacun sous son toit, avec une série de boulots instables assortis de revenus chaotiques, autorisant une progéniture possiblement déstabilisée par cette incessante mobilité des personnes, des biens et des espaces. En échange, autonomie absolue, libre disposition de soi-même, évolutions, enrichissements, surprises, transformations, éblouissements. La tentation est forte. Mais je dis "Halte-là !", sachez dans quoi vous vous engagez: dans l'instabilité. Le mot est rude, je le sais. L'instabilité, oui, avec son cortège d'anxiétés, de peines et de joies, de solitude compacte, d'angoisses d'abandon et, partant, de demandes, de prières, d'injonctions, et sa mallette à outils de pression. Dès lors que surgit la fatale mallette, l'amour est mis en péril et nous voilà sur la voie de sa destruction.

On voit donc que le choix est large et copieux: avec la stabilité, partant, plus d'amour. Avec l'instabilité, partant, plus d'amour. On hésite. On atermoie.

N'espérez pas l'impossible, il n'existe pas de moyen terme ni de juste milieu, c'est l'un ou c'est l'autre. Le choix est rude, mais c'est la Vie, dans les deux cas. Car n'oubliez pas que c'est la Nature elle-même et non pas moi qui a jugé bon de créer le homard comme l'hominidé, et que tous les deux vivent. Car ainsi est la vie, faîte d'extrêmes.

Je vous vois dans l'embarras et cela me peine. Ne cherchez plus, je vous guide, tel le bovin de trait remorquant son charroi de merde sur son sentier de lumière. Tranquillisez-vous, car j'ai la réponse, évidemment, qu'est-ce que vous croyez. Je vous réponds sans prendre de gants, inutile de trembler, car vous n'avez en réalité aucun choix.

Voilà qui est nettement plus réconfortant car la question qui vous affolait tant ne se pose plus.

Aucun choix en effet car, de par votre nature personnelle, la vie se chargera de vous embarquer sans vous demander votre avis dans la voie de la stabilité conservatrice ou de la mobilité libertaire. Ne vous faîtes donc aucun souci, ça se fait tout seul, sans même que vous ayez à réfléchir, ce qui est bien commode et épargne de l'énergie.

Cependant l'honnêteté m'oblige à vous dire que ceci n'est qu'une étape.

Car la voie de la stabilité détermine, comme je l'ai exposé avec clarté, une implosion sourde de l'amour, le transmuant en un compagnonnage poli ou en une douce amitié.

De deux choses l'une. Soit vous trouvez satisfaction dans cette transmutation et je ne vous jette pas la pierre, tant l'amour représente une somme d'emmerdements et de perte d'énergie proprement inadmissible. Mais en ce cas, s'agissant de l'amour, vous n'êtes plus concerné et bon vent et vous pouvez réserver votre esprit libéré aux affaires de la guerre, de la philosophie et autres mystères de la vie.

Soit vous n'êtes pas satisfaits par cette transmutation et, déçu, en quête inlassable d'amour, vous faîtes exploser votre union stable pour aller voir ailleurs ou bien, vous la ménager tout en allant voir à côté, c'est équivalent, et vous tombez aussi sec dans la position seconde que j'ai décrite, à savoir l'instabilité, la liberté et l'angoisse. Donc, s'agissant de l'amour, il ne vous reste plus à la vérité qu'un seul choix, ce qui ne s'appelle plus un choix mais une fatalité: le chaos.

Déjà nous voilà tous plus apaisés, la piste se dégage"

equilibriste

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24 février 2008

Ce matin

"Les pires ennemis des femmes ce sont ceux qui les adorent, ceux qui les mettent sur un piedestal. Car sur un piedestal c'est difficile de bouger."

(Benoite GROULT, interview)

Posté par TendrePoison à 10:38 - Sagesses - Commentaires [5] - Permalien [#]
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