30 juillet 2009
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Cela n'a pas fait grand bruit, mais le 3 juillet dernier, la direction générale du travail publiait la circulaire DGT 2009/16 "relative à la pandémie grippale" qui préconise "d'adapter le travail des salariés" en cas de passage en phase 5 B ou 6 (on en est où là au fait ? A la phase 5 A y) III alpha ' ?)
«Il en va de la survie de l'économie nationale, des entreprises et de la sauvegarde de l'emploi.»
Et il en va de la sauvegarde de leurs primes, de leurs bonus et de leur train de vie.
Alors à circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles comme on dit, il n'est plus temps de chipatouiller et de tergiverser, une grande claque sur les fesses et hue cocotte ! Au pas les esclaves !
Donc, quitte à se lancer, autant y aller franco de porc ! La circulaire (tel un "phare dans la nuit" d'après le ministère du travail) préconise par exemple que le volume horaire de travail ou le nombre de tâches à effectuer puissent être augmentés «par décision unilatérale de l'employeur». Et de préciser entre parenthèses que «le refus du salarié, sauf s’il est protégé, constitue une faute pouvant justifier le licenciement».
Effectivement, c'est lumineux. Pas besoin de nous éclairer d'avantage la lanterne.
Au fait, comment ça va à Versailles ?
A voir: circulaire DGT 2009/16 du 3 juillet 2009
28 juillet 2009
Le grand foutage de gueule national continue
Après l'absence de baisse du prix du gaz et l' augmentation du prix de l'électricité, Rocard, l'ancien inspecteur des finances qui a fait un AVC en 2007 et qui devrait vraiment songer, comme d'autres, à prendre un repos absolu et non relatif, nous annonce qu'il veut tout bonnement taxer le tout.
Taxer les grosses multinationales ultra pollueuses bourrées de tunes ? Que nenni ! Pas de ça chez nous ! C'est le péquin de base qui va trinquer bien sûr, comme toujours, et à la santé de Total s'il vous plait.
La facture s'établira autour de 300 euros par an "pour un peu plus de la moitié des ménages", a précisé ce bon vieux Rocard, la bouche en cœur, ce qui rapporterait près de 8,3 milliards d'euros dès 2010, dont 4,3 milliards à la charge desdits ménages.
A votre bon coeur Messieurs Dames, on gratte les fonds de tiroirs, donnez à "l'emprunt national" pour maintenir le train de vie à la cour du coq nain et de sa poule. Et cotisez à la dernière grande campagne marketing à la mode qui permet à ceux qui se sont bien gavés au détriment de leurs enfants de continuer en changeant leur fusil d'épaule : sauvons Willy et sauvons la planète ! Comme si cette préoccupation les avait seulement effleuré ces dernières décennies, quand ils étaient occupés à s'engraisser.
Mais attention, Monsieur Rocard a pensé à tout pour tranquilliser les chiens de Pavlov et les moutons de Panurge: "Il est largement prévu de compenser la taxe, mais en termes de pouvoir d'achat, de manière à garder intact le signal prix, l'incitation aux gens à se déplacer moins, à avoir petit à petit des voitures électriques, à mettre des doubles vitres ou à faire des économies sur le chauffage".
Et la taxe sur la connerie c'est pour quand ?
25 juillet 2009
Qui a décryogénisé François Fillon ?
!!!!!
!!!!!
"Une pandémie de grippe A est inévitable !"
...
Monsieur Fillon, oui, oui, on sait, on est déjà en phase 6
et toute la planète est touchée...
Allez calmez-vous, ne vous inquiétez de rien. Asseyez-vous, restez tranquille et attendez le dégivrage complet du cerveau. 
On va s'occuper de vous...
Ptain les gars, kes vous avez glandé encore ?
Y a déjà BHL qui a réussi à ouvrir son caisson et à s'échapper dans le monde réel
y a quelques jours...
("le PS est mort !")
... alors faîtes un peu gaffe bon sang !!! Allez, remettez-moi tout ça au frais,
et cette fois-ci vérifiez bien que tout est vérouillé !
21 juillet 2009
Avant l'orage
Récoltes
19 juillet 2009
L'homme de la situation
"Le sort du patron d'EDF est scellé, il ne sera pas reconduit, affirme le journal en ligne Mediapart, tout comme Le Canard enchaîné du 15 juillet, qui évoque la colère du président de la République, Nicolas Sarkozy, après les déclarations de M. Gadonneix. "C'est l'actionnaire qui décide des hausses. Oui, cette déclaration a irrité le président", reconnaît un de ses proches conseillers." (source)
Si on comprend bien, Sarkozy de Na. Bo. nous la jouerait offensé parce que c'est à lui et à personne d'autre de décider quand et comment les français doivent être pillés. Il veut bien être gentil avec les potes MEDEF et leurs financiers, mais à condition qu'ils ne cherchent pas à être calife à la place du calife. Donc PDG pas gentil avec pauvres français, Sarko pas content, PDG remercié. Bien sûr. Sarkozy, mon héros !
On peut aussi imaginer qu'un mec comme Gadonneix veuille sortir et qu'on lui propose de faire l'annonce qui fâche avant de disparaître en échange d'un confortable matelas pour caler son derrière ? Ensuite, le président n'a plus qu'à trépigner et à jouer son théatre de foire pour justifier le court-circuitage du PDG rebelle tout en donnant l'impression de prendre le parti du pauvre en pleine crise. Alors je serais très curieuse de savoir depuis quand ce non renouvellement était prévu en réalité, et ce serait bien qu'on nous précise aussi le montant des indemnités de départ du sieur Gadonneix.
Même cette brave Christine, dont on a déjà pu observer les facultés intuitives...
... le voit venir : "Quand on veut les étoiles, on demande la lune" ! (source)
Alors peut-on nous certifier que cette augmentation ne sera pas maintenue par le successeur ? Ou nous prépare t-on le terrain pour une mini augmentation de 5, 10 ou 15 % ?
A suivre...
On précisera quand même à Monsieur le proche conseiller, que le président n'est pas le seul à avoir ressenti une certaine irritation face au pétage de plomb de Mister EDF.
17 juillet 2009
Scandale (potentiel)
"L'Elysée payait les sondages
OpinionWay / Figaro / LCI
Un rapport de la Cour des comptes pointe les anomalies du budget de la présidence."
Voici le titre d'un petit article sympa dégoté par Rébus et à lire ici !
Maintenant, il y a des éléments tangibles de ce que tout le monde pressentait, mais y aura t-il des conséquences ?
Ou est-ce qu'en France les scandales, c'est comme les grèves, il y en a tellement qu'on ne les voit plus ?
Dormez tranquilles, braves gens
Dernièrement, une amie me racontait qu’un de ses commentaires posté sous un article sur le site d'un grand média d'"express"ion (oups, certaines touches de mon clavier fonctionnent mal) traitant de la sous-estimation des statistiques sur la grippe A, avec été modéré pour cause " d’humour noir susceptible d’être mal pris ".
Sachez le, pour éviter la censure, il faut maintenant avoir un type d’humour officiellement admis et unanimement apprécié.
Elle m’a lu le commentaire : pas d’insultes, pas de grossièreté, pas d’incitation à la violence ou à la haine raciale. Un ton second degré certes, une prise de position, un regard critique sur l’OMS et un encouragement à réfléchir par soi-même et à prendre ses propres précautions pour se protéger, au vu du marasme généralisé autour de cette affaire conjuguant au fil des jours informations tour à tour contradictoires, imprécises, débiles ou incohérentes sur la dangerosité de la maladie, son étendue actuelle, la fabrication des vaccins, et les moyens médicaux et logistiques mis en œuvre pour protéger la population.
Et bien non, ça ne passe pas. Toute personne qui dit réellement quelque chose est jugée déplacée et tout propos un tantinet virulent (même quand on parle de virus) par notre presse lénifiante est censuré.
Impossible actuellement de s’exprimer sur les sites des journaux officiels sans s’inscrire, se déclarer, rentrer dans les cases et les fichiers et recevoir la newsletter à la noix qu’on n’a pas demandée et dont on n’arrive jamais à se désabonner.
La modération n’est plus l’exception, mais la règle de petits planqués qui prennent leur pied à exercer leur petit privilège de censeur, à tronquer les pensées et à aseptiser les réactions jusqu’à en extraire toute trace de vie, de fureur, de spontanéité.
Il faut reformuler, s’il vous plait ! Qu’il est beau le quatrième pouvoir.
Seule la mièvrerie a le droit de cité. Pour s’exprimer, il faut tordre ses doigts vingt fois au dessus de son clavier, fumer un bout de moquette pour voir la vie en rose et surtout : faire dans le très politiquement correct. Rogner les angles, lisser l’émotion, la colère, la révolte, jusqu’à pondre quelques lignes insipides et sans intérêt mais qui ne dérangent personne. L’essentiel étant de ne surtout pas prendre le risque de heurter une petite susceptibilité, de choquer une petite âme en sucre échouée ici par erreur, de ne pas, surtout pas, éveiller par mégarde d’un grincement une question, un doute, un malaise, un peu de conscience quelque part...
L’intérêt et la valeur des échanges n’est-il pas justement dans l’espace de liberté qu’on laisse à chacun avec sa sensibilité, ses coups de gueule, sa tristesse, ses propos déplacés et violents parfois, son irrévérence et son insolence ? Quel est le problème à partir du moment ou chaque lecteur a le droit de répondre, de réagir, de se défendre s’il est attaqué, d’argumenter s’il n’est pas d’accord, d’expliquer ce qui le choque et pourquoi ou de dire son malaise ? Quel est cet infantilisme bêtifiant, ce besoin de contrôler ce que vont lire les gens, ce qu’ils vont penser en lisant ? Ils sont grands les gens, ils sont capables de se faire leur propre opinion à la lecture d’un commentaire, sans qu’on leur prédigère le texte, qu’on leur stérilise le sens.
Ce genre d’espace de soi-disant dialogue n’a aucun intérêt, sauf celui de donner l’illusion d’une prétendue liberté d’expression dans ce pays, où une grande partie de la presse semble s’être définitivement couchée.
14 juillet 2009
Déserteur - Renaud
Monsieur le président
Je vous fais une bafouille
Que vous lirez sûrement
Si vous avez des couilles
Je viens de recevoir
Un coup d'fil de mes vieux
Pour m'prévenir qu'les gemdarmes
S'étaient pointés chez eux
J'ose pas imaginer
C'que leur a dit mon père
Lui, les flics, les curés
Et pis les militaires
Les a vraiment dans l'nez
P't-être encore plus que moi
Dès qu'il peut en bouffer
L'vieil anar' y s'gêne pas
L'vieil anar' y s'gêne pas
Alors y parait qu'on m'cherche
Qu'la France a besoin d'moi
C'est con, j'suis en Ardèche
Y fait beau, tu crois pas
J'suis là avec des potes
Des écolos marrants
On a une vieille bicoque
On la retappe tranquillement
On fait pousser des chèvres
On fabrique des bijoux
On peut pas dire qu'on s'crève
L'travail, c'est pas pour nous
On a des plantations
Pas énormes, trois hectares
D'une herbe qui rend moins con
Non, c'est pas du ricard
Non, c'est pas du ricard
Monsieur le président
Je suis un déserteur
De ton armée de glands
De ton troupeau d'branleurs
Ils auront pas ma peau
Toucheront pas à mes cheveux
J'saluerai pas l'drapeau
J'marcherai pas comme les bœufs
J'irai pas en Allemagne
Faire le con pendant douze mois
Dans une caserne infame
Avec des plus cons qu'moi
J'aime pas recevoir des ordres
J'aime pas me lever tôt
J'aime pas étrangler le borgne
Plus souvent qu'il ne faut
Plus souvent qu'il ne faut
Puis surtout c'qui m'déplait
C'est que j'aime pas la guerre
Et qui c'est qui la fait
Ben c'est les militaires
Ils sont nuls, ils sont moches
Et pis ils sont teigneux
Maintenant j'vais t'dire pourquoi
J'veux jamais être comme eux
Quand les Russes, les Ricains
Feront péter la planete
Moi, j'aurais l'air malin
Avec ma bicyclette
Mon pantalon trop court
Mon fusil, mon calot
Ma ration d'topinambour
Et ma ligne Maginot
Et ma ligne Maginot
Alors me gonfle pas
Ni moi, ni tous mes potes
Je serai jamais soldat
J'aime pas les bruits de bottes
T'as plus qu'a pas t'en faire
Et construire tranquilos
Tes centrales nucléaire
Tes sous-marins craignos
Mais va pas t'imaginer
Monsieur le président
Que j'suis manipulé
Par les rouges ou les blancs
Je n'suis qu'un militant
Du parti des oiseaux
Des baleines, des enfants
De la terre et de l'eau
De la terre et de l'eau
Monsieur le président
Pour finir ma bafouille
J'voulais t'dire simplement
Ce soir on fait des nouilles
A la ferme c'est l'panard
Si tu veux, viens bouffer
On fumera un pétard
Et on pourra causer
On fumera un pétard
Et on pourra causer
13 juillet 2009
Quand y en a plus, y en a encore...
Frédéric Mitterrand qui a rejoint officiellement le club des valets lors du dernier remaniement ministériel, entame son mandat à la "culture" en sacrifiant la modique somme de 1,9 millions de nos zeuros sur l'autel des copinages présidentiels. Vous pensiez avoir échappé à Johnny sur TF1, mais voici maintenant Johnny à la Tour Eiffel ! Il n'arrive pas à quitter la scène ! Et c'est même gratuit ! Un geste pour les pauvres qui n'ont pas pu s'acheter un billet pour la tournée d'adieu.
Enfin c'est gratuit... Outre les 2 millions sur le budget du ministère de la Culture, d'après l'Elysée, "Johnny a accepté de prendre un tout petit cachet." En effet, le généreux chanteur qui ne veut pas payer ses impôts, se contentera de 30.000 euros. Une misère quoi. Au fait, le SMIC horaire se monte environ à 6 euros. Et pour Johnny, ça fait combien de l'heure ?
Bon, je veux pas être méchante (quoique), mais y a un moment où il faut raccrocher et laisser place à la jeunesse, à la nouveauté, au sang frais ! Là, ça urge je crois.
Quoi ma gueule ? Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
Heu... non rien...





















