03 juillet 2009
Femmes libérées ?
Je lisais dernièrement un article sous lequel un internaute posait la question suivante:
"Pourquoi des femmes qui se disent "libérées" acceptent n'importe quoi d'hommes médiocres ou méprisables, jusqu'à ne plus savoir se faire respecter?"
C'est vrai, c'est assez commun, les femmes ont tendance à s'embourber dans des histoires amoureuses chaotiques avec des mufles de première qui se révèlent à plus ou moins longue échéance (masochisme féminin ? Abondance de mufles ?). Bon, tomber sur le mauvais numéro ça arrive à tout le monde, et plutôt deux fois qu'une (ça arrive aussi aux hommes je sais), et on en sort plus fortes, plus lucides, plus armées... jusqu'à ce qu'on retombe connement amoureuse ce qui nous rend amoureusement connes, mais bon. Mais bon ! Voilà ! Quand c'est d'un chic type qui vous adore, why not ! Mais pourquoi s'accrocher à un gros blaireau pervers ?? Pourquoi devenir junkies de types qu'on ferait bien mieux d'effacer de sa mémoire et de son portable ? Pourquoi ??
Je m'interroge....
Peut-être y a t-il quelque chose d'ancestral, d'atavique même, dans la conscience des femmes qui les amène à se faire passer au second plan et à encaisser (dans leur histoire personnelle ou collective, leur éducation, leur culture, peut-être aussi dans leur fonctionnement instinctif....).
Peut-être y a t-il chez elles, dans leur imaginaire et dans leurs fantasmes, une idée de l'amour absolu et inconditionnel à laquelle elles n'arrivent pas à renoncer (le fameux argument qui balaye toute objection : "Mais je l'aimeuuuu") ...
Ou une peur de l'abandon, de la destruction du lien. Car reconnaître que l'autre nous a blessé, nous blesse, implique d'admettre que quelque chose est cassé et irréparable.
Je dirai aussi qu'une femme (je généralise bien sûr), lorsqu'un homme commence à mal se comporter avec elle, ne réalise pas toujours que ce dernier tente d'asseoir son emprise dans la relation d'une certaine façon, car elle n'aborde pas d'emblée naturellement il me semble (y a sans doute des exceptions) les relations en terme de pouvoir, alors que c'est plus souvent le cas chez la gente masculine. Entre mecs, on se positionne, on verticalise, entre nanas on se met à l'aise, on horizontalise (hum, je relis pas ce que je viens d'écrire). Bref, la femme ne comprend donc pas ce qui se passe et a plutôt tendance à croire qu'elle a fait quelque chose qui justifie la réaction de l'autre (en clair, elle se culpabilise, cherche à comprendre, à arranger les choses, au lieu de juste dire "casse toi pauv'con !"). Et certains hommes savent très bien utiliser cette faille féminime.
Peut-être aussi y a t-il chez elles une trop grande empathie d'où une compréhension de l'autre, de ses blessures et donc de ses réactions (ou l'illusion d'une compréhension) qui leur fait justifier et "pardonner" et accepter à leur détriment, comme si elles pensaient que leur amour pouvait réparer ou guérir l'autre, le changer... Le fantasme de toute-puissance féminin !
Il y a aussi des choses plus pragmatiques qui peuvent entrer en jeu, comme la dépendance financière, l'absence d'endroit où se réfugier, la peur de se retrouver seule, la peur du regard des autres, du regard que l'homme porte sur elle.
Et tout bonnement il y a la connerie.
Enfin, il peut y avoir la peur, de la force physique et de la violence de l'autre, de sa folie, de son impulsivité et de son absence de limites que l'on pressent...
Voilà peut-être certaines petites choses dont les femmes devraient apprendre à se débarrasser avant de se prétendre... "libérées" .








