26 février 2009
Mes ancêtres !
19 février 2009
TOTAL à côté de ses pompes
Imaginons que vous avez l'habitude de vous arrêter dans une petite station service qui se trouve sur votre route, quand vous rentrez du boulot. C'est également le seul endroit ouvert le dimanche que vous connaissez, où il est possible d'acheter deux, trois bricoles à manger en dépannage pour survivre jusqu'au lundi. Vous y retournez donc de temps en temps et à force, vous finissez par sympathiser avec le caissier. Vous discutez et plaisantez avec lui au moment de régler vos achats. Tout cela est bien mignon.
Et puis voilà qu'un soir, alors que vous venez d'achever d'emballer votre bouteille de rosé d'Anjou et votre baguette décongelée, et que vous saluez votre aimable caissier en lui souhaitant une bonne soirée, celui-ci vous répond: "A bientôt. TOTAL vous remercie."
Moment de stupeur. Sidération. Vous dévisagez le caissier d'un air ahuri. Pardon ? Ai-je bien entendu ? TOTAL... me remercie ?
Et bien oui. TOTAL vous remercie. Une conversation normale, agréable, légère, complice et tout à coup, TOTAL, dont on se fout comme de son premier soutif (les hommes encore plus que les femmes), vous remercie d'être venu vous alléger chez lui de quelques euros sonnants et trébuchants. Même quand les prix de l'essence flambent et que vous allez faire le plein (ou le vide, selon le point de vue) à reculons, TOTAL, Grand Prince, vous remercie de préférer vous faire ****** par lui plutôt que par un autre.
Vous êtes sous le choc. D'abord, vous venez de réaliser que vous êtes chez TOTAL, parce que jusqu'à présent, vous n'y aviez même pas fait gaffe, toutes les stations service se ressemblent et à n'en pas douter, se valent. Celle-là était sur votre route, les prix n'étaient pas plus chers qu'ailleurs, on pouvait aussi y acheter de quoi manger. Vous n'aviez aucune raison de faire un détour pour prendre votre carburant. Maintenant si, vous en avez une: ne plus entendre cette phrase. Car non seulement, si TOTAL vous remercie, vous ne remerciez pas TOTAL d'asseoir sa prospérité ronflante sur votre dépendance et sur la pollution de l'atmosphère et vous ne remerciez pas non plus TOTAL d'atteindre les sommets, ou plutôt les tréfonds, de la connerie en matière de management.
Car le client qui vient chez TOTAL, par hasard, voire par inadvertance, a envie de tout sauf de voir son gentil caissier se métamorphoser en automate robotisé et décervelé au moment de vous saluer. Croire le contraire témoigne au mieux d'un degré d'incompétence en matière de communication qui dépasse l'entendement, au pire d'une absence totale d'empathie et de sensibilité aux rapports humains.
Vous demandez alors à votre gentil caissier de bien vouloir envoyer TOTAL se faire voir chez les grecs ou ailleurs où le pétrole coule à flot, et de redevenir un être humain. Mais ça va être dur, il est chef d'équipe, manager comme on dit, et doit donner l'exemple aux autres employés de la station.
Bel exemple de la décadence où nous mène le management moderne, dont on cherche aujourd'hui à appliquer les principes au niveau du fonctionnement du pays tout entier.
16 février 2009
Pourquoi les dividendes n'ont pas baissé en 2008 ?
Les entreprises du CAC 40 ont versé 54 milliards à leurs actionnaires en 2008. Presque autant que l'année précédente, malgré la crise. Les explications de Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques chez Natixis.
Les entreprises du CAC 40 ont versé pratiquement autant de dividendes à leurs actionnaires que l'année dernière, malgré la crise. Pourquoi ?
C'est une réaction défensive à la crise, une réponse à la crainte de perdre ses actionnaires. Aujourd'hui, plus que jamais, l'action est perçue comme un actif risqué. Les entreprises souhaitent donc rassurer leurs propriétaires par l'attribution de dividendes élevés. Puisque le cours des actions ne cesse de baisser depuis la crise de l'été dernier, il faut offrir à ceux qui possèdent encore des parts des rendements intéressants. Pour justifier la prise de risque, on offre donc des dividendes au rendement élevé, de l'ordre de 4,5%. Soit un peu plus que les obligations d'Etat. Finalement, cela répond aux besoins de fonds propres des entreprises et à leur nécessité de se financer.
Le financement, est-ce le problème des entreprises françaises ?
Oui. Le taux d'autofinancement des entreprises est très faible en France, de l'ordre de 50%. Ce qui est anormalement bas comparé aux autres pays européens. Aux Etats-Unis en Allemagne ou en Grande Bretagne, le taux d'autofinancement avoisine les 100%, au mépris de la rémunération des salariés. Les entreprise françaises sont donc particulièrement dépendantes du crédit. C'est un vrai problème à l'heure où celui-ci se raréfie. Pour augmenter l'autofinancement, une seule solution, la baisse des dividendes. Or c'est impossible pour les raisons précédemment invoquées. C'est le serpent qui se mord la queue...
Vous ne devez donc pas être favorable à la règle des 3 tiers (selon laquelle les bénéfices sont répartis à parts égales entre les actionnaires, les salariés et l'investissement) invoquée par Nicolas Sarkozy ?
Cette règle est une absurdité. Un tiers des profits affectés au financement, c'est plus bas que les 50% actuels. A l'inverse, 33% des bénéfices affectés aux salariés, c'est démesuré. Le propre de l'entreprise et du modèle capitaliste, c'est de faire peser le risque sur les actionnaires et non sur les salariés. Choisir d'être salarié, c'est admettre l'idée d'avoir une rémunération fixe, quitte à ce qu'elle soit plus faible, pour ne pas dépendre des profits de l'entreprise. Sinon c'est prendre le risque, comme aux Etats-Unis d'avoir des salaires fixes très faibles et des parts variables qui peuvent être élevées mais qui en période de crise, diminuent fortement. Si on veut améliorer la situation des employés, il vaudrait mieux augmenter les salaires plutôt que changer la répartition des profits entre salariés et actionnaires.
(Source: l'Express.fr)
13 février 2009
500 euros et 500 secondes, par TendrePoison
Chaîne transmise par Rébus dont voici les règles :
1. Avoir un blog (oui parce que sinon... )
2. Écrire un article relatant ce que vous feriez s'il vous restait 500 euros et 500 secondes à vivre. Vous avez carte blanche, que ce soit en 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination.
3. Relancer la chaîne en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question.
4. Faire référence à cet article et à ces mini-règles afin que l'on puisse tracer tous les participants.
5. Intituler votre article "500 euros et 500 secondes par Votre Nom"
Pour gagner, vous devez être le blogueur qui aura généré le plus grand nombre de commentaires suite à son article. Les compteurs seront arrêtés le 16 février à minuit.
« Bouh, trop nul ! Mon blog a trop peu de visites pour que je puisse gagner ! »
Meuh, non, les blogueurs de Lyon69.net décerneront également un Prix du Jury à l'article le plus original. Le blogueur qui nous aura le plus amusé/surpris/touché par sa réponse se verra remettre une bouteille de champagne.
Bon alors...
On dit que pour bien vivre il faut du temps et de l'argent. 500 secondes ou une vie entière, 500 euros ou 500 millions... au fond, la question est la même: qu'est-ce qu'on fait de ce qu'on a pendant le temps qui nous est imparti ? Qu'est-ce qui compte réellement pour soi ? Bon en l'occurrence, on n'a pas franchement le temps de philosopher, il faut synthétiser ce qu'on est et le sens de sa vie en un geste, donc agir à l'instinct (j'ai failli écrire "à l'instant"!).
Gainsbourg aurait certainement fait un feu de joie (quoiqu'il lui aurait manqué les caméras)... Ptêtre que tout seul, il se serait plutôt roulé un joint avec le billet ?
Moi j'ai une super idée: j'écris sur le billet de 500 "au moment de crever, on est tous égaux ! Pensez aux générations futures!" et je le mets aux enchères sur e-bay, avec les conditions générales de vente en ligne en guise de testament stipulant que tous les bénéfices de cette transaction seront employés à sauvegarder l'environnement et à soulager la souffrance dans le monde sous toutes ses formes. Et puis j'envoie le lien par mail à tous les journaux pour faire mousser l'affaire. On sait jamais, y aura bien un millionnaire philanthrope qui s'emmerde et que ça fera rire. (S'il est chef d'entreprise, il aura sûrement envie de maximiser les profits: se faire de la pub en faisant un geste utile ! :)
Bon, en vrai, je crois que j'ignorerai superbement le billet et que je me servirai juste des 500 secondes pour écrire un petit mot aux gens que j'aime et j'enverrai aussi un mail pour qu'on vienne chercher ma chatte. S'il me reste du temps, je fume une clope.
Je transmets à Fleche, Sixtine, Nikkos, Ciboulette et Alicia (à son retour)
10 février 2009
Humaniser l'économie
A voir vraiment... des idées intéressantes et une approche constructive sur ce site.
Extrait et sommaire :
Pour "changer le monde", il faut changer l'économie, force puissante et structurante des sociétés modernes, dont les dysfonctionnements sont à l'origine des principaux problèmes actuels (périls écologiqe, inégalités, délitement social...).
L'économie n'est pas une "boîte noire" hostile dont le contenu, la forme et l'usage seraient des données exogènes, échappant au citoyen, à l'éthique, au politique.
Son fonctionnement actuel n'est ni "naturel" ni d'ordre divin : il a été construit par des idées, des hommes et des lois; il pourra être transformé par des idées, des hommes et des lois.
Je rajouterais que le système économique actuel est le reflet l'Homme, de ses mentalités, de ses intentions, de ses valeurs et de ses priorités. Si l'économie est aujourd'hui "deshumanisée", c'est parce que ceux qui tiennent les rênes du pouvoir ne font aucun cas de la vie humaine. La "globalisation", la "mondialisation" sont en train de détruire l'individu dans ce qu'il a de plus précieux, son unicité et son humanité. Un mouvement qui a été très loin dans un sens met un certain temps avant de s'inverser. Il faut beaucoup de prises de conscience individuelles pour générer une conscience collective, et déclencher un basculement, une transformation réelle. Mais ça bouillonne en ce moment sur la planète...
09 février 2009
Einstein a dit...
" La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent "
05 février 2009
Les bourses ont leurs raisons...
Voici ce que révèle une étude réalisée en novembre 2008 par le cabinet PRINCE & ASSOCIATES auprès de 191 multimillionnaires dans le monde avouant avoir une relation extra-conjugale depuis plus d'un an:
80 % d'entre eux prévoient de réduire les dépenses, cadeaux, bijoux, dîners dans les grands restaurants, balades en jet privé et autres caprices jusque là consentis à leurs amants ou maîtresses, en évoquant la nécessité de "réduire les dépenses inutiles".
Parmi les sondés, qui subviennent à 70 % ou plus aux besoins financiers de leur petit(e) ami(e), 12 % envisagent, plus radicalement, de mettre fin à la relation adultère "pour des raisons financières".
On constate également que plus la relation est ancienne, plus elle est en danger: au delà de trois ans, 7,3 % des personnes interrogées pensent rompre, tandis qu'elles ne sont que 4,7 % à l'envisager si la relation est plus récente (entre un et trois ans). L'attrait de la nouveauté sans doute...
Russ Alan Prince, le président de PRINCE & ASSOCIATES, et psychologue à ses heures, tente de nous éclairer sur le phénomène: "Les riches sont touchés par la crise. Certes ils sont loin d'être au bord de la faillite, mais ils voient la bourse faire le yo-yo. L'avenir est tellement incertain; ils sont nerveux, plus prudents."
Cela dit, même si les deux espèces sont menacées par la précarité, il semble que le statut de gigolo soit plus enviable que celui de poule de luxe, surtout aux abords de la Saint Valentin:
Parmi les sondés, 15,4 % des femmes seulement pensent réduire les dépenses pour leurs amants, contre 81,6 % des hommes.
Plus de la moitié des femmes envisagent même de dépenser plus !
Enfin, seules 1,6 % d'entre elles projettent de rompre pour alléger leur budget, contre 10,4 % des hommes cruels.
M. Prince avoue cette fois-ci être dépassé et ne pas comprendre la logique féminime.
Quelques élements d'explication, peut-être, de la part de la sociologue Jolanta Bak, qui a réalisé divers travaux sur le profil des riches: "La relation adultère est souvent considérée pour les hommes très riches comme un attribut de leur fortune, de leur statut, tandis qu'elle est envisagée par ces femmes comme un lieu d'émotion et souvent un antidote à leurs angoisses."
Donc, si on comprend bien, en période de crise, les vénusiennes s'investissent d'avantage dans leur refuge affectif, ce qui les aide à se sentir plus fortes pour affronter les difficultés, alors que les martiens optimisent l'organisation de leur budget et font le tri dans leurs dépenses...
Allez... C'est pas personnel, c'est les affaires ! lol
04 février 2009
Un petit article que j’ai trouvé pas mal…
(Extrait du journal Le Monde – Dossiers & Documents, article de Hervé Kempf, " Le dieu argent tu déboulonneras ")
C’est un député des Etats-Unis, Henry Waxman, qui a posé la bonne question : " Est-ce juste ? ". La scène se passait au Congrès, à Washington, le 6 octobre 2008. Les représentants avaient organisé des auditions afin d’essayer de comprendre comment la faillite de la banque d’affaires Lehmann Brothers avait pu se produire, le 15 septembre précédent. Cette faillite avait marqué le déclenchement de la deuxième phase de la crise financière ouverte à l’été 2007, provoquant des faillites en cascade et se prolongeant début 2009 par une récession économique mondiale qui durera longtemps.
Les représentants du peuple interrogeaient Richard Fuld, le président de Lehmann Brothers. " Vous avez gagné 480 millions de dollars dans les années précédant la faillite, dit M. Waxman. J’ai une question très simple pour vous : est-ce juste ? " Silence. M. Fuld avale sa salive, enlève ses lunettes, finit par parler. Il ne répond pas. Il explique, de façon alambiquée, qu’en fait, ce n’est pas 480 millions de dollars, mais 300.
Bien sûr, la réponse courageuse aurait été : " Non, ce n’est pas juste ". Non, il n’est pas juste que M . Fuld, comme tant d’autres spéculateurs, financiers, dirigeants d’entreprise, aient accumulé depuis des années des sommes qui se comptent par dizaines, centaines, milliers de millions de dollars, d’euros, de yens ou de yuans. Pas juste que, quand 900 millions d’êtres humains ne mangent pas à leur faim tous les jours, des individus de New York, Londres, Paris ou Moscou, possèdent plusieurs maisons, yachts, avions privés, objets de luxe, etc.
L’écroulement du système financier est ainsi, d’abord, une question de morale, comme l’a rappelé M. Waxman. " Est-ce juste ? " est la question sans laquelle on ne peut fonder une société.
Depuis trente ans, à mesure que gonflait la bulle des profits, l’oligarchie a perdu pied avec ce que George Orwell appelait la " décence commune ", et qu’on pourrait traduire à la fois par le bon sens et par la morale populaire. L’avidité obscène de cette oligarchie sans morale a fini par menacer la société humaine, puisque le bouleversement économique et écologique menace de nous plonger dans le chaos.
Mais ce que nous rappelle aussi ce bouleversement, c’est que l’économie est autant gouvernée par la psychologie collective que par la rationalité. Et que la frustration, le désir, la rivalité ostentatoire sont un moteur sans lequel on ne peut comprendre la période qui s’achève. Que, de plus, la monnaie n’est pas simplement une traduction comptable de l’activité humaine, un outil permettant de fluidifier l’échange, mais un langage extrêmement compliqué qui traduit de manière de plus en plus déréglée les signes que les humains s’adressent en croyant échanger des biens. La monnaie relève de l’anthropologie autant que de l’économie. Il nous faudra donc désapprendre la monnaie pour rétablir la parole, qui est, comme l’évoque Jean-Jacques Rousseau, la vraie nature d’une " commerce indépendant ".
Il reste, dans les mois et les années qui viennent, que cette évaporation de l’argent se traduira par des misères accrues, du chômage, des révoltes. L’avidité a dissous la société. La société humaine ne pourra trouver son équilibre que si elle sait tenir en lisière las passions folles que recouvre la monnaie. La règle, ici, sera la justice. Pour que la justice revienne, il convient que les riches, qui ont causé le désordre, rendent l’argent qu’ils ont volé à la société.











