Il ne reste que quelques heures avant la fin de cette belle année 2008 et la dinde de Noël n'a pas dit son dernier mot ! Après les critiques consécutives à la mort pendant le week-end d'un patient de l'Essonne qui n'avait pu être admis à temps dans un service de réanimation pour un malaise cardiaque (le pauvre homme a poireauté plus de 6 heures), sans oublier la mort récente du petit Ilyès après une interversion malheureuse de produits, Madame Bachelot redouble de bêtise et de cynisme pour prendre la tête du classement dans la dernière ligne droite.

"Je dis aux Français qu'il faut qu'ils aient confiance dans l'hôpital public. On ne peut pas laisser l'hôpital public attaqué de cette façon."

Les adeptes de Sarkozy sont tellement con-vaincus de la toute-puissance du discours manipulatoire qui les a mené jusqu'aux cîmes où leurs cerveaux s'asphyxient, qu'ils pensent vraiment qu'ils suffit de DIRE pour que la réalité s'incline respectueusement devant leurs belles paroles. Que Madame Bachelot garde son sang froid, les français n'ont que faire de ses trépignations d'impuissance et de ses exhortations (bientôt les supplications ?), ils sont bien assez déniaisés maintenant pour regarder le vide en face !

Particulièrement chanceuses sont les personnes dans l'impossibilité de rapporter au moins un dysfonctionnement du milieu hospitalier, avec des conséquences plus ou moins graves, dont elles ont été témoins, ou le plus souvent victimes directes, elles ou leurs proches. On sait bien qu'il n'est pas rare du tout de sortir de l'hôpital public en moins bonne santé encore qu'on y est rentré, quand ce n'est pas les pieds devant. Les moyens y sont insuffisants, l'hygiène douteuse, le personnel surchargé. Dans ces conditions, gardez vos appels à l'inconscience Madame Bachelot, les français NE DOIVENT SURTOUT PAS faire confiance à l'hôpital et rester extrêmement prudents et attentifs quand ils sont obligés de s'y rendre ou d'y amener un proche.

Sous cet article et sous d'autres, les témoignages pleuvent, tous plus dingues les uns que les autres. J'en retiens un qui se passe de commentaires :

"Invité: HONTEUX LES HOPITAUX !

mardi, déc. 30, 2008 09:19 PM GMT+01:00

Et plus précisément l'hôpital où je réside. Je m'explique : vers 17 h 30 j'ai voulu sortir ma poubelle et j'ai glissé (un verglas terrible) sur mes auto-bloquants. Ma tête a cogné fortement et je suis restée sur le "carreau" un moment. ! Aussi, afin d'être rassurée (j'habite seule), j'ai appelé le SAMU. J'ai eu un docteur qui a souhaité que je fasse une RADIO du CRANE. Aussitôt les pompiers sont arrivés (merci les pompiers) et m'ont emmenée dans cet hôpital situé à environ 1 km de chez moi. Je suis restée plus de 2 h SANS VOIR quiconque...Puis une interne est venue pour me dire que l'hôpital ne disposait d'aucun moyen pour réaliser une RADIO du CRANE encore moins un SCANNER. Comme il y a un verglas terrible, aucun taxi, aucune ambulance, PERSONNE n'a voulu venir me chercher pour me reconduire chez moi. UN MEMBRE DU PERSONNEL m'a foutu DEHORS ! IMPOSSIBLE DE METTRE UN PAS DEVANT L'AUTRE...UNE GLISSANTE TERRIBLE...Heureusement j'ai fait du stop et une voiture (la seule) s'est arrêtée. Un Monsieur ainsi que sa Dame m'ont ramenée tant bien que mal jusque chez moi. Merci Monsieur et Madame, sinon j'aurais CREVE DEHORS comme une SDF ! VOILA L'HOPITAL OU JE RESIDE ! VOILA LA VILLE OU JE RESIDE ! PAS DE MATERIEL NI A L'HOPITAL NI A LA VILLE !

J'AJOUTE QUE, AYANT UN TRAUMA CRANIEN, JE NE DOIS PAS DORMIR PENDANT AU MOINS 12 h ET MON FILS EST CHARGE DE ME TELEPHONER TOUTES LES 1/2 h...SI PROBLEME, IL RAPPELLERA LE SAMU !

VERIDIQUE !

ALORS FAITES GAFFE ET EVITEZ LES HOPITAUX ! "

hopital