27 novembre 2008
Chatte de hasard...
Bienvenue à Lilith !
21 novembre 2008
La malédiction de Toutancarton ?
Jacky Devaux, poursuit son combat contre BOUYGUES et le sarko système, notamment sur son blog "Antidote Démocratique Antisarkozy". N'hésitez pas à aller le soutenir !
Il envoie copie de ses écrits à presque tous les médias français qui, comme on peut s'y attendre, ne font généralement rien, mais cette fois-ci, son article "L’idée d’un site pour appeler à Boycotter les stars qui se revendiquent du « sarkoland » : l’avis des internautes est vivement souhaité" a inspiré le site LADEPECHE.fr qui a repris le sujet dans un article intitulé "Les "people" amis de Sarkozy boudés par le public".
Il y est notamment fait mention de l'action envisagée par Jacky Devaux, à savoir la création d'un site internet pour recenser les personnalités en question, et ce afin «qu'aucune ménagère de moins de 50 ans n'ignore les affinités politiques de ses chouchous» (idem pour les ménagères de + de 50 ans et les ménagers de tous âges)
Saviez-vous par exemple que Mimie Mathy, notre Ange Gardien made in TF1, fait de la propagande pour le MEDEF et envoie des fleurs à Laurence PARISOT ?
On peut citer également, dans le fan club de Sarko: Johnny Halliday, Christian Clavier, Jean Marie Bigard, Enrico Macias, Roger Hanin, Daniel Prévost, Faudel, Doc Gynéco, la plupart des journalistes au garde à vous, etc ...
Pour la plupart, le moins qu'on puisse dire c'est que ça ne leur a pas franchement porté chance, que ce soit sur le plan personnel ou professionnel... Tout ce que touche Nicolas Sarkozy était censé se transformer en or ? Il semblerait plutôt que cela tombe en poussière (même le capitalisme, c'est dire !), et que les courtisans qui gravitent autour de lui aient tendance à être entraînés dans sa déchéance prévisible. C'est l'éternelle histoire. Ou peut-être pour les plus récemment touchés, un effet riccochet de l'utilisation massive de la désormais célèbre poupée vaudou ? Allez savoir.... En ce qui me concerne, j'ai décidé de boycotter tout ce beau monde, sans trop de difficulté je dois l'avouer, et ce depuis un moment... pour ma propre sécurité (on ne sait jamais, ça a l'air contagieux...)
Et je trouve également très intéressante cette idée de site internet... c'est toujours bien de savoir qui on nourrit non ?
Alors n'hésitez pas à m'envoyer vos infos ou articles sur les "showbiz friends" de N. Sarkozy ou à les envoyer directement à Jacky Devaux par l'intermédiaire de son site !
NB - source du titre : une blague vaseuse de mon prof d'histoire-géo de 6e qui avait accroché un masque en carton de Toutankhamon au dessus du tableau... ça m'avait tellement fait rire que je ne l'ai jamais oublié... Je savais que ça me servirait un jour...
ALERTE: VIANDE AVARIEE
J'ouvre une nouvelle rubrique : Alertes Produits dangereux
FAITS :
Mise en examen pour "tromperie aggravée, mise sur le marché de produits corrompus et mise sur le marché de denrées préjudiciables à la santé" dans le cadre d'une enquête sur un trafic présumé de viandes avariées.
Le magistrat reproche à la société COVI d'avoir mis sur le marché des boites de corned-beef confectionnées à partir de chutes de viande avariées achetées, en connaissance de cause, à quatre fournisseurs qui auraient ainsi espéré pouvoir les écouler sur un "second marché".
PERSONNES MISES EN CAUSE :
- la société COVI de Cholet, spécialisée dans la transformation des produits carnés (corned-beef...)
- le directeur de la société COVI, Patrice BOURIGAULT
- 4 autres sociétés du secteur agroalimentaire: CHARAL, SOVIBA, ARCADIE, DESIAL
RAPPEL:
L'affaire avait débuté en 2006 par un contrôle vétérinaire chez SOVIBA où des stocks de steaks hachés avariés, à l'origine de l'intoxication de consommateurs, ont été découverts.
Cette première affaire, également instruite à Paris par la juge Bertella-Geffroy, avait entraîné à l'époque une série de contrôles vétérinaires annexes.
Lors de l'un de ces contrôles, réalisé le 22 novembre 2006 à la société COVI, les services vétérinaires ont découvert un important stock de lot de viandes congelées impropres à la consommation humaine.
Selon une source judiciaire, le directeur de COVI avait déjà été rappelé à l'ordre deux mois auparavant lors d'une précédente inspection vétérinaire.
Par mesure de précaution, environ 650.000 boîtes de corned-beef de cette société ont été rappelées en France en décembre et 550.000 autres consignées en France et dans quatre autres pays européens (Grèce, Grande-Bretagne, Belgique, Irlande) à la suite du contrôle.
20 novembre 2008
Ben c'est pas grave Octave, on n'en consommera que moins
"Le risque est réel pour des milliers de salariés de perdre 15 à 20% de leur rémunération" en raison de la crise, indique le ministre du Travail Xavier Bertrand, qui justifie ainsi l'assouplissement de la réglementation sur le travail le dimanche. (Issu d'un article trouvé sur le site de Charlotte, Panier de Crabes)
OBJECTIF AFFICHE DE CE GOUVERNEMENT :
FABRICATION D'UNE GENERATION D'ESCLAVES !!!!
NB: L'article initial a pour source NouvelObs.com, mais je m'abstiendrai de mettre un lien, c'est trop risqué, ce site modifiant allègrement et sans information les titres et le contenu de ses articles, comme expliqué ici, étrange phénomène qui a également été relevé par le Chasse-Clou.
18 novembre 2008
Enfin une sage décision de la Cour d'Appel
La Cour d’Appel rectifie les errements des juges de 1ère instance en refusant d’entériner cette décision d’annulation de mariage totalement contraire à la jurisprudence constante et aux principes du droit, en premier lieu le respect de la dignité de la personne humaine.
Je reprends en le remaniant un peu, un commentaire que j’avais précédemment rédigé en réponse à une intervention sur mon blog, suite à un article déjà publié sur le sujet : La vulgarité au pouvoir.
Le mariage n'est pas qu'un contrat, c'est aussi une institution dont les modalités et les obligations impactent sur la société, et fait l'objet à ce titre de dispositions particulières. C'est bien pour ça qu'il existe une procédure spéciale pour se marier et une procédure spéciale pour mettre fin au mariage, le divorce, procédures strictement encadrées qui ne relèvent pas du droit commun des contrats. Le juge a un droit de regard sur ce qui peut constituer un motif d’annulation de mariage, tout comme il intervient parfois au niveau des motifs du mariage qui ne sont pas tous licites (mariages blancs, consanguins, etc). Ces motifs sont d'ordre public et la volonté des parties s'en trouve (heureusement) limitée.
En acceptant l’annulation dans ce cas, c’est comme s’il signifiait au mec (et accessoirement à la société toute entière) que c’était "normal" de considérer la virginité comme une condition essentielle (la virginité aujourd’hui et on peut imaginer n'importe quoi demain).
Le divorce par consentement mutuel, ça existe, ça se passe dans le bureau du juge et si tout le monde est d’accord, personne ne vient demander les motifs ni les exposer. C’est fait pour ça. Après, c'est peut-être embêtant un divorce, et plus coûteux, mais ne mélangeons pas tout, c’est le problème des parties, il n’y a pas de raison que le mec n'assume pas sa connerie et la nana ses cachoteries. Comme n’importe quel couple qui souhaite mettre fin à son union pour des raisons qui ne regardent que ses membres (ils sont adultes, ce n'est quand même pas au juge de pallier au manque de perspicacité dans le choix des conjoints, lol !).
La tendance actuelle, sous couvert d’objectivité, de bon sens et de pseudo respect de la liberté individuelle, consiste à se défiler au prétexte que « chacun fait ce qu’il veut », « ça ne nous regarde pas ». C’est comme ça qu’on rend une société malade ! SI, JE SUIS DESOLEE, quand un type vient brandir ses motifs malsains sous le nez de la justice au lieu de régler ça en PRIVE (en divorçant tranquillement comme tout le monde), ça la regarde la justice et elle devrait lui balancer deux, trois trucs que sa maman a omis de lui expliquer, peut-être que ça le ferait réfléchir, sait-on jamais... au moins il ne serait pas conforté dans son délire par une institution.
Car encore une fois, le juge de 1ère instance ne faisait pas juste entériner la décision commune et privée de deux personnes comme dans un divorce par consentement mutuel, il érigeait un motif individuel, archaïque et aberrant, en fondement d’une décision publique et officielle, susceptible de faire jurisprudence constante. Et là ça concerne directement la société.
Les décisions de justice sont le reflet d'une société et de ses valeurs, et le fondement juridique utilisé par un juge n'est jamais anodin, la jurisprudence qu'on entérine non plus. Considérer que la virginité puisse faire partie des "qualités substantielles" de la personne et justifier une annulation, ouvre la porte à quelque chose de bien sombre.
Les juristes, les avocats et les juges savent pertinemment que le fameux article 180 est très peu utilisé, parce qu'il ne doit s'appliquer qu'à des cas d'extrême nécessité, quand vraiment, humainement, on ne peut pas envisager le maintien d'un mariage car basé sur une énormité (il y a eu un cas par exemple, ou la sueur de l'un provoquait une allérgie à l'autre... là on est d'accord, y a incompatibilité... au sens propre...) Ca se comprend aussi quand il s'avère que le mari était en fait un violeur, ou que la femme est en fait... un homme ! Y a des cas ou c'est justifié. Mais dans le cas présent, il n'y a aucune raison valable de ne pas suivre la procédure normale: le divorce.
17 novembre 2008
G20: comme on pouvait s'y attendre, la montagne accouche d'une souris
"La déclaration du G20 après son sommet du samedi 15 novembre à Washington sur les marchés financiers et l'économie mondiale décevra nombre de citoyens de tous les pays. D'après les dirigeants de dix-neuf Etats, plus l'Union Européenne, l'actuel système économique et social n'aurait rien à se reprocher. Le seul problème étant de « soutenir l'économie mondiale » et de
« stabiliser les marchés financiers ». Une seule réforme en vue : celle des «systèmes financiers». L'économie de marché n'est pas en cause, les délocalisations et le dumping social ne sont même pas évoqués, les « règles de l'OMC » (Organisation Mondiale du Commerce) sont jugées bonnes... En somme, les populations n'auront qu'à payer les pots cassés de la crise. Avec la circonstance aggravante du reforcement d'une « gouvernance mondiale » acquise à la même dogmatique économique et politique qui a conduit à la situation actuelle. (...)
Est-ce autre chose qu'une véritable pensée unique planétaire au service des puissants et reprenant telle quelle la « bonne vieille » doctrine de l'OMC ?
Le responsable de la crise étant officiellement un dérapage des milieux financiers et rien d'autre, la machine du capitalisme planétaire continuera à fonctionner de la même façon que jusqu'à présent. Avec, de surcroît, une « gouvernance mondiale » resserrée au service de la même politique.
Pour le reste, la déclaration prévoit un ensemble de mesures de contrôle et de régulation à la présentation très imprésionnante, qu'il sera intéressant d'étudier plus en détail. Elles feront travailler des « hauts fonctionnaires » et des spécialistes d'agences privées, les uns et les autres très bien rémunérés et dont les carrières passent souvent par les multinationales et la banque privée.
(source + traduction française non officielle de de la déclaration du G20 du 15 novembre 2008 : La science au XXIe siècle)
14 novembre 2008
"Je refuse d'obéir !"
Lu sur le site de Charlotte
Source: Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école
A méditer. Et à diffuser !
Lettre d'un instituteur à son inspecteur :
Colomiers, le 6 novembre 2008
Monsieur l'Inspecteur,
Je vous écris cette lettre car aujourd'hui, en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d'obéir.
Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un processus négatif de déconstruction de l'Education Nationale s'est engagé qui désespère de plus en plus d'enseignants. Dans la plus grande précipitation, sans aucune concertation digne de ce nom, au mépris de l'opinion des enseignants qui sont pourtant les « experts » du quotidien sur le terrain, les annonces médiatiques de « réformes » de l'école se succèdent, suscitant tantôt de l'inquiétude, tantôt de la colère, et surtout beaucoup de désenchantement et de découragement. La méthode est détestable. Elle témoigne de beaucoup de mépris et d'arrogance vis-à-vis de ceux qui sont les premiers concernés. La qualité d'une réforme se juge autant par son contenu que par la façon dont est elle est préparée, expliquée et mise en oeuvre. L'Education Nationale n'est pas l'armée ! Il n'y a pas d'un côté ceux qui décident et d'un autre côté ceux qui exécutent ! L'honneur de notre métier est aussi de faire œuvre de raison, de critique et de jugement.
Aujourd'hui, la coupe est pleine ! Le démantèlement pensé et organisé de l'Education Nationale n'est plus à démontrer tant les mesures décidées et imposées par ce gouvernement l'attestent au grand jour : des milliers de suppressions de postes qui aggravent une situation d'enseignement déjà difficile, la diminution du volume horaire hebdomadaire, la préférence accordée à la semaine de 4 jours, pourtant dénoncée par tous les chronobiologistes, l'alourdissement des programmes scolaires malgré une rhétorique qui prétend le contraire, la suppression des IUFM, la disparition annoncée des RASED alors qu'aucun bilan de leur action n'a été réalisé, la réaffectation dans les classes des enseignants travaillant pour les associations complémentaires de l'école, ce qui mettra à bas grand nombre de projets éducatifs dont l'utilité n'est plus à démontrer, la mise en place d'une agence chargée du remplacement avec l'utilisation de vacataires, la création des EPEP où les parents et les enseignants seront minoritaires dans le Conseil d'Administration, la dévalorisation du métier d'enseignant dans les écoles maternelles et les menaces qui pèsent sur celles-ci, la liste est longue des renoncements, des coupes franches et finalement des mauvais coups portés à notre système éducatif. Sans compter, ce qui m'est le plus insupportable, l'insistance à dénoncer le soit disant « pédagogisme », c'est-à-dire les mouvements pédagogiques qui, depuis des décennies, apportent des réponses innovantes, crédibles, raisonnables à l'échec scolaire.
Le démantèlement des fondements de l'Education Nationale est un processus que je ne peux accepter sans réagir. L'objet de ma lettre est de vous informer que je ne participerai pas à ce démantèlement. En conscience, je refuse de me prêter par ma collaboration active ou mon silence complice à la déconstruction d'un système, certes imparfait, mais qui a vocation à éduquer et instruire, à transmettre tout autant un « art de faire » qu'un « art de vivre », en donnant toutes ses chances à chaque élève, sans aucune distinction.
1. Les « nouveaux » programmes constituent une régression sans précédent. Ils tournent le dos à la pédagogie du projet qui permet aux élèves de s'impliquer dans les savoirs, de donner du sens à ce qu'ils font, de trouver des sources de motivation dans leur travail. Cette vision mécaniste et rétrograde des enseignements, qui privilégie l'apprentissage et la mémorisation, va certainement enfoncer les élèves en difficulté et accentuer l'échec scolaire. Ces programmes sont conçus pour pouvoir fournir des résultats « quantifiables, publiables et comparables » Or, « en éducation, tout n'est pas quantifiable, ni même évaluable en termes d'acquisitions immédiatement repérables ». (Philippe Meirieu). Nous sommes bien dans une logique d'entreprise et de libéralisation de l'école. Désormais, les enseignants seront évalués sur les progrès des acquis des élèves, c'est-à-dire sur la progression des résultats chiffrés. C'est notre liberté pédagogique qui est ainsi menacée. Dans la mesure où les programmes de 2002 n'ont fait l'objet d'aucune évaluation sérieuse et que d'autre part nous ne savons toujours pas qui a élaboré et rédigé les programmes 2008, d'ailleurs sans aucune concertation digne de ce nom, nous sommes en présence d'un déni de démocratie et de pédagogie. Pour toutes ces raisons, je considère que ces programmes sont totalement illégitimes. C'est pourquoi en conscience, j'ai décidé de ne pas les appliquer et de continuer à travailler dans l'esprit des programmes de 2002.
2. Tout particulièrement, je refuse de m'inscrire dans la logique d'une « Instruction morale et civique » aux relents passéistes. C'est une insulte faite aux enseignants et aux élèves de penser que l'inscription d'une règle de morale au tableau, apprise par cœur par les élèves, fera changer un tant soit peu leur comportement ! Aujourd'hui, plus que jamais nous avons besoin de mettre en place dans nos classes des dispositifs qui offrent aux élèves la possibilité de se connaître, de se rencontrer, d'échanger, de se respecter. Nous avons besoin d'une éducation au vivre ensemble, car si nous ne le faisons pas, qui le fera ? L'éducation citoyenne est l'un des piliers de l'école pour construire une société ouverte, démocratique et libérée de l'emprise de la violence. La priorité aujourd'hui est d'apprendre aux élèves à se respecter, à réguler positivement les inévitables conflits du quotidien par la parole, la coopération, la médiation. Aujourd'hui, comme hier, en conscience, j'ai fait le choix d'une éducation citoyenne qui permette aux élèves de découvrir leur potentiel créatif et émotionnel au service du mieux vivre ensemble.
3. La réduction du volume horaire de la semaine scolaire de 26h à 24h apporte des bouleversements tels dans l'organisation des écoles, qu'il faut aujourd'hui parler de désorganisation structurelle. Le dispositif d'aide personnalisée pour « les élèves en difficulté » n'est qu'un prétexte démagogique pour supprimer les RASED. Ce dispositif porte un coup fatal à la crédibilité du métier d'enseignant. En effet, de nombreuses expériences pédagogiques d'hier et d'aujourd'hui ont montré et montrent que la difficulté scolaire se traite avec efficacité avec l'ensemble du groupe-classe, dans des dynamiques de coopération, de tutorat, de travail différencié, d'ateliers de besoin, etc. Le dispositif actuel considère que la difficulté doit être traitée de façon « médicale », avec un remède individuel, en dehors de toute motivation et de tout projet de classe. C'est une grave erreur. Ce dispositif est une faute contre l'esprit et la pédagogie. Dès la rentrée, en conscience, je n'appliquerai pas ce dispositif d'aide personnalisée tel qu'il est actuellement organisé. Ces deux heures seront mises à profit pour mener à bien un projet théâtre avec tous les élèves de la classe, répartis en demi-groupe, le mardi et le vendredi de 15h30 à 16h30, ceci avec l'accord des parents.
4. Les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires à destination des élèves de CM1 et CM2 sont eux aussi des dispositifs scandaleux et démagogiques destinés à caresser l'opinion publique dans le sens du poil. Mis en place sous le motif populiste qu'il est anormal que seuls les riches peuvent se payer des heures de soutien scolaire (dixit notre ministre), ces stages dont certains ne seront pas animés par des enseignants, ne règleront en rien l'échec scolaire. Ils sont destinés à appâter les enseignants qui souhaitent effectuer des heures supplémentaires avec bonne conscience, alors que dans le même temps des milliers de postes sont supprimés, aggravant ainsi les conditions de travail dans les écoles. Parce que je respecte profondément les élèves qui ont des difficultés et leurs parents et que je suis persuadé que ce dispositif est néfaste, je continuerai à refuser de transmettre des listes d'élèves pour les stages de remise à niveau.
5. La loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève n'est pas autre chose qu'une loi de remise en question des modalités d'application du droit de grève. Il est demandé aux enseignants de se déclarer gréviste 48h avant la grève afin que ce service minimum d'accueil puisse se mettre en place. Ce qui signifie clairement que les enseignants doivent collaborer à la remise en cause du droit de grève ! On ne saurait être plus cynique ! La commune de Colomiers ayant décidé de ne pas organiser ce service minimum d'accueil les jours de grève, il devient inutile de se déclarer 48h avant. En conscience, je ne me déclarerai pas gréviste à l'administration et j'informerai les parents trois jours avant de mon intention de faire grève.
Dans son dernier ouvrage, « Pédagogie : le devoir de résister », Philippe Meirieu écrit : « Nous avons le devoir de résister : résister, à notre échelle et partout où c'est possible, à tout ce qui humilie, assujettit et sépare. Pour transmettre ce qui grandit, libère et réunit. Notre liberté pédagogique, c'est celle de la pédagogie de la liberté. […] Nous n'avons rien à lâcher sur ces principes pédagogiques. Car ils ne relèvent pas de choix passagers de majorités politiques, mais bien de ce qui fonde, en deçà de toutes les circulaires et de toutes les réformes, le métier de professeur dans une société démocratique.
Et devant les errances de la modernité, le professeur n'a rien à rabattre de ses ambitions, bien au contraire… Face à la dictature de l'immédiateté, il doit travailler sur la temporalité. Quand, partout, on exalte la pulsion, il doit permettre l'émergence du désir. Contre les rapports de force institués, il doit promouvoir la recherche de la vérité et du bien commun. Pour contrecarrer la marchandisation de notre monde, il doit défendre le partage de la culture. Afin d'éviter la sélection par l'échec, il doit incarner l'exigence pour tous.
Personne ne prétend que la tâche est facile. Elle requiert détermination et inventivité. Echanges, solidarité et travail en équipe. Elle exige du courage. Et la force de nager à contre-courant. Il ne faut pas avoir peur de la marginalité. Car, plus que jamais et selon la belle formule de Jean-Luc Godard, « c'est la marge qui tient la page. » »
Si aujourd'hui je décide d'entrer en résistance et même en désobéissance, c'est par nécessité. Pour faire ce métier, il est important de le faire avec conviction et motivation. C'est parce que je ne pourrais plus concilier liberté pédagogique, plaisir d'enseigner et esprit de responsabilité qu'il est de mon devoir de refuser d'appliquer ces mesures que je dénonce. Je fais ce choix en pleine connaissance des risques que je prends, mais surtout dans l'espérance que cette résistance portera ces fruits. J'espère que, collectivement, nous empêcherons la mise en œuvre de ces prétendues réformes. Cette action est une action constructive car dans le même temps il s'agit aussi de mettre en place des alternatives pédagogiques concrètes, raisonnables et efficaces.
Monsieur l'Inspecteur, vous l'avez compris, cette lettre n'est pas dirigée contre vous, ni votre fonction, mais je me dois de vous l'adresser et de la faire connaître. Le propre de l'esprit responsable est d'agir à visage découvert, sans faux-fuyant, en assumant les risques inhérents à cette action. C'est ce que je fais aujourd'hui.
Je vous prie de recevoir, Monsieur l'Inspecteur, l'assurance de mes sentiments déterminés et respectueux.
Alain REFALO
Professeur des écoles
Ecole Jules Ferry, Colomiers (31)
Lettre adressée à Mr l'Inspecteur de l'Education Nationale de la 17ème circonscription de la Haute-Garonne.
Voir également, entre autres articles disponibles sur le site "Résistance pédagoqique pour l'avenir de l'école":
John Rawls : la justification de la désobéissance civile dans une démocratie
La désobéissance civile, une radicalité constructive
Apprendre à désobéir
Lettre d'un Directeur d'école: "C'est décidé, j'entre en résistance !"
***
17 novembre 2008: Les suites de la lettre...
"Il est évident que ce qui embarasse aujourd’hui le Ministère c’est la publicité donnée à cette lettre, sa diffusion comme une trainée de poudre sur internet."
13 novembre 2008
Couleurs, senteurs et saveurs du monde !
12 novembre 2008
Tourtours, le village dans les nuages
06 novembre 2008
Duconlajoie
" C’est la première chose que m’a apprise Sarkozy : en politique ce qui compte, ce n’est pas ce que l’on vous donne, c’est ce que l’on prend "
" Vous l’aurez compris je n’ai pas pour habitude de regarder passer les trains, mais bien au contraire de tout assumer. Mes doutes, mes échecs, mais aussi mes idées… et mon ambition "
(Source: Jean-François Copé-coller de Sarkozy)
Voilà de ces petites phrases qui vous donnent un coup de speed après le café. Y a rien à faire, la mentalité petit manager dégoulinant de zèle et débordant de niac, je m’y fais pas. Il a bien appris ses leçons le Copé, mais il est pas encore sorti de son bac à sable où il rejoue le drame de sa petite enfance, quand il s’est pris un coup de pelle dans le menton après s’être fait piquer son seau en plastique. Bref, il a pas tout compris. La politique, c’est représenter des électeurs et se mettre à leur service, alors on s’en secoue le baba de savoir ce qu'il assume ou ce qu'il prend, le train ou autre. C'est fou ça. Ce qu’il ne pige pas Maître Corbeau, c’est que de là où il s'est perché, non seulement on voit sous sa robe mais quand il postillonne, c'est sur UN PAYS TOUT ENTIER ! Alors c’est pas lui qui "assume" les conséquences de ses délires de mégalo mais NOUS, la France d'en bas comme dirait l'autre ! Et franchement on s'en tape le bourrichon de son ambition. Qu’il aille donc faire un stage de survie dans la jungle amazonienne ou s’inscrire à Koh Lanta s’il veut se prouver qu’il en a, et puis qu’il aille aussi faire une bonne psychanalyse pour exorciser ses conflits d’ado en mal de figure paternelle, mais Y EN A MARRE DES MALADES QUI SE FONT MOUSSER AU POUVOIR !















