15 mai 2008
Le beauf complet
Rapporté par le Canard, et chiné sur le blog de Charlotte (Panier de crabe) , le bilan de Sarkozy à l'anniversaire de son élection:
« Je suis heureux parce que je suis président, j’ai de l’argent et une belle femme. »
Le pouvoir, le pognon, les gonzesses. Dans cet ordre. Et l’on va encore supporter ça quatre ans ?
Dire oui, dire non
La lâcheté, c'est n'être pas d'accord, dans le fond, sans oser le dire. C'est laisser faire alors que l'on sent bien qu'il faudrait intervenir. La lâcheté est confortable, suivre et se taire est tujours plus facile que résister. Mais ça laisse un goût amer, en général. On peut être lâche face à l'autre ou face à soi-même, quand on s'est promis quelque chose et que l'on trouve toujours de bons prétextes pour oublier ou repousser !
Face à la lâcheté des petits "oui", ou du silence approbateur, tâchons donc de trouver en nous la force des grands NON. Non cela ne peut plus durer, non, franchement, j'ai bien réfléchi, je ne peux pas être d'accord. Ces refus là ont une grande force parce qu'ils sont patients et réfléchis. Ils engagent et débouchent sur l'action, même s'ils signifient aussi prendre un risque. Le refus de Gandhi a permis à des millions d'Indiens de dire non à la domination anglaise ! Mais je pense que toujours il n'y a pas de grands non avant de tous petits, et que l'on commence toujours pas là (non on ne peut pas remettre trois dossiers avant la fin de la semaine, non la baguette que je viens d'acheter est décidément pas assez cuite alors je la ramène ...!)
Pourquoi faut-il une loi qui punit le fait de battre les enfants ou d'abandonner les chiens au bord de la route ?! Parce que nous manquons de générosité et d'amour. Pour nous protéger de nous-mêmes. Car quand on aime, on sent bien ce qu'il convient de dire ou de taire, de faire ou non ! Quand on aime, on agit avec justesse, et c'est même à ça qu'on reconnait l'amour ! Mais dire non c'est parfois aussi désobéir en consience à une loi que l'on juge injuste.
Refuser demande du courage, surtout s'il faut pour cela s'opposer au plus grand nombre. A chacun de trouver en lui sa vérité. Et de la protéger. Etre prêt à tout pour être intégré, c'est souvent renoncer à ce que l'on est en profondeur. Mais franchement, celui qui se soucie d'abord de modeler son comportement sur les autres n'attire personne (ou quelques beaux manipulateurs!).
A chaque tournant, c'est oui ou c'est non. Ce qui est compliqué parce que c'est souvent les deux en même temps et pour de très bonnes raisons, mais il faut décider pourtant... on a le droit de se tromper et de faire marche arrière, en gérant au mieux les conséquences de nos erreurs, car on ne refait jamais le chemin, il faut faire avec ses choix ! l'essentiel au final: ne jamais accepter d'être forcé dans ce qui en nous se refuse. Il faut parfois bien des NON pour protéger de vrais OUI.
C'est mignon ça
"Le hasard, c'est le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer"
Théophile Gautier








