Transition

hop hop hop

25 novembre 2007

Dénouer

"Dénouer en pénétrant doucement le Sens de la Situation..."
Yi-King Hexagramme 28

huitknotplot

" Les noeuds faits dans un certain ordre ne peuvent être défaits que dans l'ordre inverse."
Le Livre du dénouement des Noeuds

images

http://thoth333.club.fr/htm/noeuds.htm

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23 novembre 2007

Le CPE et la violence faite à la jeunesse

Cela fait 20 ans que ça dure, 20 ans que les jeunes sont soumis à la même situation et exposés au même type de mesure. L'histoire se répète, mais en bégayant. C'est un retour du même, mais un même chaque fois différent, ne serait-ce que par l'expérience accumulée. Cette triste histoire a commencé au milieu des années 80, en 1985-1986.

Deux types de mesure ont été instaurés, sous le double prétexte de limiter le chômage (en particulier celui des jeunes) et d'accroître la flexibilité des entreprises.

Le premier type venait directement de l'action de l'Etat, qui, si l'on peut dire, à ouvert, en toute légalité, la voie : faire en sorte que soit créés des stages ou des contrats de type nouveau, de durée limitée, pour "aider" à l'insertion des jeunes. Le nom de ces contrats a pu varier. Il a fallu que les gouvernements successifs fassent de gros efforts sémantiques pour qu'à chaque nouvelle mesure corresponde une nouvelle dénomination. L'actuel Contrat de première embauche se situe dans la suite des contrats antérieurs (contrats d'insertion, etc.). Quant au stage, après l'échec cuisant des SIVP (stage d'insertion dans la vie professionnelle, très vite qualifiés, à juste titre de stages-parking), ils se sont insérés subrepticement dans le cursus "normal" des études. Les jeunes ont du apprendre qu'ils n'avaient de chance d'accéder à un emploi que si leur CV contenait déjà un nombre sensible de stages en entreprise. La course d'obstacle pour trouver des stages (dont une partie sont des stages purement opératoire, sans aucune visée formatrice de la part de l'entreprise d'accueil) a donc commencé, livrant aux entreprises une main d'œuvre pour des stages à durée limitée, déjà bien formée, à bas prix. Certains emplois sont d'ailleurs "couverts" par des successions de stages.

L'Etat a donc donné l'exemple, il a tracé la voie, et il a instauré des formes d'emploi précaire pour les jeunes avec le label de la pure légalité et donc de la légitimité qui est supposée y être attachée. Les entreprises ont accueilli cette manne à bras ouverts, non pas pour recruter plus de jeunes au total, mais, à la fois pour bénéficier d'une main d'œuvre à coût réduit, sur un contrat à durée limitée, et pour la minorité des jeunes qui aboutirait à un CDI, prendre le temps de les tester, de les sélectionner, de voir ceux d'entre eux qui se révélaient apte à "entrer dans le moule", en engendrant ainsi des comportements conformistes à haute dose.

Le second type de mesure a concerné les modifications introduites dans le droit du travail pour l'ensemble des salariés, tous âges confondus. Et la plus importante, bien entendu, a résidé dans la création du Contrat à durée déterminée, le dit CDD, dont on sait que depuis un grand nombre d'années, il est devenu nettement majoritaire dans les recrutements des entreprises (sauf pour les emplois de la fonction publique). Il représente régulièrement plus de 60% des flux d'embauche des entreprises. Légalement, le recours aux CDD, et surtout leur renouvellement, est assorti de certaines limites, mais ces limites sont très souvent franchies, non respectées. C'est d'ailleurs devenu un sport d'un nouveau genre : parvenir, en accord bien sûr avec le salarié concernée, à contourner la réglementation.

A une époque, déjà lointaine, les spécialistes de l'emploi utilisaient le terme d'emplois atypiques. Mais depuis le terme a été abandonné et on comprend aisément pourquoi…

Le CPE reproduit la même histoire triste. Il est présenté comme un CDI. Mais il s'agit là d'un artifice, d'un mensonge grossier. Le CPE est astreint à une durée précise : 2 ans. Et qu'est ce qu'un contrat comportant une clause de durée, sinon, en bon français, un contrat à durée déterminée ? Mais la nouveauté qu'il introduit est extraordinaire : la possibilité de licencier le jeune sans aucune justification offre aux employeurs un contrat à durée parfaitement élastique. Les CDD "normaux" instaurent une situation précaire, mais avec, au moins, une durée clairement affichée dans le contrat d'embauche, ce qui offre une garantie minimale (même si c'est, en moyenne, pour une très courte durée).

Le CPE fait encore mieux : il n'existe plus aucune garantie de durée dans ce type d'emploi. S'ouvre une période d'incertitude et de stress intenses, pour le jeune concerné, et une période de… grand bonheur pour les employeurs.

Bien entendu, sont ainsi instaurés, dans l'entreprise, un rapport politique et une ambiance quasi-dictatoriale. Le jeune devra se couler dans le moule de l'esclave docile. On passe du conformisme à l'obéissance pure et simple. Certes, on pourra toujours trouver des employeurs ayant un comportement éthiquement correct. Mais on ne construit pas une politique générale sur un tel aléa. C'est en fait dans la philosophie implicite du dispositif que de donner aux employeurs un pouvoir exceptionnel sur les jeunes, un pouvoir d'exception, pour utiliser le vocabulaire de la philosophie politique. Certes, au bout de deux ans, les jeunes qui auront été gardés jusqu'à ce délai, basculeront dans un "vrai" CDI. Mais quel en sera le pourcentage ? Si l'on tient aux pratiques actuelles et à l'expérience, cela devrait avoisiner les 20%. 1 jeune sur 5. Il faudrait, de toutes façons, attendre deux ans pour le savoir.

Mais, derrière ces mesures, il faut voir l'essentiel : l'extrême violence faite aux jeunes. Cela devient, à proprement parler, insupportable. Pour eux en premier lieu, pour les enseignants par ricochet. Cette violence ne mérite qu'une réponse : la révolte. La seule chose qui la contient dans certaines limites, c'est l'effet systémique de la situation d'ensemble : difficile de se révolter, dans une situation de chômage et de précarité. Il est de l'intérêt individuel du jeune de courber l'échine.

Mais lorsque le vase déborde, les échines se redressent.

Quelle est l'expérience qu'acquiert un enseignant du supérieur ?

Si je prends mon cas :

- je constate d'abord un taux anormalement élevé, majoritaire dans les disciplines des sciences humaines et sociales, de jeunes étudiants, frais sortis du bac, qui émettent le souhait de parvenir à un emploi…de la fonction publique. Ce n'est bien entendu pas par "vocation" ou en vertu d'un goût particulier pour travailler dans la fonction publique, mais par un raisonnement strictement utilitariste. Le problème, c'est que, comme chacun sait, les emplois de fonctionnaires "doivent" être réduits (et le sont progressivement), ce qui fait se heurter deux mouvements inverses: une demande forte pour ce type d'emploi, alors que le nombre va en diminuant. Résultat : des concours de plus en plus sélectifs.

- Je constate aussi la course aux stages. En soi, dans l'absolu, que les jeunes fassent des stages, comptant pour la validation de leur cursus, est une excellente chose. C'est très normalement que les enseignants introduisent ces stages dans les formations, du moins au-delà de la licence.

Mais si l'on quitte l'absolu, et que l'on regarde comment ça se passe, on est doublement effaré. D'abord par la difficulté à trouver un stage, et pour cause : de la part des étudiants, la demande est massive (d'autant que le stage est, pour l'étudiant, obligatoire) et réussir à trouver un stage devient une véritable course d'obstacle. Ensuite, d'échec en échec, on atténue les exigences de qualité et de contenu du stage. On trouve maintenant, dans le CV des étudiants, des stages purement bouche trou, qui ne leur ont strictement rien apporté en terme de connaissance ou d'expérience professionnelles en rapport avec leur formation. Et il faut mesurer le poids des humiliations subies par ces jeunes durant cette course d'obstacles. Personnellement, j'ai du me résoudre à rechercher moi-même des stages pour mes étudiants pour parvenir à décrocher des stages intéressants. Entre la formule incantatoire (du type : "il est bon que les jeunes apprennent à trouver des stages par eux-mêmes, qu'ils apprennent à se débrouiller") et la réalité, le gap devient important. Exposer des jeunes à ce qui se présente souvent comme un parcours d'humiliation, avec, du côté des entreprises, des "recruteurs" qui affichent souvent un cynisme certain, du moins lorsqu'ils répondent aux candidatures, ne me semble pas particulièrement formateur, sauf à dire clairement que le rôle des enseignants est précisément d'apprendre aux jeunes à courber l'échine…

- Quant à l'accès à l'emploi, on retombe, soit si c'est un emploi de la fonction publique, sur une belle file d'attente (et pour accéder à un emploi de chercheur ou d'enseignant-chercheur, derrière le formalisme et l'égalitarisme de la procédure, un rôle essentiel joué par le lobbying ou la cooptation), soit sur les fameux CDD…

C'est dire que le CDD devient la porte d'entrée de tous les jeunes, à tous les niveaux d'étude. Et la plupart du temps, ce n'est pas un seul CDD, mais une suite de CDD… Quant un étudiant parvient à décrocher un CDI à l'issue de ses études universitaires, un seul mot vient à l'esprit : "quelle chance !". "On va déboucher le champagne !".

Comme je prends les dirigeants d'entreprise et les DRH pour des individus intelligents et parfaitement au courant de ces pratiques (puisque ce sont eux qui les utilisent), je me dis : comment jugent-ils leur propre comportement ? N'ont-ils aucun scrupule à violenter la jeunesse ? Et selon la célèbre formule, qui voit-il le matin dans la glace ? On pourra, bien entendu, justifier ces pratiques par le fameux "besoin de flexibilité". Mais il faut être vraiment nul en gestion d'entreprise et en économie pour ne pas savoir que la flexibilité d'emploi est celle qui, à moyen terme, dégrade le plus les vraies performances de l'entreprise, y compris sa vraie flexibilité (la flexibilité d'innovation, de montée en variété des produits offerts, de diversification des activités, d'amélioration des organisations, etc.) et la performance fondée sur ce que les mêmes DRH ne cessent de clamer : l'apport "décisif" d'un investissement dans le développement des compétences des salariés (ce qui suppose stabilité d'emploi).

On en vient à se poser cette question d'une extraordinaire simplicité : pourquoi n'embauche-t-on pas sur CDI ? D'autant que la faculté de licencier a été facilitée par diverses mesures à ce sujet. Je ne crois absolument pas à une cause de nature économique du type "flexibilité", sinon pour les très petites entreprises (mais qui pourraient aisément bénéficier d'une aide ciblée).

Il existe à mon avis deux raisons majeures :

- la première concerne tout simplement la gestion de la masse salariale : les jeunes sont embauchés à un salaire situé sensiblement en dessous de celui des "anciens" et la fameuse "flexibilité" n'est pas autre chose qu'une tentative de variabiliser la masse salariale. On en revient au 19ème siècle : les salariés sont une pure force de travail que l'on traite comme un coût variable (et non comme un coût fixe). Ils sont traités à un niveau de considération inférieur à celui des machines et des bâtiments.

- La seconde est politique. Le gouvernement et les dirigeants d'entreprise veulent des salariés dociles, conformistes, et même plus que conformistes : obéissant, non pas à leur conscience, mais aux résultats qu'on leur demande d'atteindre et à la discipline qu'elle comporte. Il s'agit d'une radicalisation d'un contrôle autoritaire. La précarité est l'une des armes utilisées pour engendrer de tels comportements de soumission.

Mais à chaque fois, le gouvernement sous-estime la capacité de révolte de la jeunesse et l'intelligence qu'elle manifeste à décrypter les intentions réelles, derrière le verbiage des dirigeants politique. Car il n'existe aucune autre réponse à apporter : la révolte. Il y a la face ouverte de cette révolte, celle qui s'exprime par des manifestations. Mais il existe une face plus cachée: une fois devenu salariés, précaires ou non, l'expérience que les jeunes vivent génère un fond durable de révolte, et parfois de cynisme, par découragement.

Ce phénomène, les patrons et les gouvernements successifs le sous-estiment et souvent ne le voient pas. Mais entre les nouvelles générations d'un côté, la classe dirigeante de l'autre, le divorce et la non-communication vont croissantes. Quant aux salariés anciens, ceux qui n'ont pas fait cette expérience, car entrés en emploi avec le fameux tournant du milieu des années 80, un défi leur est lancé : soit comprendre la jeunesse actuelle et la soutenir, soit jouer; inconsciemment, un rôle de bouchon (car occupant le haut des emplois) et de coussin amortisseur.

N'oublions pas au passage, qu'en moyenne, les militants syndicaux sont eux-mêmes "vieillissants" et qu'ils ont du mal à se mettre à la place de la jeunesse, de sa révolte et de ses aspirations positives.

Et, sait-on jamais, peut être qu'un jour le corps enseignant finira lui-même par se révolter. Cela ne se traduira pas forcément par des grèves (les grèves ne pouvant être qu'un moyen à durée limitée), mais par des nouveaux types d'alliance entre élèves, étudiants et enseignants pour faire front ensemble à une politique de précarisation, mais aussi, et surtout, d'humiliation de la jeunesse.

Philippe Zarifian, 10 mars 2006

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22 novembre 2007

Trésors trouvés dans les brocantes... verres anciens

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Mais encore....

Ptit sac en cuir vernis des années 50 !

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Vieux bol de ferme avec bec verseur:

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21 novembre 2007

Décidemment... on est mal barrés !

Les mobiles responsables de la disparition des abeilles

16/04/2007 00:10 par Christian D.
Source: http://www.generation-nt.com

Des scientifiques émettent l'hypothèse que les radiations produites par nos téléphones portables sont à l'origine de la raréfaction des abeilles, pouvant nous conduire droit à la famine.

Et si notre attrait immodéré pour les téléphones portables (environ un milliard de mobiles vendus en 2006 dans le monde) nous menait tout droit vers une catastrophe alimentaire '

C'est l'hypothèse considérée par certains scientifiques qui soupçonnent les radiations électromagnétiques émises par les mobiles (et les infrastructures associées) d'être la cause du CCD ( Colony Collapse Disorder ou désagrégation subite des colonies ), un phénomène qui conduit à la disparition des abeilles ouvrières, ne laissant dans les ruches que la reine, les oeufs et de jeunes abeilles immatures. On estime que les adultes ne sont plus en mesure de retrouver leur chemin et meurent loin de la ruche.

Ce problème touche les Etats-Unis, dont les derniers rapports estiment que la Côte Ouest a ainsi perdu 60% de sa population d'abeilles et la Côte Est environ 70%, mais aussi l'Europe, notamment en Allemagne, Suisse, Espagne, Portugal, Italie et maintenant au Royaume-Uni.

Or les abeilles sont responsables de l'essentiel de la pollinisation des espèces végétales récoltées par l'homme. Et pas d'abeilles, pas de récoltes... Les causes du CCD ne sont pas connues. Pesticides, parasites, réchauffement climatique ou même organismes génétiquement modifiés ont été soupçonnés, sans emporter l'adhésion.

Encore un coup des radiations
Des chercheurs allemands de l'Université de Landau viennent d'émettre une nouvelle hypothèse : l'influence des radiations des téléphones portables. Ayant déjà observé que les lignes électriques à haute tension perturbent les hymenoptères, ils se sont également aperçus que la présence d'un mobile placé à proximité d'une ruche empêchait ses habitantes d'y retourner.

Sans pouvoir encore conclure de façon définitive, faute d'études suffisamment poussées, il n'en reste pas moins que cette piste mérite d'être explorée. Après le mobile augmentant les risques de cancer à long terme, le mobile cause de stérilité des adultes mâles, voici donc le mobile responsable potentiel des cycles de pollinisation. Affaire à suivre...

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19 novembre 2007

C'est une femme

C'est une femme qui ose.
C’est une femme qui ose sa liberté, qui ose aller jusqu’au bout de ce qui est juste pour elle.
Une femme qui ose s’aventurer au bout de ses désirs les plus profonds.
C’est une femme authentique qui se valorise et donne de la valeur à tout ce qu’elle crée et expérimente.
C’est une femme qui ose développer sa sensibilité, sa délicatesse et sa finesse de femme.
C’est une femme qui ose s’aimer et accueillir l’amour sous toutes ses formes.
C’est une femme qui ose le plaisir.
En particulier le plaisir de réussir sa vie et de se réussir personnellement.
C’est une femme qui sait accueillir l’abondance.
L’abondance de beauté, l’abondance de raffinement, l’abondance d’argent, l’abondance de bonheur, l’abondance de sacré dans sa vie.
C’est une femme présente à la joie, à l’aventure et à la joie de toute nouvelle aventure.
C’est une femme qui va jusqu’au bout de ses appréhensions et de ses peurs et qui ose les traverser sans a-priori.
C’est une femme qui ose sa sensualité et sa sexualité de femme.
C’est une femme qui ose les défis du coeur et du corps que la vie lui offre si généreusement.
C’est une femme qui ne pose pas de conditions à l’amour et ne se fait pas piéger par d’illusoires “engagements” relationnels.
Elle sait rester à l’écoute de l’autre...mais sans complaisance.
C'est une femme alignée, cohérente et passionnée.
C’est une femme qui ne mâche pas ses mots.
C’est une femme qui a conscience des jeux de pouvoir et des manipulations intérieures du mental qui veut rester tout-puissant.
C’est une femme qui s’assume et ose se positionner clairement.
C’est une femme qui sait formuler de vrais OUI et manifester de vrais NON lorsque cela est nécessaire.
C’est une femme sauvage et spirituelle, fortement ancrée sur ses bases et pleinement naturelle.
C’est une femme qui ose s’aventurer hors des sentiers battus de la pensée unique et des passages cloutés des croyances habituelles.
C’est une femme qui rêve d’un idéal d’amour universel et concrétise l’amour au quotidien.
C’est une femme qui s’est construite au-delà des grandes idées classiques et des discours convenus et ordinaires.
C’est une femme qui s’oriente vers l’extase, non pas en cherchant à “transcender” une sexualité qu’elle n’aurait fait qu’effleurer, mais en vivant intensément une sexualité librement choisie.
Au-delà des options moralisantes et judéo-chrétiennes amenant à se méfier et à vite éluder la puissance de la sexualité et sensualité féminine !
Elle sait que cette extase aux mille aspects coule de source et conduit à la rencontre simple et naturelle avec le divin.
Cela lorsque les conditions sont là et que le terrain est prêt.
Sans “contôle de la tête” et sans avoir à forcer ou à chercher quoi que ce soit avec la logique ou la raison.
Elle est à mille lieux des reflexes ou habitudes issus des religions qui disqualifient ou minimisent les plaisirs du corps, en particulier liés à la sexualité.
Elle refuse les habitudes de limitations à la dégustation de la vie, les schémas de culpabilisation, d’abstraction ou de négation de soi et de sacrifice masochiste de rédemption par la souffrance.
C’est une femme qui préfère la voie de l’amour et du plaisir à celle de la souffrance, de l’acètisme et de la restriction.
C’est une femme qui s’aide avant de chercher à tous prix à aider l’autre ou les autres.
C’est une femme qui s’occupe de son propre “bout de la relation”et qui s’assume et se responsabilise au niveau de son monde à elle, avec le souci d’élargir sans cesse sa conscience la plus en éveil, la plus lumineuse possible.
C’est une femme qui n’a plus de désir sur l’autre ou d’attente que “l’autre change”.
C’est une femme qui n’utilise ni la manipulation affective, ni le chantage relationnel ou la culpabilisation envers son partenaire ou ses proches.
Souple et ferme à la fois, elle sait trouver l’attitude juste face aux vents de la vie.
C’est surtout une femme qui ose laisser la vie circuler en elle, avec son feu vif, ses désirs intenses et ses créations multiples.
C’est une femme qui écoute les messages de son coeur et ceux, si variés, de son corps.
C’est une femme qui vibre, s’émeut, s’enthousiasme et se passionne pour l’amour et les échanges vrais et authentiques.
Une femme pleinement dans sa puissance et sa douceur de femme.
Enfin, elle ne recherche aucune reconnaissance, aucun applaudissement artificiel ou aucune idéalisation de la part d’autrui.
Elle s’est trouvée. Elle s’aime.
Et peut enfin aimer en abondance
...et sans conditions.

C'est une femme.

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18 novembre 2007

Le soir... ou le matin... de ma fenêtre

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Comment faire la différence ?

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17 novembre 2007

Attention les mots sont magiques

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16 novembre 2007

Out of Africa

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Rencontre dans la savane... en cours...

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15 novembre 2007

Petites planètes

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13 novembre 2007

Le respect, ça s’impose!

Francine Tremblay
http://www.acsm-ca.qc.ca/

Les vendeurs trouvent en nous une proie idéale. Nos amis s’immiscent dans notre vie privée. Notre conjoint accapare tout l’espace vital. Et, comble de malheur, notre patron nous réduit à l’esclavage. Mais pourquoi donc ne parvenons-nous pas à nous faire respecter ?

Marielle a accepté un poste de directrice dans un vieil hôtel, avec mission de le remettre sur pied. Elle ne ménage pas sa peine pour satisfaire son nouveau patron. Une fois les rénovations terminées, le système de réservation élaboré et le personnel embauché, le maître des lieux la remercie tout simplement de ses services. Comme si cela ne suffisait pas, son propriétaire n’honore pas ses engagements, et son chum, de son côté, l’incite à délaisser ses activités professionnelles afin qu’elle se consacre un peu plus à lui. «Je ne comprends pas, avoue Marielle à un gourou des relations humaines qu’une amie lui présente. Je suis toujours très gentille avec les gens et ils ne cessent de profiter de moi». La réponse est une douche froide: «Si je comprends bien, tu veux te faire aimer, mais pas te faire respecter ?»

Comme bien des femmes, Marielle ressent un tel besoin de plaire et d’être aimée qu’elle ne se rend pas compte qu’on la méprise pour sa faiblesse et sa soumission. Certes, ceux qui abusent d’elle le font parfois inconsciemment, mais le résultat est le même. «Il faut avoir une conscience morale exceptionnelle pour ne pas profiter d’une personne qui ne se fait pas respecter», assure Marielle Bordeleau, psychologue. Pourquoi profite-t-on de ceux qui n’inspirent pas le respect? Parce que «les gens conciliants passent pour des faibles et encouragent les autres à les exploiter davantage», soutient Joseph Kirschner, dans l’Art d’être égoïste. En y réfléchissant bien, on se rend compte que chacun essaie de tirer toujours avantage d’autrui. La famille veut que nous soyons une mère dévouée, et nos supérieurs sont plus soucieux de nous voir suivre leurs directives que de ménager notre santé.

C’est normal ! «Plus les gens s’habituent à voir quelqu’un se sacrifier pour eux, plus ils se déchargent de leur fardeau sur cette personne, explique Kirschner. En sont-ils plus reconnaissant pour autant? Certainement pas! Le jour où vous cessez de satisfaire leurs exigences grandissantes, ils se sentent lésés et, dès que vous n’avez plus rien à leur apporter, vous perdez toute importance à leurs yeux.» Bref, la reconnaissance à la mémoire courte!

L'estime de soi

Bien sûr, ça fait 2000 ans que la femme est habituée à passer au second plan. Et cela fait seulement 20 ans qu’elle jouit d’une plus grande liberté. Cependant, les mentalités n’évoluent pas aussi rapidement qu’on le voudrait et certains conditionnements archaïques ont la vie dure. À preuve, l’exemple de cette dynamique directrice d’entreprise dans la trentaine, remarquée par un homme d’affaires qui la convainc de quitter son patelin pour le suivre à la ville. Pour lui plaire, elle s’occupe activement de la maison et des repas et ne cherche que très mollement un nouveau travail. Devenue soumise et incapable de prendre une décision, elle ne tarde pas à perdre le respect de celui qui l’admirait.

«Se faire respecter, c’est aussi refuser de faire ce qui ne nous convient pas», fait remarquer la psychologue Nicole Tremblay. Pour certaines femmes, le besoin d’être aimées surpasse toute considération d’amour-propre et de dignité. Kirschner les met cependant en garde: «Il y a un prix à payer pour vivre selon les désirs des autres: quand on sacrifie ses propres désirs, ses rêves les plus chers, ses aspirations les plus secrètes et ses besoins les plus légitimes.» Par conséquent, l’oubli de soi mène tout droit au manque d’estime de soi: on se croit indigne de respect. De là, il n’y a qu’un pas à franchir pour que l’autre le croie également.

Peur du rejet

Alors, pourquoi se laisse-t-on exploiter ? Selon Kirschner, «en échange de leur docilité et de leur soumission, les gens trouvent une certaine sécurité». Nous craignons de perdre notre poste. Nous ne voulons pas renoncer à l’estime dont nous croyons jouir. Les louanges nous flattent. Nous adorons entendre: «Je sais que je peux toujours compter sur vous!»

Est-il si difficile de renoncer à ces plaisirs éphémères et de dire non ? Oui, si la peur du rejet nous paralyse. Évidemment, le fait d’établir des limites que personne n’a le droit de franchir et de faire valoir son opinion peut provoquer une réaction négative et même un abandon de la part des autres. «Mais il faut être capable de supporter l’effet négatif du «non» pour être en mesure de prendre la place qui nous revient», explique Mme Tremblay. D’autant plus que la peur du rejet n’est pas toujours fondée sur une menace réelle, car une personne qui sait dire non avec tact et fermeté est davantage respectée que celle qui acquiesce toujours aux propos des autres.

S'affirmer

Pourquoi est-il si difficile de se faire respecter ? Flash-back sur l’enfance: la gentille petite fille s’efforce de plaire à papa et à maman. Elle imite une mère conditionnée à se sacrifier pour les autres. La graine est semée. «Lorsque la mère renonce toujours à ses besoins personnels au profit de ceux du conjoint et des enfants, les filles n’apprennent pas à s’affirmer et à exprimer leurs besoins», déclare Nicole Tremblay.

Au moment de l’adolescence, alors que la jeune fille devrait trouver «les mots pour le dire», elle se contente souvent de claquer les portes. Après tout, elle n’a jamais appris à nommer ses sentiments, ses émotions et les limites dont elle voudrait que les autres tiennent compte. «C’est le rôle des parents, affirme Mme Tremblay, de lui apprendre à se faire respecter sans créer de conflit et sans agir de façon négative, à maintenir sa position malgré l’opposition de l’autre sans rester nécessairement sur ses positions, mais sans toujours céder si elle n’est pas d’accord.»

Les règles du jeu

Malheureusement, il ne suffit pas toujours de se respecter et de respecter autrui pour créer une réciprocité. Associée de la firme d’avocats Ducharme Stein Monast de Québec et officier de l’Ordre du Canada, l’honorable Paule Gauthier croit que «le respect, c’est une question de jugement et de gros bon sens à exercer selon les circonstances». Circonstances variables qui assouplissent forcément les règles !

Mais quelles sont ces règles? Elles concernent premièrement l’apparence extérieure, les codes non verbaux. Emerson ne disait-il pas: «Ce que vous êtes parle si fort que je ne peux entendre ce que vous dites»? Apparence négligée, mollesse de la poignée de main, posture avachie, visage fermé et regard fuyant n’ont jamais inspiré beaucoup de respect. Ces indices influent beaucoup sur le respect que les gens peuvent nous accorder: la façon de s’asseoir, de se tenir debout, la façon d’être plus intime avec ses amis et d’être un peu plus réservée en affaires. Même les inflexions de voix et le langage que l’on tient ont une influence sur les égards que l’on peut ou non recevoir. J’ai connu des gens qui ont pris des cours de pause de la voix et fait des exercices de respiration afin de corriger des inflexions qui les désavantageaient.

«La tenue vestimentaire joue aussi un rôle dans le message que l’on communique», affirme Mme Gauthier, qui opte pour une tenue classique au travail. L’avocate accorde également une grande importance aux autres aspects de l’apparence: «À mon sens, la coiffure dénote bien la discipline ou le laisser-aller d’un individu.»

Mme Gauthier a aussi appris à maîtriser l’art de plaire, c’est-à-dire essayer de connaître l’autre pour s’adapter à lui tout en restant toujours soi-même. Bref, il faut apprendre à plaire et à nous faire accepter, mais sans brimer notre personnalité ni admettre trop de compromis, ce qui mettrait en jeu notre intégrité.

Naturellement, dans le monde implacable du travail, ces louables efforts ne sont pas suffisants. De fait, Mme Gauthier souligne que si nous voulons imposer le respect au travail, nous devons être compétentes dans notre domaine. Il s’agit évidemment d’un exercice actif qui exige un certain effort. «On emploie l’expression imposer le respect, et ce n’est pas pour rien: c’est parce qu’on doit s’imposer», soutient Mme Gauthier. Mais n’exige pas qui veut! «Pour imposer le respect, il faut également être un bon communicateur, dit-elle. Parce qu’on a beau être bien mis et très compétent, si on n’est pas capable d’exprimer clairement les messages que l’on veut passer, on n’obtiendra pas de respect, mais plutôt de la pitié».

Être soi-même

Chacune peut développer ses propres règles de conduite et ne laisser personne l’en faire déroger. Pierrette Blackburn est agente à la Sûreté du Québec depuis près de dix-huit ans. Après cinq ans de patrouille, elle en est à sa treizième année à l’escouade du Crime organisé, et occupe depuis deux ans la fonction de caporal par intérim, un poste clé. «Je me sens respectée, assure-t-elle. Je le constate à la façon dont mes collègues me traitent, me parlent et accomplissent le travail que je leur demande de faire».

Le secret de sa réussite? Être soi-même! «Je n’ai jamais eu de difficulté à me faire respecter, parce que je n’ai jamais changé ma façon d’être. On n’a pas à changer sa personnalité parce qu’on fait partie d’un milieu d’hommes. Avant tout, nous sommes des femmes, nous pensons comme des femmes.» Mais est-ce suffisant? «Il ne faut pas avoir peur d’émettre nos opinions, même si elles sont différentes», ajoute Mme Blackburn pour qui diverger d’opinion ne constitue pas un manque de civisme. «Je me suis déjà fait dire par un citoyen que la femme devrait être à ses casseroles. Je ne considère pas cela comme un manque de respect envers moi, mais plutôt une mentalité. C’est seulement une opinion.»

Mais attention ! il y a une limite qu’il ne faut pas dépasser. «Si quelqu’un nous manque de respect, il faut le remettre à sa place pour ne pas laisser dégénérer une situation. Je pense qu’on n’a pas le droit de laisser quelqu’un nous manquer de respect», conclut l’agente Blackburn.

Tout un programme!

«On admire davantage les gens qui se font respecter que ceux qui se laissent écraser», note la psychologue Marielle Bordeleau. Alors, un petit effort. Mme Bordeleau révèle la technique qu’elle propose à ses clientes.«Elles doivent penser à un événement où elles se sont fait rouler. Quand elles ne sont plus dans le feu de l’action, elles analysent la situation et imaginent comment elles auraient pu réagir pour s’attirer des égards et une certaine appréciation de la part des autres.»

Quelques trucs? Accorder à sa propre opinion autant d’importance qu’à celle des autres, défendre son point de vue, ne pas faire passer les autres avant soi-même, s’affirmer, ne jamais se laisser rabaisser ou humilier par les autres, développer sa confiance en soi et son sens de l’humour, ne pas être crédule et ne pas abandonner ses rêves. Ouf! Tout un programme! Toutefois, le jeu en vaut la chandelle puisqu’il s’agit de se faire respecter!

Posté par TendrePoison à 16:41 - Relations - Commentaires [2] - Permalien [#]
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