Pistes pour sortir de certaines impasses...

Une relation impossible c'est:

Une relation où on se sent victime d'un mauvais sort
Une relation où la communication se transforme en guerre de cent ans
Une relation qui avorte avant d'aboutir à sa fin heureuse comme dans les contes de fée
Une relation ou le ressentiment s'accumule et où on s'éteint petit à petit
Une relation où on est mal avec et sans l'autre
Une relation où on perd ses cheveux, ses moyens, son énergie, son estime, ses espoirs, son sommeil, son appétit (malheureusement pas sa cellulite, ne serait-ce pas merveilleux ?)
Une relation dont on ne parvient pas à se libérer, soit en y mettant fin soit en trouvant une manière d'y être bien

Une relation impossible ça peut tout aussi bien être une relation avec son amoureux (se), son enfant, son patron, ses employés, qu'une relation avec un rêve ou un projet créateur qui n'aboutit pas.

Ces relations impossibles sont-elles une punition parce qu'on n'a pas été gentil(les), le karma qui nous poursuit à travers les sombres ruelles de nos vies passées, un mauvais sort qui nous a été jeté à la naissance par une fée frustrée, la preuve qu'on n'est pas assez beau, bon, pas cher ou, trop beau, bon ou cher ?

Aucune de ces réponses ! Le but ultime de ces rencontres est de nous faire tomber en bas de notre tête (notre tour de contrôle) -là où la haine tient ses réunions au sommet pour éliminer l'ennemi qu'elle engendre elle-même - pour ensuite nous faire atterrir au paradis terrestre.

C'est quoi le paradis? C'est le flot amoureux et créateur qui circule librement dans nos corps. Quand on est branché sur ce flot, on est inspiré(e), amoureux(se), allumé(e), comblé(e), en paix. Les choses coulent de source.

Au début de ces relations impossibles, quand on est aux anges, l'autre nous reflète une parcelle de notre essence : une attitude, une énergie, une manière d'être en amour avec soi-même et les autres qu'on doit embrasser.

Quand ces personnes ou ces projets créateurs, qui nous ont permis de goûter à cette magie, se transforment en tyrans, c'est à nous de jouer pour confronter les démons intérieurs avec lesquels elles nous laissent...

Derrière chaque cercle vicieux, chaque impasse, se cache une intention négative. Chaque conflit insoluble est l'oeuvre d'une haine cachée, dissimulée derrière le mur de Berlin de ses justifications.

Cette haine (acquise dans l'enfance dans des moments d'impuissance) est la source de nos paralysies : elle est animée par l'intention de bloquer le flot créateur et amoureux (celui de l'autre et le nôtre du même coup) pour bouder, saboter cette vie ou cet autre qui nous ont trahi(es) ou blessé(es) en ne répondant pas à nos prévisions féeriques. On devient comme un ordinateur qui fige: on fait du sur place, du déjà vu, en rond ou en rang d'oignons. À défaut d'un pouvoir créateur, on prend un contrôle négatif. Triste prix de consolation !

Cette haine perpétue la ronde infernale bourreau-victime ou prédateur-proie. On désire être bien sans lâcher prise sur ce qui nous garde mal, sans cesser de contrôler l'autre ou de le punir. Aussi impossible que de vouloir traverser une rivière tout en restant accroché(e) à la rive.

Pour justifier et continuer cette vendetta justicière il nous faut trois choses :

  • garder et entretenir son mal (pouvez-vous bien me dire de quoi on va se venger si on est bien ?)
  • toujours avoir un spécimen de son bourreau, un exemplaire de son geôlier sous la main pour avoir une bonne raison de rester en contrôle, en bataille, sur la défensive, et ainsi éviter d'aller dans son propre vide intérieur, de s'abandonner à l'inconnu. Quand il n'y a pas un(e) bel(le) écoeurant(e) en vue, ça ne nous arrête pas pour autant : on en crée un(e) de toutes pièces en se comportant de manière à faire damner les plus grands saints.
  • entretenir sa peur face à ce qu'on ressent, peur qui était justifiée lorsqu'on était enfant mais qui n'a plus de raison d'être, maintenant qu'il y a toutes sortes de manières d'embrasser avec compassion les trous noirs de nos manques, de nos impuissances et nos désespoirs, sans se noyer dedans.

Voilà pourquoi on reste accroché(e) à des relations impossibles, pris dans des conflits, des cercles vicieux.
Le ressentiment est le ciment qui nous garde rivé(e) à ceux-ci, comme une brique à son mur.

Les effets de la haine

Vous avez l'impression qu'un mauvais sort vous poursuit,
Vous ne pouvez faire confiance ni à vous-mêmes ni aux autres
Vos rêves deviennent inatteignables
Vous vous sentez vide, toujours insatisfait(e)
Vous avez le sentiment qu'il n'y a pas d'issue nulle part
Vous ne savez plus ce que vous voulez
Quand vous obtenez ce que vous désirez, vous le rejetez ou le sabotez
Vous n'avez plus de désir pour ce et ceux que vous aimez
Vous croyez que vous ne méritez pas d'être heureux
Au moment de vous engager dans ce que vous aimez, vous vous mettez à douter de tout, à chercher des poux (et en trouver) et à vous angoisser, à vous inventer des peurs au fur et à mesure.

Comme me l'écrivait un client :
« (Mon prédateur) introduit un malaise une anxiété au moment d'être bien, je dois me battre pour jouir. Cette anxiété progresse au centre de ma poitrine, prend de l'expansion, contrôle ma tête, coupe les liens avec mon coeur et me fait paniquer. »

Pour vous remettre à respirer et à chanter dans vos douche, il n'y a qu'une solution : vous débrancher de cette haine pour remettre en circulation toute la belle énergie que vous gardez sous clé (sous prétexte de vous protéger) pour vous venger de ceux qui nous ont fait mal.

Si vous êtes aux prises avec des relations impossibles dites-vous que vous venez de rencontrer votre haine, votre haine de vous-même et votre ressentiment envers les autres. Un ne va pas sans l'autre : quand on haït les autres on se hait et quand on se hait, on haït les autres.

Si vous considérez chacune de vos rencontres, chacun de vos conflits comme une possibilité d'embrasser une parcelle de ce que vous êtes, au lieu de vous momifier dans le passé, de vous inventer des histoires sanglantes pour le futur et de refuser obstinément de vous conjuguer au présent.

  1. D'abord vos conflits insolubles et vos impasses indissolubles vont se trouver de belles solutions inattendues et déboucher sur des chemins ensoleillés.
  2. Ensuite vous aller retrouver une liberté d'être que vous ne croyiez pas possible
  3. Ce qui va augmenter votre créativité
  4. Et votre capacité d'aimer et d'être aimé(e)
  5. Vous allez vous découvrir des richesses, des talents que vous ne vous soupçonniez pas
  6. Votre vitalité va s'accroître
  7. Vous allez vous sentir en paix avec vous-mêmes et les autres

Le prix à payer pour avoir ces avantages ?
Laisser mourir votre addiction à blâmer, à bouder, à haïr, à avoir raison, à faire pitié.

Pourquoi ça m'arrive à moi ?

- Merde ! Pourquoi ça m'arrive à moi ? On m'avait pas averti(e) ! Je m'y ferai pas prendre deux fois ! C'est pâââs juste ! Pourquoi je rencontre toujours des gens qui me trahissent, me blessent, me laissent tomber, me rejettent, me mettent des bâtons dans les roues, me contrôlent... ?

En général quand ça nous arrive, on se débat, on entre en guerre, on argumente, on discutaille, on décide de plus faire confiance à personne sauf à son poisson rouge, on essaie de ramener l'autre ou les circonstances comme ils étaient, on se transforme en mule pour empêcher la vie et les autres d'avancer, on joue plus, on rit plus, on va leur montrer ce qu'ils nous ont fait, ils ne nous auront plus, de toutes façons on le savait que c'était trop beau pour être vrai !

Avant de s'avouer vaincu(e), on accentue d'abord ses tentatives de contrôle et on blâme l'autre de ne pas se laisser faire gracieusement. Le pire, c'est que, souvent, on a raison : ils sont à blâmer.
Mais on oublie que blâmer, c'est donner la responsabilité à l'autre (à ceux qu'on trouve si affreux justement !?!) de son bonheur et de son malheur. Quel mauvais investissement !

On devient alors à la merci de celui qu'on blâme, privé de son pouvoir créateur et du contact bienfaisant avec soi-même.

Au lieu d'être à l'écoute de soi, de mettre son attention et son énergie à se faire du bien, on est occupé(e) à convaincre l'autre qu'il est à côté de la plaque, un sans coeur, un faux jeton, un moins que rien, une réincarnation d'Hitler ou un p'tit Napoléon à batteries, une nymphomane sans cervelle, une marâtre castrante et j'en passe, dans l'espoir qu'à force de lui taper dessus il tombera comme St-Paul en bas de son cheval (ou est-ce son âne ?) et que subitement illuminé(e) il nous dira :
« Chéri(e) tu as tellement raison, à partir de maintenant je ne ferai plus jamais rien qui te blesse, te dérange ou te frustre. »

Et bien on peut toujours rêver parce que, nous les humains, sommes ainsi faits que plus on nous pousse à faire ou à être quelque chose, plus on pousse dans le sens contraire.

Et quand on se laisse contrôler par peur de perdre l'autre ou par crainte des représailles, on le fait payer en espèce : on ne donne plus de sa personne, de sa présence, de son amour.

Pire encore : si jamais on avait la chance de rencontrer cette personne idéale, on ne pourrait pas y croire ou en profiter, trop occupé(e) qu'on est à se défendre et à se venger.

On appelle ça un cercle vicieux et la seule porte de sortie est le retour aux sources, le retour à sa source.

Un raccourci pour le paradis ?

Pour que la vie et l'amour coulent à l'intérieur de nous et qu'ils nous comblent de leurs bienfaits, on doit en faire une priorité, une intention centrale.

Les intentions, les intentions, encore et toujours les intentions !

* Vouloir retrouver son bien-être coûte que coûte
* Être prêt(e) à faire ou à lâcher ce qu'il faut pour y parvenir.

Lâcher prise sur le futur, sur le passé, sur son plan de vieillesse garantie, ses avantages sociaux sur les autres, ses droits acquis ou extorqués, sur ce que les autres devraient être ou nous donner sous peine d'excommunions.

L'instant présent est le seul espace où le courant peut circuler à nouveau dans nos corps en manque d'amour.

Une fois ancré(e) dans son intention créatrice et prêt(e) à lâcher les rives de la haine et du contrôle, il suffit de s'élancer dans le flot de son expérience en embrassant tout ce qu'elle contient.

On risque d'y rencontrer deux choses :

D'abord des états qu'on a enterrés vivants il y a longtemps parce qu'ils étaient trop durs à avaler pour nos coeurs béants d'oisillons, trop lourds pour nos bras frêles d'enfant: une peine, une colère, une déception, une peur, un sentiment d'impuissance, un manque de contact, un goût de mourir, une honte.
Maintenant qu'on est grand(e) on a tout ce qu'il faut pour les digérer et si on n'y parvient pas, on peut aller chercher l'aide dont on a besoin pour le faire. Mieux encore, on a maintenant la possibilité de se servir de ces états, si négatifs en apparence, pour alimenter son propre courant d'amour, de vie et d'inspiration.

La deuxième chose qu'on risque de rencontrer c'est une joie, un plaisir, un amour, un élan tellement grands qu'ils nous transportent au-delà de nos limites habituelles et nous font peur tellement ils ébranlent nos appellations contrôlées.

L'essentiel c'est d'embrasser ce qui est là avec l'intention d'être bien et on a accès à son bien-être.

Il s'agit ensuite de se demander de quoi on a besoin pour laisser grandir ce bien-être, pour l'aider a prendre racine et à faire des petits.

Voilà qu'on a son prochain pas créateur ou sa prochaine intention créatrice à portée de la main. On n'a maintenant qu'à le faire, qu'à la mettre en pratique. Beaucoup trop simple n'est-ce pas ? Pâââs de danger qu'on fasse ça !

Pourquoi ? Parce qu'on est accro à ses intentions négatives qui sont coriaces. Ces intentions sont enterrées en nous, comme une hache de guerre, depuis tellement longtemps, que, la plupart du temps, on a oublié qu'elle y sont. Et on les projette partout parce que c'est pas bien et que ça paraît pas bien d'avoir cette rancoeur incrustée dans le coeur, cette haine tatouée sur les ailes de ses élans amoureux et créateurs.

Trousse de survie pour relations impossibles

Pour nous donner un coup de pouce et nous rafraîchir la mémoire, la vie nous envoie dans un « boot camp » de son cru. Les gardiens de ce « boot camp » sont des caricatures ou des représentants sur deux pattes de nos intentions négatives. Ils nous permettent de voir au grand jour nos propres intentions d'avoir du pouvoir sur les autres que ce soit par le retrait de notre présence, de notre amour et de notre approbation ou par des attaques plus violentes et directes.

Ce sont justement ces gens impossibles, tyranniques qui vont nous obliger à passer du «pouvoir sur », au « pouvoir de » : au pouvoir d'être, de créer, d'aimer et de « surfer » sur la vague de nos intentions créatrices.

Ils vont nous obliger à perdre le combat de la haine et du contrôle parce qu'ils sont plus forts, plus gros, plus haineux, plus contrôlants ou plus résistants que nous. On doit accepter de perdre cette bataille, s'avouer vaincus à contrôler les autres et la vie pour que les portes de l'éden s'ouvrent à nous.
Voici deux indices pour vous aider à reconnaître vos intentions négatives.

Si vous refusez d'avoir besoin des autres, vous avez de fortes chances de vous retrouver en alternance :
a) avec des gens qui refusent d'être là pour vous, de répondre à vos besoins, qui vous accusent, vous attaquent, vous psychanalysent, vous rejettent, vous abandonnent à chaque fois que vous exprimez un besoin.
b) avec des gens qui sont dépendants et dont vous avez toujours à vous occuper.

Si vous refusez de vous avouer et d'assumer ce que vous voulez, pour punir ceux qui vous ont empêché(e) de le faire dans le passé, vous allez vous retrouver :
a) aux prises avec quelqu'un qui tente de vous obliger à faire ce qu'il(elle) veut
b) ou avec des gens qui refusent de vous donner ce que vous voulez, qui vous mettent des bâtons dans les roues.

Pour assumer le blocage que cette relation suscite en vous, cessez d'abord de vouloir contrôler l'autre en le blâmant, le punissant, l'attaquant, le rejetant ou en essayant de le faire sentir aussi mal que vous.

Si vous n'y parvenez pas, payez-vous une belle séance de blâme, de plaintes et de grincements de dents avec un auditoire consentant qui opinera du bonnet à tout ce que vous direz et qui renchérira. Allez-y avec conscience et passion.

Puis, quand vous en aurez assez demandez-vous :

  1. Qu'est-ce que vous reprochez le plus à cette personne Ou : qu'est-ce qui vous dérange le plus dans ce qu'il vous fait ou ne vous fait pas
    Ou encore : quel effet son comportement ou son attitude produit-il sur vous, qu'est-ce que ça vous empêche d'être, de sentir, de faire
  2. Assumez cet effet comme si c'était exactement ce que vous vouliez, car c'est un reflet de votre intention négative cachée dans l'ombre, et restez attentif à ce qui se passe en vous quand vous le faites.
    Exemple : vous vous débattez avec quelqu'un qui freine vos élans spontanés envers lui ou elle, sous toutes sortes de prétextes.
    Quand vous vous demandez l'effet négatif que cela produit sur vous, ce qui vient est :
    « je ne Peux pas me laisser être ce que je suis spontanément. »
    Assumez cet effet négatif comme étant un reflet de votre propre intention négative et dites-vous :
    « je ne Veux pas me laisser être ce que je suis spontanément »
    et observez ce que ça soulève en vous :
    vous ressentirez d'abord de la rage et de la résistance :exprimez-la avec l'intensité qu'elle contient, une bonne peine émergera alors, une peine qui vous rapprochera de ce que vous êtes.
  3. Et maintenant embrassez cette émotion avec l'amour, l'acceptation et la compassion que vous voudriez recevoir de cette autre personne.
    Vous ressentirez alors un soulagement et un bien-être. Reconnaissez-le et goûtez-y.
    Et si c'est approprié trouvez un pas créateur face à cette personne.
    Un pas créateur ça peut être :
    exprimer un besoin, une vérité, une limite, faire un choix (comme de terminer une relation ou de ne plus prendre telle ou telle chose ou de faire quelque chose pour soi au lieu d'attendre après quelqu'un d'autre). Et ce toujours dans l'intention d'être bien avec vous-même et l'autre.

Voici un exemple concret tiré d'une lettre que j'ai reçue d'une jeune femme.

« Je suis une femme de 30 ans. J'ai habité au Mexique 5 ans et suis devenue follement amoureuse d'un riche mexicain de mon âge. Notre relation a duré 2 ans. Il y a 4 ans, nous avons terminé la relation dû a des discordances sociales et familiales à mon égard (statut social, nationalité, etc.).
Ce fût l'expérience la plus douloureuse de ma vie (encore plus douloureuse que la mort de mon père l'an dernier). 4 ans plus tard, je souffre toujours, je pleure encore et je n'en reviens pas de l'injustice dont nous avons été victimes. Je me suis fait un nouveau copain. Je suis amoureuse de lui, mais il ne m'attire pas. Comme si toute ma passion était restée au Mexique. J'aime mon nouvel ami, mais je n'ai pas de passion pour lui. Que faire?
Est-ce normal d'être toujours en amour, même après 4 ans? Je vous assure que je ne suis pas une femme déprimée, ni dépressive. Je ne songe pas non plus au suicide. C'est juste que ça me fait encore très mal et je me demande si c'est normal.
Comment peut-on fermer son coeur à une peine d'amour? Je vous remercie beaucoup, FK »

Voici ma réponse :

Plutôt que de fermer votre coeur à votre peine d'amour je vais vous inviter à ouvrir votre coeur à votre peine d'amour : vous êtes encore prise dans cette peine parce qu'une partie de vous refuse de l'embrasser avec amour justement!
Ce qui vous empêche d'embrasser votre peine de tout votre coeur c'est un restant de contrôle et de ressentiment contre ceux qui vous ont blessée. Le ressentiment -contrairement à une bonne colère libératrice qui nous permet d'avancer- est un goût de punir, de blâmer les autres, ce qui nous garde lié(e) à eux dans un duel sans issue...
Ces événements douloureux, si vous savez comment les aborder, vont vous amener à vivre le "paradis" et à retrouver la passion que vous avez connus avec votre amoureux en devenant vous-même la source de cet état. Il est temps pour vous d'intérioriser ce que vous aimiez passionnément chez lui car c'est un aspect de votre essence, tout en confrontant la partie hostile qui vous a été reflétée par son entourage et qui représente votre propre haine de vous et des autres.
C'est une lutte entre l'amour et la haine à finir à l'intérieur de vous.
Voici quelques clés mais il est possible que vous ayez besoin d'aller chercher de l'aide pour les mettre en pratique alors n'hésitez pas le faire.
La première clé est donc de considérer votre ex et sa famille comme des aspects de vous qui se livrent une bataille: votre besoin d'aimer et d'être aimée d'un côté et votre résistance à ce même amour de l'autre. Exactement comme dans un rêve où chaque personnage est une partie de soi-même.
Demandez-vous ensuite ce que vous aimiez le plus chez votre ami mexicain, ce qui vous manque le plus de lui: sa tendresse, son attention, sa manière de vous toucher... c'est la qualité d'être que vous avez besoin d'intérioriser face à vous-même et à votre peine.
Pour vous aider, imaginez cet amoureux en train de prendre soin de votre peine ou de votre blessure avec cette sorte de tendresse, de chaleur ou d'attention jusqu'à ce que vous ressentiez les effets dans votre corps de ce contact amoureux : une chaleur, un lâcher prise, une sensation de bien-être, une paix, un soulagement... De cette manière vous pouvez commencer à intérioriser l'amour qu'il représentait pour vous.
Maintenant demandez-vous ce qui vous a fait le plus de mal dans ce que son entourage a fait, comment vous les percevez, ce que vous leur reprochez le plus, ce que ça vous empêche de vivre. Ils représentent votre résistance à l'abandon, à l'engagement, à l'amour. Ressentez-en les effets sur vous: colère, peine, peur... embrassez et exprimez ces émotions. Cet aspect vous garde prise dans une situation sans issue, sans passion pour votre amoureux actuel.

En résumé : embrassez votre peine et votre douleur avec la même attitude amoureuse que vous voudriez que votre ex vous donne. Puis, mettez une limite à la haine en dirigeant votre colère contre cet aspect haineux et contrôlant de vous qui s'est manifesté à travers lui ou son entourage.
Si vous le faites, une ondée de vie et d'amour se déversera alors sur vos terres désertées qui sont prêtes à refleurir au moindre contact bienveillant.
Puis affirmez : « je suis prête à aimer et à être aimée» et laissez émerger ce que ça soulève en vous. Laissez-vous couler dans cette sensation comme dans un bon bain chaud, celui de votre amour pour vous-même.
Si c'est bon dans votre corps quand vous dites ces mots c'est que vous êtes prêts à aimer sinon c'est qu'il vous reste du travail à faire face à votre intention négative.
Vous avez fort probablement besoin d'aide pour sortir vos intentions négatives de l'ombre et compléter ce travail.

Bonne route